TAB HUNTER

Vue 5755 fois

Profession:
Acteur, producteur, scénariste et chanteur américain.

Date et lieu de naissance:
11-07-1931, à New York City, New York, États-Unis.

Date et lieu du décès:
08-07-2018, à Santa Barbara, Californie, États-Unis.

Cause du décès:
Se serait effondré après qu’un caillot de sang a migré de sa jambe à son cœur, à l'âge de 86 ans.

Nom de naissance:
Arthur Andrew Gelien. - Surnom : The Sigh Guy.

État civil:

En 2005 quand il publia son autobiographie il relate ouvertement son homosexualité.

Relation avec le patineur : RONNIE ROBERTSON et l'acteur : ANTHONY PERKINS
Il fut aussi lié un temps à RUDOLF NOUREEV et SCOTT MARLOWE

Compagnon depuis 1983 avec le producteur : ALLAN GLASER Jusqu'au décès de Tab Hunter en 2018

Taille:
(1m83)

Commentaires: 0

Anecdotes

photos

(Glissez vers la gauche pour découvrir toutes les photos)

Biographie

Hommage à TAB HUNTER

Ajout de la vidéo le 10 juillet 2018 par Philippe de CinéMémorial

 

Tab Hunter de son vrai nom Arthur Andrew Kelm, est né le 11 juillet 1931 à New York City. Sa mère Gertrude (née Gelien) était une immigrée catholique allemande et son père Charles Kelm qu'il n’a pas connu était juif et travaillait dans un abattoir à Brooklyn. Il a un frère ainé Walter (qui perdra la vie au Vietnam).

Pour violence paternel, deux ans après sa naissance ses parents divorcent. Leur mère reprend son nom de jeune fille et emmène ses deux fils en Californie. Elle envoie ses enfants dans des écoles catholiques, et trouve un travail comme infirmière à bord d’un bateau à vapeur Matson.

Dans ses premières années, Arthur à pratiqué quelque temps le patinage artistique. A15 ans, il quitte l’école, triche sur son âge et s’enrôle dans les garde-côtes américains, mais dès que le service découvre son âge véritable il a été renvoyé.

Passionné d'équitation il trouve un emploi dans une école d'équitation à Los Angeles. Alors qu’il travaillait aux écuries, un film était en train de se faire à proximité, il s'est approché et converse avec l'un des acteurs Dick Clayton, remarquant son intérêt pour le cinéma, ce dernier le met en contact avec l'agent Henry Willson.

Doté d'un physique de jeune premier, beau, athlétique, 1m83, les cheveux couleur paille, les yeux bleus, il fut rapidement embauché par la Warner Bros sous le pseudonyme de Tab Hunter un nom inspiré de l'amour que porte l'acteur envers les chevaux. Il apparaît devant les caméras de Joseph Losey dans le drame raciste « Haines » (1951) un rôle mineur aux côtés de Gail Russell et Macdonald Carey.

L’année suivante, Stuart Heisler lui offre un rôle de beau gosse, le torse nu devant la torride Linda Darnel, dans « L’île du désir », au cours de la Seconde Guerre mondiale, les seuls survivants d'un navire-hôpital l'infirmière Elizabeth et le jeune caporal Michael s'échouent sur une île du Pacifique Sud, ils s'attachent l'un à l'autre, et finissent par s'aimer, mais leur idylle s'effondre lorsque Elizabeth tombe amoureuse du pilote, (Donald Gray) qui vient de s'écraser sur l'île provoquant la jalousie de Michael.

Il poursuit avec son aventure avec Rod Cameron, John Dehner et Richard Erdman dans « Le trésor de Kalifa » (1953 d’Ewald André Dupont, survivants d’un accident d'avion au Sahara, quatre pétroliers trouvent et parviennent à réparer un char allemand de l'Afrika Corps qui était enfoui dans le sable depuis la Seconde Guerre mondiale, mais ils doivent faire face à une tribu arabe nomade qui pense que les pétroliers ont trouvé le trésor de Calipha qui se trouverait dans le char.

Pour William A. Wellman dans « Track of the Cat » (1954) il est Harold le frère cadet de Curt (Robert Mitchum) parti chasser un fauve, une panthère noire qui tue les bêtes du ranch, Harold sauve son frère tombé dans une crevasse et héroïquement il tue le fauve ; puis campe un jeune Marine courageux dans le film de guerre « Le cri de la victoire » (1954) de Raoul Walsh, qui avant de partir au combat en Nouvelle-Zélande se laisse séduire et partage des scènes torrides avec une jolie veuve de la Marine affamée d'amour (Dorothy Malone), avec au casting Van Heflin, James Whitmore et Aldo Ray.

En 1956, dans le western « Collines brûlantes » de Stuart Heisler après une confrontation, il blesse gravement un riche propriétaire véreux Joe Sutton (Ray Teal), responsable de la mort de son frère, blessé a son tour, il est aidé par Maria une mexicaine (Natalie Wood) cependant le fils Sutton (Skip Homeier) commence la chasse à l’homme.

En quelques films il devient l’un des jeunes premiers les plus adulés du Hollywood des années 50 et touche le sommet de sa célébrité, grâce à Phil Karlson qui l’emploi dans « Le salaire de la violence » (1958) il est Ed le fils d'un cow-boy au fort caractère (Van Heflin), Ed ne jure que par la violence et commet l'irréparable en tuant un métis, avec Kathryn Grant, James Darren et Mickey Shaughnessy.

Il partage des scènes d'amour épicées avec Sophia Loren dans « Une espèce de garce » (1959) de Sidney Lumet, Kay, une femme sophistiquée est déchirée entre la vie de grand luxe, maitresse d'un industriel millionnaire, et de Red (Tab Hunter) un GI, qui lui offre un véritable amour. Dans une aventure exotique « La flèche d’Or » (1962) d’Antonio Margheriti, le vizir de Damas organise un tournoi afin de trouver le mari pour sa pupille, la princesse Jamila (Rossana Podestà) le défi consiste à tirer la flèche d'or d'un arc mythique vers une cible à une certaine distance, le jeune prince Hassan (Tab Hunter) accepté le défi.

Il incarne le lieutenant Morgan Hayes de la marine, dans le drame de guerre d’Anthony Carras « Commando bikini » (1963) où avec une équipe de démolition (Frankie Avalon, Scott Brady et Jim Backus entre autres) il doit détruire un sous-marin coulé, avant que les Japonais arrivent à trouver l'équipement top-secret à bord du navire ; Puis le voici le corps bronzé tenir le rôle d’un surfeur qui se rend à Hawaii pour affronter des surfeurs du monde entier dans « Les dompteurs du Pacifique » (1964) de Don Taylor.

Jacques Tourneur l'invite dans son film fantastique « La cité sous la mer » (1965) partit avec ses amis à la recherche d'une jeune Américaine disparue (Susan Hart) ils se retrouvent dans une cité engloutie, dirigée par le despote Vincent Price ; dans le thriller de Richard Rush « Le doigt du destin » (1967) lorsqu'il quitte l'Espagne Jerry (Tab Hunter), un chandelier d'une grande valeur volé est retrouvé dans ses bagages ,un mélange de valises a sans doute eu lieu, Jerry doit chercher sa propre valise, dans sa quête, il va se heurter à un meurtre, un enlèvement et un vol d'œuvres d'art.

Il tourne en Italie pour Roberto Mauri le western spaghetti bourré d'action et sauvage « La vengeance, c’est mon pardon « (1968), le shérif Durango (Tab Hunter) qui a déposé son étoile, reprend les armes le jour, où sa femme (Dada Gallotti) et ses parents sont est tués par un groupe de criminels venus piller leur ferme.

Les années 70/80 son étoile commence à pâlir, d’autant qu’il a abandonné son contrat avec la Warner et se voit remplacer par une autre icone montante Troy Donahue.

Néanmoins citons dans le registre d’horreur son rôle d’assassin psychopathe dans le thriller « Tuer doux » (1973) de Curtis Hanson, il découvre qu'il est incapable d'avoir des relations sexuelles avec des femmes à cause des souvenirs refoulés de sa mère mais après avoir tué accidentellement une femme en essayant de coucher avec elle, il découvre qu'il est capable d'être excité par son cadavre, cela le conduit à attirer des femmes au lit afin de les tuer pour une gratification sexuelle.

Il réalise son unique film « Timber Tramps » (1975) avec Claude Akins, qui incarne un bûcheron coriace à la tête d'une équipe d'ouvriers, lorsqu'il apprend que son ex-femme a des ennuis avec des conquérants sans scrupule, il rassemble des bûcherons pour lui porter secours avec dans les rôles principaux Patricia Medina, Cesar Romero et Joseph Cotten.

Il fait sensation avec une comédie insipide « Polyester » (1981) de John Waters, on découvre les aventures d'une famille peu reluisante dont la mère (Divine) est alcoolique, son mari pornographe qui la méprise et la trompe, une fille extravertie qui tombe enceinte, et le fils qui renifle des solvants industriels, la mère rencontre un play-boy (Tab Hunter) qui va bousculer l'équilibre de cette famille déjantée. Il enchaine et produit un western comique « Lust in The Dust » (1985) de Paul Bartel, il fait partis d'un groupe de personnages farfelus qui cherche un trésor dans le vieil Ouest, mais d'abord il faut déchiffrer la carte, qui se trouve sur la partie charnue de plusieurs dames.

Sa carrière se termine avec deux films d'horreur indigne de son talent, mais se rattrape en 1992 comme scénariste et producteur de son dernier film « Dark Horse » un très beau film sur le courage d’une jeune fille réalisé par David Hemmings, une jeune adolescente Allison Mills (Ari Meyers) se promène avec Jet son cheval préféré, mais un malheureux accident de voiture la blesse gravement ainsi que son cheval, en fauteuil roulant elle va apprendre à surmonter son handicap grâce à l'esprit indomptable de son cheval.

Il participe également à quelques épisodes de séries télévisées citons en exemple « Le Virginien » (1970); « Le monde merveilleux de Disney » (1971); « L'homme qui valait 3 milliards » (1975); « La croisière s'amuse » (1977) ; « Sergent Anderson » (1978); « L'homme qui tombe à pic » (1984) …

En dépit de son image de play-boy, (très souvent il tourna le torse nu),Tab Hunter est resté très fermé sur sa vie privée jusqu'en 2005 quand il publia son autobiographie où il relate ouvertement son homosexualité, il savait que c’était mal mais il n’arrivait pas à se mettre en couple ou se marier avec une femme car il sentait que cela sonnait terriblement faux. De son coté la Warner lui protégea sa vie privée en lui inventant des romances de façades avec les partenaires de ses films, comme Debbie Reynolds ou Natalie Wood. Mais dans les coulisses de Los Angeles, l’acteur mena une double vie et connu de folles passions avec entre autres le patineur artistique Ronnie Robertson, ou l’acteur Anthony Perkins et une grande romance avec le producteur Allan Glaser.

Ce qui est remarquable chez cet acteur, c'est qu'il n'avait aucune formation artistique, et que malgré tout il s'est élevé grâce à sa faculté de passer du drame à la comédie. Avec ses yeux bleus, son large sourire qui couvrait son pétillant visage, il était l’un des sexes symbole de toute une génération de filles, de garçons et même des mamans qui le voient comme le gendre idéal.

Une autre facette moins connue, il fut brièvement chanteur de mélodie, il a dominé les charts pendant plus d'un mois avec le single « Young Love » en 1957 et a également produit d'autres singles au top 40.

Tab Hunter décède le 8 juillet 2018 à l’âge de 86 ans, suite à un caillot de sang dans la jambe qui lui a causé un arrêt cardiaque…

Source : Gary Richardson - Fait le 09 octobre 2021 par Philippe de CinéMémorial.