SIMONE BERRIAU

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Profession:
Actrice, réalisatrice, chanteuse et femme de théâtre français.

Date et lieu de naissance:
21-07-1896, à Touques, Calvados, France.

Date et lieu du décès:
26-02-1984, à Paris, France.
Elle est enterrée au cimetière de Montmartre à Paris.

Cause du décès:
De mort naturelle à l'âge de 87 ans.

Nom de naissance:
Simone Blanche Eugénie Bossis.

État civil:
Mariée en 1911 avec le : colonel BERRIAU - jusqu'en 1918)
Ils eurent une fille qui naitra après le décès du papa : Héléna Bossis, née en 1918

Compagne du réalisateur et scénariste : YVES MIRANDE.

Mariée avec l'écrivain : MAURICE GUÉNOT.

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Anecdotes

Liaisons probable avec : Le pacha de Marrakech : Thami El Glaoui, Charlie Chaplin, Louis Jouvet, Colette et Cécile Sorel.

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Biographie

Fille de Jules Emile Bossis, un buraliste et de Blanche Eugénie Honorine (née Travers), Simone Berriau est née Simone Blanche Eugénie Bossis le 21 juillet 1896 à Touques en Basse-Normandie. C'est à Rabat au Maroc qu'elle épouse en 1911 le colonel Henri Berriau, un mariage de courte durée, car celui-ci décède fin 1918 peu avant la naissance de leur fille Henriette le 23 février 1919 (elle deviendra comédienne sous le nom d' Héléna Bossis).

De retour en France Simone s’installe à Paris et prend des leçons de chant auprès de Rose Caron. Sous le pseudonyme de Simone Berry, elle entre comme chanteuse lyrique à l’Opéra de Paris. Elle interprète entre autres le rôle de Micaëla où sa voix ravissante fit merveille dans « Carmen » (1923) de Georges Bizet ; Rozenn dans « Le Roi d'Ys » (1923) d’Édouard Lalo ; et Mélisande dans « Pelléas et Mélisande » (1933) un opéra en cinq actes de Claude Debussy.

Cette même année sous le pseudonyme de Simone Berriau elle fait sa première apparition au grand écran dans le rôle titre « Ciboulette » d'après la pièce de Francis de Croisset et Robert de Flers adaptée par Claude Autant-Lara, Simone y campe une petite maraîchère des Halles qui deviendra une grande cantatrice ; en 1934, elle est « Itto » dans le drame marocain de Jean-Benoît Lévy, la fille d’un chef de guerre berbère éprise d’un chef de tribu ennemie, de cet amour impossible naîtra un enfant, avec Pauline Carton et Simone Bourday. Elle est remarquable dans le mélodrame « Divine » (1935) de Max Ophuls , Ludivine, une jeune paysanne est tentée par le métier d'actrice, elle monte à Paris et découvre le monde du music-hall parisien, elle se laisse entraîner dans un milieu dépravé, pervers et trafic de drogue avec Gina Manès ,Yvette Lebon ,Nane Germon et Georges Rigaud.

Elle tourne avec son compagnon de l’époque le réalisateur Yves Mirande, citons : « À nous deux, madame la vie », une comédie dramatique tournée en 1936 avec André Luguet ; puis aux côtés de Jules Berry, en 1938 dans « Café de Paris », elle joue une fétarde où en pleine fête de réveillon un homme est assassiné ; une chanteuse de cabaret, dans le policier « Derrière la façade » (1938) avec Aimé Clariond son amant et Jules Berry un gigolo et voleur. Tourné sur le magnifique paquebot Le Normandie, Yves Mirande réalise en 1939 « Paris New-York » , elle campe une ancienne chanteuse et actrice mariée à un homme ennuyeux aux cotés Michel Simon le commissaire Boucheron, qui enquête sur la disparition d'un diamant célèbre avec Gaby Morlay , Gisèle Préville et Claude Dauphin .

Pendant l’Occupation, Simone Berriau poursuit sa carrière, mais n’obtient plus que des rôles secondaires. Georges Lacombe l’invite dans « Elles étaient douze femmes » (1940) qui veulent fonder une œuvre pour les soldats sans famille où cancans, potins, mesquineries, brouilles vont se succéder. Dans une comédie à sketchs écrite par Yves Mirande « La femme que j'ai le plus aimée » (1941) réalisée par Robert Vernay , veuve de Lucien Baroux qui, sur lit de mort voit sa femme se consoler avec son meilleur ami, on retrouve dans les autres sketchs : Arletty, Mireille Balin, Noël Noël , Jean Tissier et Bernard Blier ; une autre comédie « Les petits riens » (1942) de Raymond Leboursier, en écoutant Mozart un groupe de personne évoque ses petits soucis qui ont impactés leur vie, avec en tête d’affiche Raimu et Fernandel . C’est le dernier film de Simone Berriau en tant qu’actrice.

À partir de 1943, elle prend la direction du théâtre Antoine, dans le 10e arrondissement de Paris. Elle y présente la quasi-totalité de l’œuvre dramatique de Jean-Paul Sartre, elle produit aussi les pièces de Luigi Pirandello, Peter Brook et Albert Camus et elle fera triompher sa fille Héléna Bossis dans « La Putain respectueuse » (1947) de Jean-Paul Sartre. Elle rend hommage son premier propriétaire, André Antoine, en organisant un somptueux spectacle présenté par Sacha Guitry auquel participe de nombreuses vedettes et tout le mondain de Paris. Elle a coréalisé avec Fernand Rivers « Les mains sales » (1951) un drame adapté de la pièce de théâtre éponyme de Jean-Paul Sartre, avec Pierre Brasseur , Daniel Gélin et Claude Nollier.

Elle est faite Chevalier de la Légion d’Honneur, Officier des Arts et des Lettres et reçoit la Médaille de la ville de Paris Presque toujours aussi active à près de quatre-vingt-dix ans, Simone Berriau travaille, avec Roger Pierre et Jean-Marc Thibault, sur la pièce « Nos premiers adieux ». C’est la veille de la générale du spectacle que Simone Berriau décède le 26 février 1984 dans son théâtre. Elle repose au cimetière de Montmartre à Paris.

Après son décès sa fille rend hommage à sa mère et rebaptise le théâtre « Théâtre Antoine-Simone Berriau » .

Elle a été mariée au dramaturge et scénariste Yves Mirande et mariée en troisième noce avec l'écrivain Maurice Guénot.

Source : Gary Richardson - Fait le 28 octobre 2020 par Philippe de CinéMémorial.

 

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