SUZET MAIS

Vue 485 fois

Profession:
Actrice et dame de théâtre française.

Date et lieu de naissance:
31-01-1908, à Paris 5e arrondissement en France.

Date et lieu du décès:
24-01-1989, à Aix-en-Provence, dans Les Bouches-du-Rhône en France.

Cause du décès:
Elle était hospitalisée à l’âge de 80 ans.

Nom de naissance:
Suzette Charlotte Marie Mathilde Roux

État civil:
?

Taille:
?

Commentaires: 0

Anecdotes



photos

(Glissez vers la gauche pour découvrir toutes les photos)

Biographie

La peste intégrale, la mondaine qui distille son venin, la donzelle insupportable, c'est ainsi que les critiques ont définis certains de ses personnages qu’elle interpréta et la qualifièrent de ce cliché, ( Elle autant d'attraits qu'un danger de mort ).

Actrice française, Suzet Maïs est née Suzette Charlotte Marie Mathilde Roux le 31 janvier 1908 à Paris. (Aucune information ne circule sur sa jeunesse, son adolescence ni sur sa scolarité).

Néanmoins cette jolie brunette débute sur les planches à la Comédie des Champs-Élysées en 1929 dans « Hôtesse 38 » de Jean Giraudoux sur une mise en scène Louis Jouvet ; suivi de « Cœur » (1930) d’Henri Duvernois et de « Langrevin père et fils » de Tristan Bernard, une mise en scène de Jacques Baumer tout deux au Théâtre des Nouvelles.

Parallèlement, elle débute au cinéma dans « Paris la nuit » (1930) d’Henri Diamant-Berger, elle campe la riche comtesse Rita qui entraîne ses amis dans un bal populaire des bas-fonds d’un Paris interlope.



Une comédie dramatique « Le martyre de l’obèse » (1931) de Pierre Chenal, pour rendre jaloux son mari Henry (Jacques Maury) qui la trompe, elle aguiche avec insistance Antoine Canabol, (André Berley) un homme d'une centaine de kilos mais voilà elle se fait prendre au piège, Antoine décide de maigrir et tombe amoureux d’elle.

Après quelques rôles sans grand relief, elle participe à un film assez étrange « Le joueur » (1938) un film franco-allemand réalisé par Louis Daquin, dans lequel elle est Nina l'un des personnages qui se dupent, se volent, se tuent et se tourmentent sous l'empire du jeu, de l'argent et de l'amour avec dans les rôles principaux Pierre Blanchar, Berthe Bovy et Viviane Romance.

Dans le drame de Léon Mathot « Chéri-Bibi » (1937) le véritable assassin d'un banquier est Théo (Georges Fells), le frère de Ginette (Suzet Maïs), la compagne de Francis dit Chéri-Bibi (Pierre Fresnay), pour protéger son frère Ginette, dénonce Francis comme coupable, arrêté, il est envoyé au bagne il cherchera à s'évader pour se venger.

Suzet Maïs séduit avec sa silhouette fine, le visage lisse et harmonieux, des lèvres charnues et sensuelles, mais ce qui la distingue vraiment, c'est son talent pour jouer les femmes méchantes au regard hautain et glacial, qu'elle soit intrigante ou mondaines, elle cache en elle un vilain serpent.

Elle joue un personnage méprisant dans « Noix de coco » (1939) de Jean Boyer, Loulou (Raimu) un horticulteur découvre que sa femme, qu'il a épousée en secondes noces, n'est autre qu'une chanteuse de café-concert, dit Noix de Coco, (Marie Bell) qu'il a connue autrefois à Saïgon, après une violente colère, il décide de lui pardonner, la fille de Loulou, Fernande (Suzet Maïs), qui se réjouissait de se débarrasser d'une belle-mère détestée, doit à contre cœur accepter la décision paternelle, avec Michel Simon le mari de Fernande.

Suivi d’une comédie de boulevard apprécié en ces temps de Guerre « Frédérica » (1942) de Jean Boyer, l'aimable Gilbert (Charles Trenet) doit épouser la sèche Lilette (Suzet Maïs), en tant que poète, il s'est plu à écrire des lettres enflammées à une créature imaginaire qu'il a nommée Frédérica, Lilette découvre ses lettres d'amour qui la met dans une grande fureur, tout se complique davantage lorsqu'un jour apparaît une femme qui serait être la vraie Frédérica (Elvire Popesco).



Puis elle campe la Comtesse de Boves, une femme de la haute société, une voleuse mondaine et hautaine, dans « Au bonheur des dames » (1943) d’André Cayatte, avec Michel Simon, Blanchette Brunoy, et Suzy Prim.

Elle trouve son rôle le plus amer avec « Le père Goriot » (1944) un drame émouvant signé Robert Vernay, Pierre Larquey dans le rôle titre, aime ses deux filles à la folie, Claude Génia et Suzet Maïs, pour faire leur bonheur, il se prive de tout, allant jusqu'à vendre ses couverts en argent pour payer leurs dettes et vit dans une sordide mansarde où il ne mange que du pain, appauvrit et mourant, il attend la visite de ses filles, Goriot ne verra pas ses filles avant de mourir, sans cœur, les deux sœurs préfèrent allez au bal que de faire un dernier adieu à leur père si dévoué.

En 1945 elle tient un rôle tout aussi odieux celui d’une petite-bourgeoise qui méprise avec dédain une prostituée nommée Boule de suif, rôle tenu par Micheline Presle, dans le film éponyme de Christian-Jaque.

A partir des années 50, comme, tant d’autres actrices, victime de la nouvelle vague qui émerge, Suzet Maïs se voit reléguée dans des rôles moins étoffés : tels l’épouse du capitaine Dolan (Robert Murzeau) qui emmène nos deux lascars Stan Laurel et Oliver Hardy sur une île du Pacifique Sud, dans leur dernier film «Atoll K» (1950) de Léo Joannon avec Suzy Delair une chanteuse de beuglant ; la sévère directrice d'un établissement de formation à la vie pour des jeunes filles sans parents dans « Quand vient l’amour » (1956) de Maurice Cloche avec Mylène Demongeot et Vera Talchi qui trouvera l’amour avec un jeune étudiant (Milan Milosevic) lors d'un voyage organisé en Yougoslavie ; puis un petit rôle celui de Mme Thibaud, la concierge dans la comédie policière « La polka des menottes » (1956) de Raoul André avec Jean Lefebvre, Francis Blanche et Claude Rich ; Mme Genlis, la fiancée d'Aimé Morin (Noël-Noël) qui ne convoite que l'argent de ce brave libraire candidat aux élections municipales.

Dans « C’est arrivé à trente-six chandelles » (1957) d’Henri Diamant-Berger, elle retrouve un rôle indigne celui de la perfide Mathilde Magnin, la mère de Brigitte (Brigitte Barbier) qui refuse l'union de sa fille avec Michel (Jacques Riberolles) un modeste travailleur, elle va user d'une vilaine ruse pour détacher sa fille de Michel inventant un adultère à l'amoureux, Brigitte anéantie se présente dans la célèbre émission de divertissement de la RTF 36 Chandelles, l'imposture se relevée grâce à cette émission et Brigitte retrouvera Michel.

Après ce film comprenant que sa carrière au grand écran ne relève plus guère de rôles bien passionnants, Suzet Maïs retourne au théâtre, citons entre autres : « Le Misanthrope de Molière » (1958) mise en scène de Raymond Gérôme au Festival de Bellac ; « Les Femmes savantes » (1962) de Molière, mise en scène Jean Meyer, Théâtre du Palais Royal ; et « La Folle de Chaillot » (1965) de Jean Giraudoux, mise en scène Georges Wilson, TNP Théâtre de Chaillot.

Elle participe à un dernier film en 1964 jouant Mme Simons, la mère de Lucille (Lucile Saint-Simon) dans « Le roi des montagnes » de Willy Rozier avec Felix Marten et une dernière apparition dans la série « Mésentente cordiale » en 1966 avec Michèle Girardon et Jean Tissier.

Excellente actrice qui n’a eu en majorité que des rôles de petites pestes, mais qui hors plateau elle était tout le contraire d’ailleurs, ne dit'on pas, ce n'est que du cinéma !!



Suzet Maïs est décédée le 24 janvier 1989 à Aix-en-Provence, à l’âge de 80 ans. (Pas d'informations sur sa vie privée) …


Source : Gary Richardson - Fait le 08 août 2022 par Philippe de CinéMémorial.