MIRIAM HOPKINS

Vue 11698 fois

Profession:
Actrice et danseuse américaine.

Date et lieu de naissance:
18-10-1902, à Savannah en Géorgie aux États-Unis.

Date et lieu du décès:
09-10-1972, à New-York dans l'État de New York aux États-Unis.

Cause du décès:
D'une crise cardiaque à l'âge de 69 ans.

Nom de naissance:
Ellen Miriam Hopkins - Surnom : Mims.

État civil:

Au cours de sa vie, elle se maria à 4 reprises et a adopté un fils :

Mariée le 11 mai 1926 avec : BRANDON PETERS - Divorcée en juin 1931.

Mariée en 1931 avec le scénariste : AUSTIN PARKER - Divorcée en 1932.

Mariée le 04 septembre 1937 avec le réalisateur : ANATOLE LITVAK - Divorcée le 11 octobre 1939.

Mariée le 23 octobre 1945 avec le correspondant de guerre : RAYMOND B. BROCK - Divorcée en 1951

Elle n'eut aucuns enfants. Mais a adopté un fils en 1932 au nom de : Michael T. Hopkins, il a fait carrière dans l'US Air Force.

Taille:
(1m57)

Commentaires: 0

Anecdotes


Miriam Hopkins et Joel McCrea - Dans le film de 1935 : Splendeur


photos

(Glissez vers la gauche pour découvrir toutes les photos)

Biographie

Hommage à MIRIAM HOPKINS

Source : Movie Legends - Ajout de la vidéo le 17 octobre 2009 par Philippe de CinéMémorial


Fille de Homer A. Hopkins et de Ellen (née Cutter), Ellen Miriam Hopkins voit le jour le 18 octobre 1902, à Savannah en Géorgie aux Etats-Unis.

Elle à une sœur aînée Ruby née en 1900. En 1909, la famille s’installe brièvement au Mexique.

Après la séparation de ses parents, la mère emmène ses deux filles à Savannah pour vivre auprès de leur grand-mère. La jeune fille finit ses études au Goddard Seminary à Plainfield, dans le Vermont puis à l’University de Syracuse à New York. Et parallèlement à ses études, elle étudie la danse et l’art dramatique.


Franchot Tone et Miriam Hopkins - Dans le film de 1933 : Le Retour de l'Étranger.


Elle se fait remarquer comme chorus girl sur les planches en 1922, dans « The Music Box Revue » où elle apparaît, entre autres, dans un ballet aquatique. Mais Miriam avait les chevilles trop fragiles et après deux fractures, elle renonce à la danse.

Après avoir reçue d’élogieuses critiques pour son rôle d’une fille rebelle dans « Rapide et lâche » (1930) à Broadway, la Paramount estimant qu'elle avait les atouts d’une future star, lui offre un contrat cinématographique.

Après une apparition dans « Vingt-quatre heures » (1931) de Marion Gering avec Clive Brook et Kay Francis, elle campe la princesse Anna aux cotés de Claudette Colbert et Maurice Chevalier dans le rôle titre « Le Lieutenant souriant »(1931) d’Ernst Lubitsch, puis campe une prostituée qui finit étranglée par Fredric March qui se transforme en « Docteur Jekyll et M. Hyde » (1931) de Rouben Mamoulian.

Cette blonde spirituelle et piquante montre son charme et son esprit de belle et jalouse pickpocket qui associe ses talents de voleuse avec Herbert Marshall dans « Haute pègre » (1932). Puis elle se retrouve dans un mélodrame « Le monde et la chair » (1932 de John Cromwell où pendant la révolution russe de 1917, un groupe d'artistes est sous la surveillance d'un révolutionnaire brutal, George Bancroft qui convoite la belle ballerine (Miriam Hopkins), et lui lance un ultimatum, lui céder où ses amis affronteront le peloton d'exécution.

Elle enchaine avec comédie romantique « Sérénade à trois » (1933), d'Ernst Lubitsch, elle incarne une adorable dessinatrice publicitaire aimée de deux hommes à la fois, elle hésite entre un peintre (Gary Cooper) et un dramaturge (Fredric March) son hésitation l’amène à faire ménage à trois.

Elle maitrise parfaitement le rôle d’une femme riche, névrosée et imprudente dans le mélodrame « La déchéance de miss Drake » de Stephen Roberts (1933) où elle se retrouve piégée par un gang de trafiquants d'alcool, le chef du gang (Jack La Rue) la viole, elle tue son violeur et admet son acte lors du procès pour sauver un homme qui est faussement accusé. Suivi d’un policier sur fond musical « Elle ne m’aime pas » (1934) d’Elliott Nugent, le crooner (Bing Crosby) et son copain cachent une fille de boîte de nuit (Miriam Hopkins) qui a été témoin d’un meurtre.

Rouben Mamoulian, lui permet d’obtenir une nomination à l’Oscar de la meilleure actrice avec le mélodrame historique « Becky Sharp » (1935), l’ascension et le déclin d'une jeune orpheline dans la société britannique du 19ème siècle, qui est prête à vendre tous ses charmes pour gravir l'échelon social, mais son amour-propre va détruire sa vie et celle de ceux qui l'entourent.

Elle est Mary la maitresse de Chamalis (Edward G. Robinson) le cruel propriétaire d'une maison de jeu truqué dans le western « Ville sans loi » (1935) d’Howard Hawks, le sympathique chercheur d'or, Jim (Joel McCrea) se rend aux tables de jeu, mais il ne sait pas que les jeux sont truqués, et perd la totalité de son argent, Mary attiré par Jim l'aide à récupérer son argent et s'enfuit avec lui, échappant de justesse à la vengeance de Chamalis.

Dans un triangle amoureux « Ils étaient trois » (1936) de William Wyler, deux enseignantes Karen et Martha (Merle Oberon et Miriam Hopkins) aime toutes les deux le docteur Joseph Cardin (Joel Mc Crea), elles subissent des mensonges malveillants sur leur vie sexuelle colportés par une de leurs élèves à l'esprit cynique (Bonita Granville).

Elle est émouvante dans le triangle romantique d’Anatole Litvak « La femme que j’aime » (1937) elle campe l'épouse adultère de Paul Muni un pilote à la mauvaise réputation de la Première Guerre mondiale, elle aime son mari mais le trompe avec l'un de ses subordonnés (Louis Hayward) qui perd la vie au combat, après ce drame, elle avoue son infidélité à Paul et lui demande pardon.



Phillips Holmes et Miriam Hopkins - Dans le film de 1931 : Two Kinds of Women.


Dans un poignant face à face, « La vieille fille » (1939) d’Edmund Goulding, Delia (Miriam Hopkins) rompt ses fiançailles avec Clem (George Brent), sa cousine Charlotte (Bette Davis), console Clem et lui promet le mariage dès son retour de la Guerre. Mais Clem meurt au combat, Charlotte se retrouve seule et enceinte, Delia connaissant le secret de Charlotte, part vivre chez sa cousine, sa fille Tina (Jane Bryan), en grandissant se rapproche de plus en plus de Delia, les deux femmes ne tardent pas à se disputer amèrement l'affection de la fillette.

Les deux actrices se retrouvent dans le drame romantique de Vincent Sherman « L’impossible amour » (1942) Kit (Bette Davis) célibataire, est un auteur à succès, elle retrouve son amie d'enfance Millie (Miriam Hopkins) qui écrit des romans sexy, Kit va pousser Millie à publier ses propres livres, se révélant très vite une romancière à succès, mais Millie ne se rend pas compte que son mari Preston (John Loder) se détache d'elle et tombe amoureux de Kit. Après ce film Miriam fait une pause de sept ans au profit de la scène. On peut l’applaudir au Théâtre de Plymouth dans une comédie fantastique « La peau de nos dents » de 1942 à 1943 ; puis au Théâtre Ethel Barrymore dans « Le mariage parfait » de1944 à 1945 et au Théâtre de Plymouth dans « Message pour Margaret » (1947)…

Sa carrière décline dès l’après-guerre et on ne la voit plus que dans des seconds rôles. Elle est Lavinia Penniman donnant la réplique à Olivia de Havilland, Montgomery Clift et Ralph Richardson dans le mélodrame de William Wyler « L’Héritière » (1949); la mère de Gene Tierney dans « La mère du marié » (1951) de Mitchell Leisen avec Thelma Ritter et John Lund ; une prostituée nommée la duchesse dans « Les bannis de la Sierra » (1952) de Joseph M. Newman avec Anne Baxter, Dale Roberston et Cameron Mitchell.

Après avoir participé à une dizaine de séries télévisées, elle revient neuf ans plus tard sur les plateaux de cinéma pour William Wyler qui signe le mélodrame « La rumeur » (1961) Miriam joue la tante de Martha (Shirley MacLaine) qui avec son amie Karen (Audrey Hepburn) dirigent un pensionnat pour filles, mais leur réputation va être détruite, lorsqu'une enfant Mary (Karen Balkin), punie pour avoir menti, concocte une histoire selon laquelle Karen et Martha ont une relation lesbienne.( Un remake de « Ils étaient trois » de 1936).

Elle termine sa carrière avec « La poursuite impitoyable » (1966) d’Arthur Penn jouant la mère de Robert Redford avec Marlon Brando, Jane Fonda et Angie Dickinson et en 1968 dans un film d'horreur « Savage intruder » de Donald Wolfe , elle campe une ancienne reine du cinéma démente et alcoolique, ivre elle se casse la jambe, elle est assistée par un étrange jeune homme (John Garfield Jr.) un soit disant infirmier, mais qui est, en fait, un psychopathe malade qui a démembré plusieurs femmes.

Miriam Hopkins s'est mariée quatre fois quatre fois divorcée. Un premier mariage avec l'acteur Brandon Peters de 1926 à 1931 puis avec l'aviateur et scénariste Austin Parker de 1931 à 1932, en troisièmes noces avec le réalisateur Anatole Litvak de 1937 à 1939 et une dernière union avec le correspondant de guerre Raymond B. Brock de 1945 à1951. Aucun enfant est né de ses différentes unions, elle a adopté un fils, Michael T. Hopkins né en 1932, il a fait carrière dans l'US Air Force.


L’actrice décède huit jours avant son 70ème anniversaire d’une crise cardiaque, le 9 octobre 1972, dans son appartement new-yorkais. Elle repose à l’«Oak City cemetery» de Bainbridge, en Géorgie (Etats-Unis).


Son Étoile se au Walk of Fame au numéro 1701 sur Vine Street et pour la télévision au 1708 sur Vine Street.


Source : Gary Richardson - Fait le 27 janvier 2022 par Philippe de CinéMémorial.