JANE POWELL

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Profession:
Actrice et chanteuse américaine.

Date et lieu de naissance:
01-07-1929, à Portland, dans l’Oregon aux États-Unis.

Date et lieu du décès:
16-09-2021, à Wilton, dans le Connecticut aux États-Unis.

Cause du décès:
De mort naturelle à l'âge de 92 ans.

Nom de naissance:
Suzanne Lorraine Burce.

État civil:
Au cours de sa vie, elle se maria à 5 reprises et eut 3 enfants :

Mariée le 05 novembre 1949 avec : GEARY STEFFIN (1923-2004) - jusqu’au 6 août 1953.
Ils eurent 2 enfants : Steffen Jr. et Geary.

Mariée le 08 novembre 1954 avec : PATRICK NERNEY - jusqu’en 1964.
Ils eurent un enfant : Lindsay Averille Nerney née le 1er fevrier 1956.

Mariée le 27 juin 1965 avec : JAMES FITZGERALD - jusqu’en 1976 Mariée le 21 octobre 1978 avec : DAVID PARLOUR - jusqu’en 1981 Mariée le 21 mai 1988, avec l'acteur : DICKIE MOORE (1925-2015) - Jusqu'au décès de Dickie en 2015

Taille:
(1m55)

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Anecdotes


photos

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Biographie

Hommage à JANE POWELL

Bande annonce de : Cupidon mène la danse, de 1947.

Bande annonce de : Les sept femmes de Barberousse, de 1953.
Ajout des vidéos le 17 septembre 2021 par Philippe de CinéMémorial


Jane Powell de son vrai nom Suzanne Lorraine Burce vient au monde le 1er avril 1929 à Portland, dans l'Oregon, un État côtier des États-Unis. Unique enfant de Eileen D. Burce (née Baker) et de Paul Emerson Burce qui travaillait pour une entreprise de pain. Elle n'était encore qu'une petite fille de cinq ans lorsque ses parents lui offre des cours de chant et de danse. Enfant prodige, elle commence à chanter à la radio de sa ville natale.


Le temps passant, Suzanne est devenue une belle adolescente, de petite taille 1,m54, compensée par une jolie frimousse auréolée de beaux yeux bleus, le sourire radieux et dotée d’une voix de soprano claire et aiguë.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle a chanté et dansé dans tout l'Oregon sous le nom de « Oregon Victory Girl » pour vendre des obligations de guerre de la Seconde Guerre mondiale.

Lorsque la famille se rend en voyage à Los Angeles, l’adolescente fut sollicitée par une station de radio pour chanter dans une émission de talent, elle a reçu un tonnerre d'applaudissements avec un air de Carmen.

Sa capacité à chanter et à danser ainsi que sa facilité à s’adapter a rapidement conquis les dirigeants de la MGM. Malgré qu’elle n’a jamais pris de cours d'art dramatique, à 15 ans elle tourne son premier film, « Hollywood Mélodie » (1944), de S. Sylvan Simon, elle joue une jeune star de cinéma désenchantée qui trouve le bonheur lorsqu'elle s'enfuit dans une auberge de jeunesse, et rejoint un groupe de jeunes cueilleurs de récoltes, elle fait appel à ses amis d’Hollywood qui organisent un gala de bienfaisance, avec Bonita Granville, Peggy O'Neill et Jackie Moran. Le personnage de Jane Powell qu'elle a interprété est également devenu son pseudonyme pour la scène.

Arthur Lubin l'a met en scène dans le film musical « Délicieusement dangereuse » (1945) elle campe une étudiante en musique au lycée, elle idolâtre sa sœur aînée, Joséphine (Constance Moore), une actrice à Broadway, mais elle va découvrir que sa sœur est en fait une interprète dans une maison burlesque de débauche.

Jane Powell va promener sa silhouettes gracile et son adolescente gaité dans les films musicaux ou les comédies musicales, dont certaines restent oubliables, avec des histoires élancées ou quelque fois teintées d’une intrique qui n'est qu'un prélude à mettre en valeur ses numéros chantés et dansés.

Citons « Féerie à Mexico » (1946) de George Sidney, Christine est désignée en tant qu'organisatrice de la fête que son père a prévue, lors de la fête elle tombe amoureuse du pianiste (José Iturbi) tout en essayant de trouver un conjoint pour son père (Walter Pidgeon), en fin de soirée Jane chante d'une voix merveilleuse de soprano la chanson « Ave Maria » sur une énorme plateforme.

Elle rayonne de fraicheur dans la comédie romantique « Ainsi sont les femmes » (1948) de Richard Thorpe elle est Judy aux cotés de Carol (Elizabeth Taylor), où toutes deux lycéennes, font la connaissance de Stephen (Robert Stack) plus âgé qu'elles, elles tombent sous son charme, avec une certaine naïveté Judy pense au mariage mais Stephen préfère Carol. En tête d’affiche dans« Voyage à Rio » (1950) de Robert Z. Leonard un producteur de théâtre l’engage pour chanter dans son spectacle basé à Rio de Janeiro, mais elle ne sait pas que sa mère (Ann Sothern) prévoit la même chose, et qu'elle convoite aussi le même homme, l'élégant Paul (Barry Sullivan) et c’est la grosse dispute mère et fille.


De gauche à droite : Claude Jarman Jr., Russ Tamblyn, Dean Stockwell, Tom Irish, Jane Powell, Elizabeth Taylor. (Photo : listal.com)


Jane Powell continue sur sa lancée et cimente sa popularité croissante avec la comédie musicale romantique « Mariage royal » (1951) de Stanley Donen, Tom et Ellen, (Fred Astaire et Jane Powell) frère et sœur et célibataires endurcis, sont en tournée à Londres pour un numéro de chant et de danse américain de style vaudeville renversant, en dépit de leur hostilité au mariage, chacun trouve l’amour, Ellen avec le playboy (Peter Lawford) et Tom tombe amoureux d'Anne (Sarah Churchill) une danseuse anglaise qui auditionne pour le spectacle.

Après ce grand succès, elle tourne une seconde fois sous la direction de Stanley Donen dans l’extravagant « Les Sept Femmes de Barbe-Rousse » (1954) lorsqu'un bûcheron (Howard Keel) ramène une femme à la maison (Jane Powell), dans sa ferme, ses six frères décident qu'ils veulent aussi se marier, citons la danse du bal, où six danseuses passent des mains des garçons de la ville aux celles des bûcherons et vice versa, un moment superbement chorégraphiée sur des musiques tantôt romantiques, tantôt entraînantes.

Toujours sublimée dans le registre musical Richard Thorpe lui donne le rôle titre « Athena » (1954), Adam, un avocat conservateur (Edmund Purdom) voit sa vie chamboulée lors de sa rencontre avec Athena une jeune femme un peu excentrique, l'aînée de sept sœurs d'une famille d' anti-tabac, végétariennes, abstinentes qui suivent l’astrologie et la numérologie. Malgré les manières bizarres de la famille, Adam finit par succomber à ses charmes et rompt avec sa fiancée Linda Christian.

Dans « La fille de l'amiral » (1955), Roy Rowland relate les aventures romantiques de trois marins en permission à San Francisco (Tony Martin, Russ Tamblyn et Vic Damone) chacun retrouve son amie (Ann Miller, Debbie Reynolds et Jane Powell) mais découvrent que les choses ne sont pas comme ils les ont laissés, avec de nombreux passages chantés, dansés et une scène de bagarre. Dans « La fille la plus probable » (1958), de Mitchell Leisen, son petit ami Buzz, (Tommy Noonan) est vendeur de lotissements, mais Dodie rêve d'épouser un millionnaire pour qu'elle puisse vivre confortablement, elle rencontre Neil Patterson (Keith Andes) un homme riche, ensemble ils partent s’amuser au Mexique sur son yacht, mais se pose la question (ai-je fait le bon choix).

A la fin des années 1950, sa carrière ralentit, la vague des comédies musicales ne fait plus vraiment recette auprès du grand public, et une autre vague déferle sur les écrans, les westerns ; Pour la RKO, elle participe au film d'aventures « L'île enchantée » (1958) réalisé par Allan Dwan, au cours d'un naufrage, Abner et Tom, (Dana Andrews et Don Dubbins) deux baleiniers américains, se retrouvent sur une île polynésienne face à une tribu d'anthropophages, Abner qui passe outre les coutumes de ce peuple, tombe rapidement amoureux de Fayaway, (Jane Powell) la fille du chef.

Ce sera son dernier film de cette décennie avant de retrouver les plateaux en 1985 et 1999 pour deux petits rôles.

Néanmoins, elle demeure active au théâtre jusqu'en 2003, dans divers spectacles de tournée ainsi que deux productions de Broadway. Elle se tourne aussi vers le petit écran avec entre autres le téléfilm catastrophe « Mayday à 40 000 pieds » (1976) de Robert Butler, avec David Janssen et Ray Milland, et pour quelques séries télévisées dont un rôle récurrent dans le sitcom « Douleurs de croissance » (1988-1990) en tant que mère du docteur Jason (Alan Thicke). Sa dernière prestation date de 2002 dans l’épisode « Vulnérable » de « Loi et Ordre » de Dick Wolf, dans lequel elle tient le rôle d'une personne âgée victime de maltraitance. Elle a participé à de nombreux talk-shows télévisés Et fut régulièrement invitée à une émission de variétés en Australie pour jouer un numéro dans une boîte de nuit.

Jane Powell enregistre plusieurs album et singles composés d’une cinquantaine de chansons dont «True Love » qui se classe 15e du classement Billboard Hot 100. Elle a chanté « Buttons and Bows » au bal inaugural du président Harry S. Truman. Elle a encore fait des apparitions dans divers concerts. En 2007, elle se produit occasionnellement avec le groupe orchestral de la chanteuse Pink Martini, apparaissant avec le groupe dans leur ville natale commune de Portland, en Oregon, ainsi qu'au Lincoln Center de New York et au Hollywood Bowl en 2010.

Selon certaine sources elle était une demoiselle d'honneur lors du premier des mariages d'Elizabeth Taylor.

L’actrice a été mariée cinq fois. A vingt ans elle épouse Geary Steffen, le partenaire de patinage sur glace de Sonja Henie, ils divorcent en 1953 deux enfants sont nés de leur union, et un troisième enfant avec son second mari, le docteur Patrick Nerney, épousé en 1954 et divorcé en 1964. En 1988, elle se marie en cinquièmes noces avec l'acteur Dickie Moore, ex-enfant-star de la comédie Our Gang décédé en 2015.

Durant une dizaine d’années, Jane Powell, aux yeux brillants et à la voix d'opéra, fut l’une des stars dominantes, dans les somptueuses productions musicales de l’âge d’or d’Hollywood. Elle décède le 16 septembre 2021 à l’âge vénérable de 92 ans à son domicile de Wilton, dans le Connecticut.


Jane Powell avec son enfant sur une photo de 1953 : Irving L. Antler / Ambassador Hotel Photograph)


Source : Gary Richardson - Fait le 21 septembre 2021 par Philippe de CinéMémorial.