ANDRE LUGUET

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Profession:
Acteur, réalisateur, scénariste, dialoguiste, et homme de théâtre français.

Date et lieu de naissance:
15-05-1892, à Fontenay-sous-Bois, Val-de-Marne, France.

Date et lieu du décès:
24-05-1979, à Cannes, Alpes-Maritimes, France.

Cause du décès:
Probablement de mort naturelle à l'âge de 87 ans.

Nom de naissance:
André Maurice Jean Allioux-Luguet.

État civil:
Fut Marié, de cette union naquit sa fille : Rosine, née en 1921, décédée d'une maladie incurable en 1981.

Il a deux enfants : Pierre Luguet et l'actrice Rosine Luguet.

Taille:
(1m63)

Commentaires: 4

Anecdotes

Né dans une famille de comédiens, André Luguet élève sa fille, Rosine Luguet, qui deviendra une comédienne couronnée de succès. Elle meurt en 1981 d'une maladie incurable

André Luguet fait ses études en France et en Grande-Bretagne. Parlant couramment l'anglais, il fait ses débuts sur les planches d'un théâtre londonien et poursuit son apprentissage au Conservatoire de Paris.

Luguet a écrit et mis en scène lui-même Pour régner (1916) et Le Bluffeur (1930). En 1949, il adapte La Patronne, d'après une pièce jouée plus de quatre cents fois avec Annie Ducaux.

Il mène une brillante carrière au théâtre. Après un long séjour à la Comédie-Française dans les années 1920, il triomphe au théâtre de boulevard. Il écrit également quelques pièces.

André Luguet retrouve Brigitte Bardot en 1963, dans "UNE RAVISSANTE IDIOTE" d'Édouard Molinaro. Ce sera là sa dernière grande apparition sur le grand écran.

 

Fait le 15 janvier 2010 par Philippe de CinéMémorial.

photos

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Biographie

Hommage à ANDRÉ LUGUET

Ajout de la vidéo le 18 janvier 2021 par Philippe de CinéMémorial

 

Issu d'une dynastie de comédiens, André Maurice Allioux-Luguet voit le jour le 15 mai 1892 à Fontenay-sous-Bois dans le Val-de-Marne en France. Fils de Maurice Charles Dominique Allioux-Luguet directeur de l'Alhambra de Bruxelles puis directeur de la scène à la Comédie Française où sa mère la comédienne Albertine Augustine (née Lainé) y été pensionnaire.

Après ses études en France, son père l’envoie à Londres pour y apprendre l’anglais au Graven Collège de Beckenham. C’est durant cette période qu’il acquière les manières et une élégance presque britannique. André Luguet eu très tôt la vocation du métier d'acteur de part sa mère (disparue à l’âge de 35 ans) qui l’emmena tout gamin à ses répétions théâtrales. C’est encore son père qui le fait entrer dans les studios londoniens de la Pathé où le jeune André fait de la figuration théâtrale. De retour en France il entre au Conservatoire de Paris dans la classe de Leitner, jouant, sous le pseudonyme de Maujan. Echouant à son examen de première année, il se dirige vers le théâtre de boulevard.

Mobilisé lors de la Première Guerre mondiale, il est pilote sur un bi-plan de reconnaissance, il revient du front avec deux blessures et la légion d'honneur… Tout en poursuivant son activité théâtrale, sa carrière cinématographique commence dans le giron de la société Gaumont où il débute dans des comédies légères comme jeune premier juvénile dans une cinquantaine de courts métrages muets principalement de Léonce Perret ou de Louis Feuillade. Progressivement la maturité aidant on l’aperçoit dès 1913 dans la série des films policiers « Fantomas » aux cotés de René Navarre dans le rôle titre, et commencer à apparaître en tête d’affiche dès les années 20 avec « Les cinq gentlemans maudits » un mélodrame signé de Luitz Morat où l’un d’entre eux à osé enlevé le voile d’une jeune tunisienne ils périront tous un par un.

A cette époque le théâtre étant sa passion première il entre à la Comédie-Française en 1925 et devient sociétaire en 1927, il brille dans les comédies contemporaines mais petit à petit supportant mal la discipline de la Maison de Molière, en 1929, il démissionne ...

A l’aube du cinéma parlant, sa notoriété et sa connaissance de l’anglais, lui valent d'être réclamé par Hollywood, il tourne à un rythme soutenu dans des productions américaines jusqu'au début des années trente avant de faire son retour en France. Sous la houlette de Hal Roach dans « Monsieur Le Fox » (1930), il est Louis Le Fox , un trappeur canadien français poursuivi par la police montée pour brigandage ; il enchaîne avec un personnage odieux dans « Le spectre vert » (1930) de Jacques Feyder, celui d'un lord condamné à mort pour trahison, dans son testament il lègue sa fortune aux officiers de son ex-régiment, mais ce testament machiavélique est destiné à semer la haine et la mort.

De retour en France, Karl Anton l’emploie dans son film d’espionnage « Matricule 33 » (1933), il campe un déserteur français au service du contre-espionnage allemand découvert, il est sauvé par une espionne allemande (Edwige Feuillère) qui par amour pour lui va trahir son pays ; puis dans « Samson » (1935) de Maurice Tourneur il est l'amant de Gaby Morlay qui pour sauver ses proches de la pauvreté épouse un riche banquier (Harry Baur) qu'elle n'aime pas. Il est particulièrement savoureux dans la comédie de boulevard où il déploie son charme de séducteur fantaisiste dans « Bourrachon » (1935) signé René Guissart , Gabriel Signoret un pharmacien apprend que sa femme (Andrée Ducret) est la maîtresse de son meilleur ami le docteur Rigal (André Luguet) et dans la même veine « Les amants terribles » (1936) de Marc Allégret, Daniel et Annette, (André Luguet et Gaby Morlay) qui ne cessent de se disputer divorcent et se remarient mais finalement après bien des péripéties ils décident de revivre ensemble.

En 1940 Léon Mathot lui confie un rôles plus étoffé dans « Le collier de chanvre » de Léon Mathot, il maîtrise à la perfection son rôle de policier qui doit pour trouver le véritable assassin d’un ancien boxeur condamné a mort pour un meurtre qu'il n'a pas commis avec Jacqueline Delubac et Annie Vernay. Sa prestance lui vaut d’incarner le riche quinquagénaire Duc d'Aubières au charme désuet dans une comédie romantique « Le mariage de Chiffon » (1941) de Claude Autant-Lara, il demande en mariage Corysande surnommé Chiffon (Odette Joyeux) une jeune fille de 16 ans excentrique mais Chiffon est amoureuse de son oncle (Jacques Dumesnil) ; dans un comédie légère « Florence est folle » (1944) de Georges Lacombe, à la suite d'un accident de voiture, sa femme (Annie Ducaux) ne reconnaît personne et dans un accès de folie, elle se voit chanteuse et son mari impresario, s'ensuit des moments absolument extravagants. Citons la dramatique « Six heures à perdre » (1946) d'Alex Joffé, il est le parfait sosie de son Excellence Léopold de Witt, un jour, il est amené à jouer le rôle bienfaisant de son Excellence , il est abattu par deux individus qui constatent trop tard leur méprise.

Dans les années 50/60, l'âge venant, André Luguet se trouve relégué au second plan dans des rôles de vieux beau interprètant les séducteurs aux tempes grisonnantes, ou des personnages de la haute société.

Il endosse l'habit du roi Louis XV pour retracer l'histoire de « Madame du Barry » (1954) de Christian-Jaque, avec Martine Carol qui devient la favorite du roi Louis XV mais sa trahison s'achèvera sur l'échafaud ; dans le même registre il est Charles Fouquet, le ministre des affaires familiales qui prend des mesures contre une abondance de naissance dans « Lorsque l'enfant paraît » (1956) de Michel Boisrond ; et Sir Reginald Dumfrey, membre de l'Amirauté qui se fait dérober un document important par la ravissante Brigitte Bardot avec Anthony Perkins un agent secret dans « Une ravissante idiote » (1963) d' Edouard Molinaro.

Les années suivantes il apportera encore quelques compositions remarquables en colonel, gouverneur, général, en premier ministre, … Puis en 1969, il tourne le dos au grand écran et consacre les trois dernières années de sa carrière à la télévision notamment dans la série historique « Le roi maudit » (1972/73) de Claude Barma dans le rôle de Hugues de Bouville, sa dernière prestation.

Retiré depuis sur la côte d'Azur à Cannes, André Luguet y décède le 24 mai 1979 à l'âge de 87 ans, il repose au cimetière de Gagnes-sur- Mer Il a deux enfants : Pierre Luguet et l'actrice Rosine Luguet.

Source : Gary Richardson - Fait le 18 janvier 2021 par Philippe de CinéMémorial.

 

Filmographie

 

97 LONGS MÉTRAGES
_________________________________

 

1970 - LYS DANS LA VALLÉE .LE

 

1969 - MAISON DE CAMPAGNE .LA

 

1968 - PRISONNIÈRE .LA

 

1965 - SECONDE VÉRITÉ .LA
Réal : Christian-Jaque

 

1965 - PLEINS FEUX SUR STANISLAS

 

1965 - MONSIEUR DE COMPAGNIE .UN

 

1964 - COMMENT ÉPOUSER UN PREMIER MINISTRE

 

1964 - ENFER .L'

 

1963 - RAVISSANTE IDIOTE .UNE

 

1963 - GRAND DUC ET L'HÉRITIÈRE .LE

 

1961 - PARIS BLUES

 

1960 - COMMENT QU'ELLE EST ?

 

1960 - CALLAGHAN REMET ÇA
Réal : Willy Rozier

 

1959 - SUSPENSE AU DEUXIÈME BUREAU
Réal : Christian de Saint-Maurice

 

1958 - SACRÉE JEUNESSE

 

1958 - RACINES DU CIEL .LES

 

1958 - MIMI PINSON

 

1958 - FAIBLES FEMMES

 

1957 - PARISIENNE .UNE

 

1957 - MÉFIEZ-VOUS FILLETTES

 

1956 - LORSQUE L'ENFANT PARAÎT

 

1956 - C'EST ARRIVÉ À ADEN

 

1955 - CARNETS DU MAJOR THOMPSON .LES

 

1954 - MADAME DU BARRY

 

1954 - DUE ORFANELLE .LE
Réal : Giacomo Gentilomo

 

1953 - PÈRE DE MADEMOISELLE .LE

 

1953 - AMOUREUX DE MARIANNE .LES

 

1951 - NOUS IRONS À MONTE-CARLO

 

1949 - PATRONNE .LA

 

1948 - TOUS LES DEUX

 

1948 - BONHEUR EN LOCATION

 

1947 - JEUNE FILLE SAVAIT .UNE

 

1947 - AVENTURE COMMENCE DEMAIN .L'

 

1946 - SIX HEURES À PERDRE

 

1945 - AU PETIT BONHEUR

 

1944 - MADEMOISELLE X

 

1944 - FARANDOLE

 

1943 - HOMME QUI VENDIT SON ÂME .L'

 

1943 - FLORENCE EST FOLLE

 

1943 - ARLETTE ET L'AMOUR

 

1942 - SIGNÉ ILLISIBLE

 

1942 - MADEMOISELLE BÉATRICE

 

1942 - INÉVITABLE MONSIEUR DUBOIS .L'

 

1942 - HONORABLE CATHERINE .L'

 

1942 - FEMME QUE J'AI LE PLUS AIMÉE .LA

 

1941 - MARIAGE DE CHIFFON .LE

 

1941 - DERNIER DES SIX .LE

 

1941 - BOLÉRO

 

1940 - COLLIER DE CHANVRE .LE

 

1939 - TEMPÊTE

 

1939 - JEUNES FILLES EN DÉTRESSE

 

1939 - BATTEMENT DE COEUR

 

1938 - VIE DES ARTISTES .LA

 

1938 - AVION DE MINUIT .L'

 

1937 - ÊTES-VOUS JALOUSE ?

 

1937 - ESCADRILLE DE LA CHANCE .L'

 

1937 - DAME DE PIQUE .LA

 

1937 - ALEXIS, GENTLEMAN-CHAUFFEUR
Réal : Max de Vaucorbeil - Scén+Dial+Interp. : André Luguet

 

1936 - À NOUS DEUX, MADAME LA VIE

 

1936 - SAMSON

 

1935 - AMANTS TERRIBLES .LES

 

1935 - BOURRACHON

 

1934 - ROSAIRE .LE
Réal : Tony Lekain, Gaston Ravel

 

1934 - MONDE OÙ L'ON S'ENNUIE .LE

 

1934 - JEANNE

 

1933 - MATRICULE 33

 

1933 - IL ÉTAIT UNE FOIS

 

1932 - POULE .LA

 

1932 - HOMME QUI JOUAIT DIEU .L'

 

1932 - AMOUR EN VITESSE .L'

 

1932 - HIGH PRESSURE

 

1932 - JEWEL ROBBERY

 

1932 - FAIBLE FEMME .UNE

 

1932 - BLUFFEUR .LE
Réal+Dial+Interp. : André Luguet et Henry Blanke

 

1931 - JENNY LIND

 

1931 - QUAND ON EST BELLE

 

1931 - MAD GENIUS .THE
Réal : Michael Curtiz

 

1931 - GLORIA

 

1931 - COEUR DE LILAS

 

1931 - BUSTER SE MARIE

 

1931 - AMOUR À L'AMÉRICAINE .L'

 

1931 - PÈRE CÉLIBATAIRE .LE

 

1930 - SPECTRE VERT .LE

 

1930 - SI L'EMPEREUR SAVAIT ÇA !

 

1930 - MONSIEUR LE FOX

 

1927 - REVUE DES REVUES .LA

 

1926 - POUR RÉGNER

Réal+Interp. : André Luguet

 

1923 - SOIRÉE MONDAINE

 

1922 - ÉCRAN BRISÉ .L'
Réal : René d' Auchy

 

1921 - TALION .LE
Réal : Charles Maudru

 

1921 - EMPEREUR DES PAUVRES .L'
Réal : René Leprince

 

1920 - CINQ GENTLEMEN MAUDITS .LES
Réal : Luitz-Morat

 

1915 - FRANCE D'ABORD
Réal : Henri Pouctal

 

1913 - FANTÔMAS

 

1912 - MARQUISETTE ET LE TROUBADOUR
Réal : Léonce Perret

 

1911 - ÂME DU VIOLON .L'
Réal : Léonce Perret

 

1909 - FILLE DU CONTREBANDIER .LA
Réal : Georges Le Faure

 

32 COURTS MÉTRAGES:
____________________________________________

1929 - VOIX DE SA MAÎTRESSE .LA
Réal : Roger Goupillières

 

1923 - ON DEMANDE UN MANNEQUIN
Réal : Tony Lekain

 

1917 - VIEILLES FEMMES DE L'HOSPICE .LES
Réal : Jacques Feyder

 

1914 - MANON DE MONTMARTRE
Réal : Louis Feuillade

 

1914 - PEINE D'AMOUR
Réal : Henri Fescourt

 

1913 - ROBE BLANCHE .LA
Réal : Louis Feuillade

 

1913 - MORT QUI TUE .LE
Réal : Louis Feuillade

 

1913 - COUP DE FOUDRE .LE
Réal : Comptoir Ciné-Location Gaumont

 

1913 - BAGNES D'ENFANTS
Réal : Emile Chautard

 

1913 - MÉNESTREL DE LA REINE ANNE .LE
Réal : Louis Feuillade

 

1912 - VENGEANCE DU SERGENT DE VILLE .LA
Réal : Louis Feuillade

 

1912 - SURPRISES DE L'AMOUR .LES
Réal : Comptoir Ciné-Location Gaumont

 

1912 - JEUNE FILLE MODERNE
Réal : Louis Feuillade

 

1912 - NANINE, FEMME D'ARTISTE
Réal : Léonce Perret

 

1912 - NOTRE PREMIER AMOUR
Réal : Léonce Perret

 

1912 - SÉRÉNADE MÉRITÉE
Réal : Comptoir Ciné-Location Gaumont

 

1912 - PERLE ÉGARÉE .LA

Autre Titre : La Perle bleue
Réal : Henri Fescourt

 

1912 - FAUTE DE MADAME PINCHARD .LA
Réal : Comptoir Ciné-Location Gaumont

 

1912 - CONVERSION D'IRMA .LA
Réal : Louis Feuillade

 

1912 - LEÇON D'AMOUR .LA
Réal : Léonce Perret

 

1912 - ESPALIER DE LA MARQUISE .L'
Réal : Léonce Perret

 

1912 - CLOCHES DE PÂQUES .LES
Réal : Louis Feuillade

 

1912 - ANDROCLÈS
Réal : Louis Feuillade

 

1911 - GLOIRE ET LA DOULEUR DE LUDWIG VON BEETHOVEN .LA
Réal : Georges-André Lacroix

 

1911 - BÉQUILLES .LES
Réal : Léonce Perret

 

1911 - BLOUSES BLANCHES .LES
Réal : Léonce Perret

 

1911 - FILLE DU MARGRAVE .LA
Réal : Léonce Perret

 

1911 - COMMENT ON LES PREND
Réal : Léonce Perret

 

1911 - COMMENT ON LES GARDE
Réal : Léonce Perret

 

1911 - ON NE JOUE PAS AVEC LE COEUR
Réal : Léonce Perret

 

1911 - MARIAGE DE ZANETTO .LE
Réal : Léonce Perret

 

1911 - DEMOISELLE DU NOTAIRE .LA
Réal : Louis Feuillade

 

_______________________FIN_____________________

 

commentaires (4)

Martin

10-10-2010 18:54:23

Quelqu'un sait-il si André Luguet a pratiqué la peinture dans ses loisirs ? Aurait-il fait quelques petits tableaux ? Merci de votre réponse.

Alice

24-11-2010 00:16:26

très grand acteur jouant souvent dans des films au comportement louche (titi parisien, escroc....)

Alliot-Lugaz Martine

05-01-2011 18:11:45

j'ai fait la l'arbre généalogique de cet acteur célèbre dans les années 1930-1950.

Delaleu Anne

18-08-2018 13:47:24

Son arrière grand-mère était bien Marie Dorval la grande tragédienne ?