YOKO TANI

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Profession:
Actrice japonaise d'origine française.

Date et lieu de naissance:
02-08-1928, à Paris, France.

Date et lieu du décès:
19-04-1999, à Paris, France.

Cause du décès:
D'un cancer à l'age de 70 ans.

Nom de naissance:
Itani Yoko.

État civil:
Au cours de sa vie, elle se marie à 2 reprises, pas d'enfants. :

Marié en 1956 avec l'acteur : ROLAND LESAFFRE - Divorcée en 1962.

Marié en 19?? avec : ROGER LAFORET - Jusqu'au décès de Roger en 1993.

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Anecdotes

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Biographie

D'origine Japonaise par son père et chinoise par sa mère cette jolie asiatique a été conçu à bord du paquebot qui a amené la famille en Europe, d'où son nom qui signifie «enfant de l'océan». Elle est née Itani Yoko à Paris, le 2 août 1928. Elle à une soeur cadette, Aiko. Son père Zenechi Itani est un moment attaché à l'ambassade du Japon à Paris. Adolescente sa famille retourne au Japon où Yoko étudie la littérature anglaise au lycée de Tokyo, elle parle le français, l'espagnol, l'anglais et le japonais. Après la capitulation du Japon et la fin de la guerre son père finance son retour en France afin de parfaire ses études à la Sorbonne a condition qu'elle revienne au pays une fois ses étude terminées. Quelques mois plus tard, elle entre dans un atelier de comédie et s'initie parallèlement à la peinture. Mais elle réalise très vite que ce n'est pas sa vocation et se sent plus attirée par les boîtes de nuit et les music-halls de la ville Lumière, brisant l'interdit et ne voulant pas rentre au pays elle inaugure les premiers spectacles de strip-tease animés par une japonaise notamment au Crazy Horse Saloon.

Lorsque les opportunités pour le théâtre et le cinéma lui sont apparues, au milieu des années 1950, elle n'hésite pas à franchir le pas. Elle y fait ses débuts, en douce asiatique, aux cotés de Jean Gabin dans «Le port du désir» (1954) d'Edmond T. Gréville avec Andrée Debar et Henri Vidal, puis elle croise Fernandel et Samia Gamal sur le tournage d'«Ali Baba et les quarante voleurs» (1954) de Jacques Becker.

Son humour, son joli physique et sa plastique lui attirent des propositions internationales, elle est sollicitée pour jouer en Angleterre, aux États-Unis, en Allemagne, en Italie... En 1957, dans son premier film hollywoodien «Un américain bien tranquille» de Joseph L. Mankiewicz, elle joue une hôtesse francophone d'une boîte de nuit vietnamienne, où elle croise Audie Murphy et Michael Redgrave. Elle enchaîne avec «Le vent ne sait pas lire» (1958) de Ralph Thomas, elle y est Sabby qui enseigne le japonais à un jeune officier, Dirk Bogarde, afin de lui faciliter l'interrogatoire des prisonniers japonais, ils tombent amoureux. Elle prête ses traits pour jouer Asiak l'épouse d'Anthony Quinn un Inuit nommé Ikuk dans «Les dents du diable» (1959), de Nicholas Ray, Ikuk tue un missionnaire pour avoir refusé sa femme, offerte selon les traditions de hospitalité inuit.

En 1961, elle tourne principalement en Italie et joue les princesses en détresse dans des aventures costumées. Comme dans «Marco Polo» de Hugo Fregonese, dans la Chine médiévale, le voyageur vénitien Marco Polo, Rory Calhoun, sauve la princesse Amurroy, des griffes d'un tyran ; dans «La fille des Tartares» (1961) de Remigio Del Grosso, le jeune prince polonais Stephen, Ettore Manni, est capturé par les Tartares, durant son emprisonnement il tombe amoureux de la princesse Ilia, Yoko Tani, la fille d'un chef tartare. Elle est la princesse Lei-Ling dans «Le géant à la cour de Kublaï Khan» (1961) de Riccardo Freda, dépossédée de son trône par le Mongol Garak, le géant Samson, Gordon Scott sauve la princesse des griffes de Garak.

Sollicitée en Amérique par Jack Cardiff elle tient le rôle d'une geisha qui enseigne son art à Shirley MacLaine dans «Ma Geisha » (1962) avec Yves Montant ; puis donne la réplique à Dean Martin et Elizabeth Montgomery dans la comédie romantique « Mercredi soir, neuf heures» (1963) de Daniel Mann. Elle se retrouve aussi en Italie pour quelques films d'espionnage dont «Mission suicide à Singapour» (1965) de Ferdinando Baldi avec Stelio Candell; «Tonnerre sur Pékin» (1965) de Bruno Paolinelli avec Jean-Louis Tristan ; «Agent Z55, mission désespérée» (1965) de Roberto Bianchi Montero ; ou encore «Des fleurs pour un espion» (1966) de Umberto Lenzi avec Roger Browne.

Appelée en Angleterre pour un film de science-fiction «Invasion» (1966) de Alan Bridges, elle est le chef des Lystriens, de la planète Lystria son vaisseau atterrit sur terre pour traquer un évadé avant qu'il ne trahisse leurs précieux secrets.

Après un dernier film comique en France, aux côtés de Bernard Menez et Michel Constantin «Ça fait tilt !» (1976) de André Hunebelle… Yoko Tani décide de mettre un terme à sa carrière à 48 ans pour ce consacrer à la peinture, la passion de ces débuts et se consacrait à sa religion et à son chien qu'elle appelait Toto.

Une vie privée très discrète : c'est autour de la bande de Marcel Carné qu'elle fit la connaissance de Roland Lesaffre qu'elle épouse en 1956 mais divorce en 1962, elle se marie plus tard, avec Roger Laforet un riche industriel breton son père était l'inventeur du stylo Bic. On ne lui connaît pas d'enfant. Tout au long de son parcours cinématographique, non dénuée de talent, Yoko Tani a promené son joli minois dans une quarantaine de films, alliant avec discrétion la grâce de la femme orientale avec l'élégance européenne.

Source : Gary Richardson - Fait le 04 août 2020 par Philippe de CinéMémorial.