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Hommage à VIVIANE ROMANCE
source de la Vidéo : http://www.pulceo.com/divertir/viviane-romance-cinema -
Ajout de la vidéo le 07 décembre 2009 par Philippe de CinéMémorial
Elle débute à 13 ans comme danseuse au Théâtre Sarah Bernardt.
Viviane Romance débute dès son adolescence dans la danse au Théâtre du Châtelet. A seize ans, elle pose pour des cartes postales et deux ans plus tard elle devient danseuse au Moulin-Rouge. Là, une altercation avec Mistinguett lui fait bénéficier d'une publicité inattendue. Elle délaisse alors la danse et débute à l'écran dans des rôles de figuration en 1930, année où elle est élue Miss Paris.
Carrière au cinéma
Viviane Romance est une des actrices les plus populaires du cinéma français d'avant-guerre. En 1935, elle rencontre Julien Duvivier qui lui offre une scène dans La Bandera. La même année, elle obtient son premier rôle intéressant dans Princesse Tam Tam d'Edmond T. Gréville. La consécration vient avec son interprétation d'une femme fatale qui monte deux amis l'un contre l'autre pour ses beaux yeux dans La Belle Equipe (1936) de Julien Duvivier. Ses rôles suivants appartiennent au même registre. Sa sensualité, son regard malicieux et sa gouaille naturelle explosent dans des rôles de garces, de prostituées au grand coeur qui font chavirer les hommes.
Dans les années 30, elle avait refusé un contrat proposé par Hollywood. Elle avait joué en revanche dans plusieurs films en Italie, où elle résida un temps.
En mars 1942, elle se joint au groupe d'acteurs invités par les Allemands qui visitent les studios cinématographiques de Berlin, aux côtés de Junie Astor, René Dary, Suzy Delair, Danielle Darrieux et Albert Préjean. Fréquentant un peu trop les occupants, elle sera incarcérée à la Libération.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle interprète des personnages plus dramatiques (L'Esclave blanche, 1939, de Marc Sorkin ; La Tradition de minuit, de Roger Richebé). Sous la direction d'Abel Gance, elle joue dans un mélodrame, Vénus aveugle (1940). En 1941, elle joue dans Une Femme dans la nuit, avec Claude Dauphin et Henri Guisol. En 1942, elle revient aux rôles qui firent son succès, en prêtant ses traits à la Carmen de Christian-Jaque, d'après Prosper Mérimée.
Sans doute Viviane Romance eut-elle le tort, à certains moments, de vouloir diriger sa carrière elle-même. Ses tentatives de productrice furent notamment désastreuses, l'amenant jusqu'à la vente d'une partie de ses propriétés et bijoux personnels pour une "bouchée de pain". Son désir d'imposer les hommes qui partagèrent sa vie ne fut pas non plus de la meilleure veine. N'est pas Vadim qui veut...
A la Libération, l'actrice obtient quelques rôles étoffés (L'Affaire du collier de la reine, 1945, de Marcel L'Herbier ; Panique, 1946, de Julien Duvivier) parmi des productions plus décevantes. En 1955, Henri Decoin lui permet de montrer à nouveau l'étendue de son talent dans L'Affaire des poisons. Viviane Romance se lance alors dans la production, mais ses échecs l'amènent à s'éloigner peu à peu du cinéma. On la voit encore dans Mélodie en sous-sol (1962) d'Henri Verneuil et dans Nada (1973) de Claude Chabrol, où elle incarne une tenancière de bordel, puis elle met fin à sa carrière cinématographique pour se consacrer à la restauration d'une forteresse de l'Ordre des Templiers.
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