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Hommage à VICTOR McLAGLEN
Ajout de la vidéo le 10 avril 2012 par Philippe de CinéMémorial
Aîné de huit frères et fils d'un évêque anglican, Victor McLaglen part avec sa famille s'établir à Cape Town en Afrique du Sud où son père était évêque de Claremont.
En 1900 il a 14 ans quand il fuit le foyer familial pour s'engager dans l'armée dans les Life Guards et participer à la Seconde Guerre des Boers ; cependant à sa grande déception, il était en poste au château de Windsor et a ensuite été contraint de quitter l'armée quand son âge véritable a été découvert et que son père parvient à obtenir sa libération.
En 1904, à 18 ans, il émigre au Canada où il s’essaye aux travaux de la ferme, il fut également prospecteur au Canada, policier, un lutteur professionnel, mais très vite il devient lutteur professionnel puis sa stature aidant (1,92m pour 195 livres sur sa licence de boxe) boxeur dans la catégorie poids-lourds, il rencontre un vif succès.
Il boxera à un niveau international sous le nom de Sharkey McLaglen et sous son vrai nom jusqu’en 1920 quand il émigre aux Etats-Unis et se compose dans le circuit professionnel de 11 victoires dont 9 par K.O. (il n’en subit lui-même aucun), 6 matchs nuls et une défaite.
Deux de ses frères s’essayeront en boxe sans beaucoup de succès tandis que les autres frères se produisirent en tant que troupe acrobatique appelé « Les Frères Romano ».
De 1909 à 1913 il fut aussi employé dans un cirque itinérant comme « Homme Fort du Cirque » : une prime de 25 $ était offerte à qui tiendrait trois rounds contre lui ou bien l’on pouvait gagner une boite de cigare en tenant un round sans être mis K.O..
En 1909, il boxe contre le nouvellement couronné champion du monde poids-lourd Jack Johnson dans un match d'exhibition de six rondes à Vancouver.
Sous le pseudonyme de Paul Romano, Victor McLaglen boxe le futur champion du monde poids-lourd Jess Willard dans un match d'exhibition de quatre rounds à Springfield, Missouri, le 26 septembre 1911.
D’après un article dans les journaux datant de 1912, Victor McLaglen aurait participé à un duel d'escrime avec un certain Carl Brosius à Milwaukee, Wisconsin, Etats-Unis.
En 1913, il retourne au Royaume-Uni et sert durant la Première Guerre mondiale dans les Irish Fusiliers, il restera dans l’armée jusque dans les années 1920 où pendant l'occupation britannique de la Transjordanie (aujourd'hui l'Irak) Victor McLaglen, qui était sergent dans l'armée britannique, fut nommé Grand Prévôt (chef de la police militaire) pour Bagdad.
En 1918 il remporte Championnat de boxe poids-lourd de l'armée britannique.
La guerre finie, sa physionomie de boxeur lui vaut d'être embauché pour des petits rôles dans les films muets britanniques.
La carrière cinématographique de Victor McLaglen commence réellement lorsqu'il rejoint Hollywood en 1920. Il s'impose progressivement auprès des studios et du public en incarnant les bons géants et les alcooliques. Sa rencontre avec John Ford va être un tournant. En 1928, Ford lui confie le rôle principal dans « La Maison du bourreau - Hangman's House » et surtout en 1934, son premier grand rôle parlant dans « La Patrouille perdue – The Lost patrol » de John Ford. Enfin, l'année suivante avec « Le Mouchard – The Informer » de John Ford également, il remporte l'Oscar du meilleur acteur.
De nationalité britannique, il sera naturalisé américain en janvier 1933.
Victor McLaglen qui vient d'avoir 50 ans devient alors un acteur en vue d'Hollywood. Il est sollicité pour de nombreux films d'aventures, des mélodrames ou encore des films de guerre qui lui permettent d'incarner dans des seconds rôles une grande variété de personnages. Mais petit à petit au cours des années 1940, Victor McLaglen se voit proposer des films de plus en plus médiocres.
Alors que la carrière de Victor McLaglen décline, John Ford fait appel à lui pour de magnifiques seconds rôles dans son cycle de la cavalerie : « Le Massacre de Fort Apache – Fort Apache » en 1948, « La Charge héroïque – She wore a yellow ribbon » en 1949 et « Rio Grande – Rio Grande » en 1950.
En 1952, dans « L'Homme tranquille – The Quiet man » de John Ford, il incarne son dernier grand rôle et décroche une nouvelle nomination aux Oscars, cette fois dans la catégorie du meilleur second rôle.
Ses prestations dans les films de Ford le remettent en selle. Cependant, malade, il doit réduire ses apparitions puis mettre un terme à sa carrière en 1958. Il aura néanmoins tenu le rôle principal du troisième film de son fils Andrew V. McLaglen, « The Abductors » en 1957.
Il est mort environ un mois après son dernier rôle dans un épisode de "Rawhide" (1959), dirigé par son fils Andrew V. McLaglen.
Il se mariera trois fois : une première fois à Enid Lamont de 1919 à son décès en 1942, ensuite à Suzanne M. Brueggeman de 1943 à leur divorce en 1948, puis à Margaret Pumphrey de 1948 à la fin de ses jours.
Cinq de ses frères ont été aussi des acteurs : Arthur, Clifford, Cyril, Kenneth et Léopold.
Il était le père du réalisateur Andrew V. McLaglen.
Source : http://www.123people.fr/ - Fait le 12 avril 2012 par Philippe de CinéMémorial.
SES RÉCOMPENSES :
1935 - Pour : PATROUILLE PERDUE .LA - Oscar du meilleur acteur, États-Unis.
Son étoile se trouve au Walk of Fame, 1735 Vine Street.
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