VERA RALSTON

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Profession:
Actrice tchèque.

Date et lieu de naissance:
12-07-1919, à Prague, République Tchèque.

Date et lieu du décès:
09-02-2003, à Santa Barbara, Californie, États-Unis.

Cause du décès:
D'un cancer à l'âge de 83 ans.

Nom de naissance:
Vera Helena Hruba - Aussi sous le nom de : Vera Hruba.

État civil:
Mariée en mars 1952 avec : HERBERT J. YATES - jusqu'au décès de Herbert le 03 février 1966.

Mariée le 16 juin 1973 avec : CHARLES DE ALVA - jusqu'au décès de Vera en 2003.

Taille:
(165 cm)

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Anecdotes

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Biographie

Hommage à VERA RALSTON

Source : Movie Legends - Ajout de la vidéo le 14 novembre 2020 par Philippe de CinéMémorial

 

Fille de Rudolf Hruba un riche joallier Vera Helena Hruba voit le jour dans une famille catholique le 12 juillet 1919 à Prague en République Tchèque. Elle a un frère Ruddy devenu producteur de films aux États-Unis. . Dès l’âge de quatre ans elle s’adonne assidûment au patinage artistique et devint une petite étoile dans sa ville natale.

A 17 ans elle a représenté la Tchécoslovaquie en compétition aux Jeux olympiques d’hiver de 1936 de Garmisch-Partenkirchen en Allemagne nazie, sous son nom de naissance Vera Hruba où elle s'est classée 17éme. Pendant les jeux elle a rencontré personnellement et insulté Adolph Hitler, qu'il lui aurait demandé si elle aimerait patiner pour la croix gammée (Je l'ai regardé droit dans les yeux et je lui ai répondu que je préfère patiner sur la croix gammée) Le Führer était furieux …

Au début de la Seconde Guerre mondiale, Hitler envahie les Sudètes, dès lors Vera émigre aux Etats-Unis avec sa famille où sa renommée lui permet d'être engagée comme vedette dans le spectacle de danse sur glace Ice-Capades, Repérée par Herbert J. Yates patron de Republic Pictures, elle apparaît comme patineuse dans deux films musicaux « Ice-Capades » (1941) de Joseph Santley suivi en 1942 de « Ice-Capades Revue » une comédie musicale construite autour de ses numéros de patinage. Dans la foulée, en 1943, sous le pseudonyme de Ralston (tiré du nom d'une céréale de petit-déjeuner populaire), elle signe un contrat à long terme avec Herbert J. Yates qui veut en faire une concurrente de Sonja Henie de la Fox. Naturalisée américaine en 1946, elle épouse son mentor en 1952 malgré les quarante ans qui les séparent.

Après quelques petits rôles, elle se démarque dans le western de Joseph Kane « Dakota » (1945), elle entre en conflit avec son père (Hugo Hass) un magnat du chemin de fer en se mariant avec un joueur professionnel interprété par John Wayne, avec Mike Mazurki, Walter Brennan et Ward Bond.

Elégante, le visage impassible elle incarne avec aisance une patineuse sur glace, accusée du meurtre du directeur du spectacle dans « Meurtre au Music Hall » un policier musical de John English ; puis un rôle sombre, dans le mélodrame «L’homme que j’ai choisi» (1947) de John H. Auer, celui d’une fausse infirmière où sous la pulsion de son amant, elle doit épouser et tuer son demi frère afin de profiter de sa fortune mais elle tombe amoureux de celui-ci. Elle se transforme en meurtrière et se voit défendue par l’épouse de sa victime une avocate incarnée par Ruth Hussey dans « La naufragée » (1948) de John H Auer , du même réalisateur , elle joue une déesse de la jungle dans « Tam-tam sur l’Amazone » (1948) elle vit parmi les animaux et possède le secret de la jeunesse éternelle avec George Brent et Brian Aherne ; elle est Fleurette la fille d’un Général dans « Le bagarreur du Kentucky » (1949) dont John Wayne en tombe amoureux malgré qu’elle soit promise à un homme à la situation bien assise. Dans le film de guerre signé Allan Dwan « Tonnerre sur le Pacifique » ( 1951) un triangle amoureux teinté de jalousie entre le capitaine Calver (Wendell Corey), le major Tom West (Forrest Tucker ) et le lieutenant infirmière Landers (Vera Ralston).

Puis dans le film d'aventures «Toutes voiles sur Java » (1952) de Joseph Kane, Fred MacMurray un capitaine de voilier part à la recherche d'une île volcanique qui possède des diamants, il achète une indigène esclave (Vera Ralston) qui connaît l'emplacement, sur l’île ils font face à une horde de pirates et d'un volcan qui entre en éruption ; dans « Cargo de femmes » (1953) de R.G. Springsteen elle commande avec hardiesse et sans délicatesse un navire dont l’équipage est composé de 29 femmes qui voguent vers la Californie pour trouver un mari avec David Brian et Scott Brady; c’est encore vers la Californie qu’elle fait route à bord d’un chariot de pionniers dans « La grande caravane » de Joseph Kane où moult aventures les attendent avec entre autres Joan Leslie, Forrest Tucker ,John Russell et Pat O'Brien .

Vera Ralston termine sa carrière sous la direction Joseph Kane notamment avec l’excellent western « La loi du plus fort » (1955) une chanteuse de cabaret aide Sterling Hayden à rechercher de celui qui a tuer son père il découvre qu'elle est la petite amie de son rival; puis elle retrouve l'atmosphère du film noir avec « Accusée de meurtre » (1956) elle endosse le rôle d’une vénéneuse chanteuse de cabaret, accusée de meurtre d'un avocat véreux ; autre western intéressant « Gunfire at Indian Gap » (1957) un mexicain (Anthony George) est accusé d'avoir pillé une diligence, arrêté , il s'échappe grâce à l’aide de Cheel (Vera Ralston)

Elle se retire du grand écran après un dernier film avec Joseph Kane « L’homme qui est mort deux fois » (1958), une chanteuse de boite de nuit soupçonne son mari (Don Megowan) décédé d'un accident de voiture d'être impliqué dans une histoire d'héroïne surtout après qu'elle ait trouvé sa planque dans son appartement, mais celui-ci est bien vivant …

Après le décès de Herbert J.Yates en 1966 Vera épouse l'homme d'affaire Charles De Alva de onze ans son cadet et à vécu tranquillement à Santa Barbara dans le sud de la Californie où elle y décède le 9 février 2003 suite à une longue bataille contre le cancer à l'âge de 84 ans.

Patineuse renommée, Vera Ralston à l’accent épais mena une carrière cinématographique avec un talent mitigé mais sans pour autant démériter, elle a pourtant côtoyé de grandes stars, mais il lui a sans doute manqué un rôle phare qui aurait pu la hisser au panthéon des grandes actrices de l’âge d’or hollywoodien.

Source : Gary Richardson - Fait le 14 novembre 2020 par Philippe de CinéMémorial.