VERA KORENE

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Profession:
Actrice française, d'origine Ukrainienne.

Date et lieu de naissance:
17-07-1901, à Bakhmut dans l'Empire russe, aujourd'hui l'Ukraine.

Date et lieu du décès:
19-11-1996, à Louveciennes dans les Yvelynes, en France.
Incinérée, ses cendres ont été inhumées au cimetière de Pantin dans la banlieue Nord de Paris.

Cause du décès:
De mort naturelle à l'âge de 95 ans.

Nom de naissance:
Rebecca Vera Koretzky.

État civil:
?

Taille:
?

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Anecdotes

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Biographie

La future Vera Korène est née Rebecca Vera Koretzky le 17 juillet 1901 à Bakhmut dans l'Empire russe, aujourd'hui l'Ukraine dans une famille bourgeoise juive ou son père était tailleur. Après la révolution de 1917 la famille immigre à Paris où elle achève ses études. Contre l'avis de ses parents, Rebecca entre au Conservatoire de Paris pour suivre des cours d'art dramatique.

Pour payer ses trois années d’études dans la classe de Firmin Gémier elle travaille chez un antiquaire. Nantie de deux premiers prix, Comédie et Tragédie, elle débute au théâtre de l’Odéon sous le patronage de son ancien professeur et fait son apprentissage avec «Le Marchand de Venise», «La Mégère apprivoisée» tout deux de Shakespeare, «Tartuffe» de Molière, et aussi d’autres auteurs modernes...

Parallèlement, elle tourne sous la direction de Louis Osmont et aux côtés de Félicien Tramel son premier film muet «Son Excellence le Bouif» (1922). Après ce petit rôle au cinéma et une tournée en Afrique du Nord, en 1931 elle entre à la Comédie-Française où elle deviendra sociétaire en 1936. Elle interprète avec élégance les héroïnes tragiques : Phèdre, Hermione, Athalie, Camille, Roxane, etc., mais elle a aussi le charme de Célimène, l'esprit de Madame de Léry et joue aussi bien Musset, Marivaux et Molière que Racine et Corneille.

Le cinéma devenu parlant, et sous le pseudonyme francisé de Vera Korène, elle fait son retour en 1933 jouant les belles espionnes et les vamps énigmatiques dans une douzaine de films à succès. Citons «La voix sans visage» de Léo Mittler, son père est accusé du meurtre de l'amant de sa femme, elle va découvrir que la coupable est sa mère qui voulait se débarrasser d'une liaison encombrante avec Jean Servais débutant En 1933, Louis Valray lui fait jouer un double rôle dans un drame social « La belle de nuit» celui de Maryse cool et élégante et Maïthé la prostituée maudite et détestable avec Paul Bernard Aimé Clarion et Jacques Dumesnil. Dans un film d'espionnage «Deuxième bureau» (1935), de Pierre Billon, elle est Erna une espionne allemande chargée de séduire et de supprimer, le capitaine Benoit Jean Murat qui s'est emparer des plans d'un nouvel avion allemand, ils finissent par tomber amoureux Erna sauve le capitaine en mourant à sa place. Pierre Billon la rappelle pour un rôle similaire «Au service du tsar» (1936), elle campe une terroriste qui à pour mission d'assassiner le Grand-duc, Roger Karl malgré sa détermination ils tombent amoureux, elle se fera tuer par une de ses maîtresses.

Sous l’influence de Yves Mirande elle change de registre avec une comédie de mœurs «Sept hommes, une femme» (1936) elle est la comtesse Lucie de Kéradec, une veuve inconsolable, mais un jour elle apprend que feu son mari la trompait, elle décide de refaire sa vie et convoque sept de ses soupirants pour en garder un, mais lequel ? Autre rôle majeur avec « La danseuse rouge " en 1937 de Jean-Paul Paulin, une fille pauvre, complice d’un jeune terroriste est incarcéré, prise en charge elle devient une danseuse étoile grâce son protecteur Jean Galland mais celui-ci l’utilise à des fins d’espionnage militaires, elle sera arrêtée et condamnée à mort. Dans un mélodrame elle est «Tamara la complaisante» (1937) de Félix Gandéra aux confins de la Sibérie, Grigory, Victor Francen un marchand de fourrures victime de sa passion pour la belle Tamara, tue son prétendant puis il se suicide en s'attachant sur son cheval, selon une tradition mongole.

En 1937, elle est l'épouse du capitaine Bruchot Victor Francen accusé de meurtre dans «Double crime sur la ligne Maginot » de Félix Gandéra, il va découvrir l'officier responsable du crime. En 1938, pour Yves Mirande, dans «Café de Paris » Genviève dîne avec son amant Jules Berry quand débarque son mari Jacques Grétillat directeur d'un journal à sensations, à minuit pile, alors que la salle est plongée dans l'obscurité, il se fait assassiner , toutes les personnes deviennent suspectes notamment Geneviève.

En 1939, après un dernier film, «La brigade sauvage » de Jean Dréville , la carrière cinématographique de Vera Korène est stoppée nette par l'occupation nazie. Déchue de sa nationalisation en tant que d’origine juive, promulgué par Vichy, on lui interdit de jouer, dès lors elle s'est enfuie au Canada et entreprend une longue tournée théâtrale en Amérique Les hostilités terminées, de retour en France, Vera Korène réintègre la Comédie Française.

En 1956, elle quitte la maison de Molière pour prendre la direction du théâtre de la Renaissance jusqu'en 1979 où elle produira des auteurs contemporains, notamment Jean-Paul Sartre. Vera Korène a mené une carrière théâtrale plus riche et plus remarquée que sa carrière au cinéma et pourtant sa courte filmographie d’une quinzaine de films contient quelques œuvres marquantes. Vera Korène décède le 19 novembre 1996, dans une maison de retraire à Louveciennes (Yvelynes), à l'âge vénérable de 95 ans. Incinérée, ses cendres ont été inhumées au cimetière de Pantin dans la banlieue Nord de Paris.

Source : Gary Richardson - Fait le 17 juin 2020 par Philippe de CinéMémorial.

 

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