SPENCER TRACY

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Profession:
Acteur américain.

Date et lieu de naissance:
05-04-1900, à Milwaukee, Wisconsin, États-Unis.

Date et lieu du décès:
10-06-1967, à Beverly Hills, Los Angeles, Californie, États-Unis.
Inhumé au Garden of Everlasting Peace, Forest Lawn, Glendale, Californie.

Cause du décès:
D'une crise cardiaque à l'âge de 67 ans.

Nom de naissance:
Spencer Bonaventure Tracy - Surnom : Spence.

État civil:
Liaison en 1940 avec l'actrice : KATHARINE HEPBURN - jusqu'en 1967.

Marié le 12 septembre 1923 avec : LOUISE TREADWELL - jusqu'à son décès en 1967.
Ils eurent deux enfants.
Un fils (John Ten Broeck Tracy - 26.06.1924) et une fille
(Louise Treadwell 'Susie' Tracy - 01-07-1932)

Taille:
(178 cm)

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Anecdotes

Second fils de John Edward Tracy, vendeur de camions d'origine irlando-américaine catholique, et Caroline Brown, une protestante qui se convertit à la Science chrétienne.

Spencer a servi à l'académie de Marquette avec l'acteur Pat O'Brien et à l'école de la marine au début de la Première Guerre Mondiale. Il était toujours à la cour de marine de la Norfolk, en Virginie à la fin de la guerre.

Avant d'être acteur, il subsiste avec des petits boulots comme portier ou vendeur. Spencer se déplace avec sa famille à Hollywood en 1931, et Tracy tourne dans 16 films en 3 ans !! En 1935, il est engagé par la MGM.

Acteur au dur caractère, il exige toujours son nom en tête d'affiche, même pour sa compagne.

L'American Film Institute l'a classé neuvième acteur de légende.

Son étoile se trouve au Walk of Fame, 6812 Hollywood Boulevard.

Fait le 09 MAI 2008 par Philippe de CinéMémorial.

photos

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Biographie

Hommage à SPENCER TRACY

Ajout de la vidéo le 20 octobre 2008 par Philippe de CinéMémorial.

 

De tous les grands personnages qui hantèrent Hollywood, de tous les grands acteurs qui y travaillèrent, Spencer Tracy fut certainement l'un des plus extraordinaires. Et des plus contradictoires. " Le plus grand acteur du monde " a dit Laurence Olivier, que l'on considère précisément comme méritant le mieux de porter cette lourde et dangereuse couronne. Il fut en tout cas un comédien d'un naturel extraordinaire, d'une sobriété exemplaire, cependant possédé du démon. Et comme cette sobriété ne s'étendait pas à l'alcool, pour lequel il éprouvait une prédilection marquée, par ce côté-là de sa personnalité, il devint aussi une légende à Hollywood. Là, tout le monde craignait les terribles accès de colère du vieil homme irascible. A cause de cela, il n'était pas beaucoup aimé.

Pourtant, à le voir plaisantant avec Clark Gable et les autres grands de la compagnie du Lion, comment croire que cet homme, qui semblait si jovial, si bon camarade, de nature si pacifique, pouvait tout à coup se métamorphoser en un être authentiquement insociable ? Docteur Jekyll et M. Hyde ? Les histoires que m'ont raconté à son sujet certaihs metteurs en scène avec qui ii travailla ne laissent pourtant aucun doute à ce sujet. Et ce n'est pas détruire une légende que d'y attacher foi. Mais redisons qu'il fut incontestablement un comédien génial, D'une humanité parfois bouleversante. D'une autorité souveraine aussi et, pourtant, il était aux antipodes de ce qu'on appelle une vedette, terme qu'il abhorrait. Il n'était pas non plus un acteur physiquement séduisant. Fascinant de présence et j'ai compris, le voyant, au milieu de ses camarades, combien il savait fasciner les gens, même ceux qui le craignaient. Il ne devint certes pas plus sociable en gagnant de l'âge. Une seule osait lui tenir tête. Comme lui, elle était du genre dominateur, farouchement opposée à toute intrusion dans sa vie privée, en soi une institution. Pendant 25 ans, elle fut la force motrice, la bouée de sauvetage, la compagne fidèle de Spencer Tracy. Vous avez évidemment compris qu'il s'agit de Katharine Hepburn.

Une grande comédienne elle aussi. Extraordinairement indépendante. Au point qu'elle ne se maria qu'une seule fois et seulement très brièvement : le temps de réaliser que je n'étais pas faite pour ce que tant de gens appellent une institution naturelle ", avoua-t-elle un jour. Comme Spencer était de religion catholique et qu'il s'était uni en 1938 à une jeune femme qui lui avait donné la réplique au théâtre et, une fois mariés, deux enfants, dont l'un naquit sourd-muet le drame de ce mariage !, il ne pouvait être question de divorce. Ce qui arrangeait d'ailleurs particulièrement Kate Hepburn, nullement encline à se lier à nouveau, seulement à donner son amour de la façon la plus merveilleusement dépouillée de tout égoïsme. Deux êtres très particuliers qui se comprirent dès leur première rencontre et qui pendant un quart de siècle allaient clamer leur totale compréhension mutuelle à la face du monde.

La chose peut-être la plus étonnante fut qu'ils réussirent à donner le change pendant ce laps de temps pendant que, autour d'eux, à Hollywood, se faisaient et se défaisaient tant d'unions de conjoints que l'on disait " parfaitement assortis ". Kate fut aux côtés de Spencer comme un chien fidèle durant les longues, les effrayantes périodes où il était sous la domination de son démon, l'alcool, et aussi quand ses coléreux emportements lui valaient les pires blâmes de ses employeurs.

Et il y eut autant d'éclats en 1955 quand Spencer fut désigné comme vedette de " La Loi de la Prairie ", tourné dans le cadre des Montagnes Rocheuses, pas loin de Montrose. Le premier jour du tournage, il disparut et ne revint qu'une semaine après, d'où une perte sèche de 30.000 dollars pour la M.G.M. la firme productrice. Il ne s'excusa même pas, au contraire, il exigea que l'on aille tourner dans la vallée " parce qu'il ne supportait pas l'altitude ". Robert Wise, le réalisateur, entra dans une rage folle et pria l'acteur d'aller au diable en des termes qu'il est préférable de ne pas transcrire. Quoi qu'il en soit, Spencer fut remplacé par James Cagney et son contrat chez M.G.M. fut rompu. Une dure leçon ? Pas du tout. La production de La Neige en deuil " fut pire. Les extérieurs furent tournés dans le cadre des Alpes françaises. Et là encore Spencer se montra sous son jour le plus désagréable : rebelle comme un enfant outrageusement gâté. Il est vrai aussi qu'il ne dessoûla pas pendant des jours. C'est seulement lorsque Katharine dépêcha en France sa fidèle, sa redoutable secrétaire, que les choses s'arrangèrent. Spencer redevint soudain sobre et maniable, l'homme charmant qu'il savait être à l'occasion, lorsqu'il réussissait à chasser son démon intérieur...

Son neuvième film avec Kate. Il était déjà très malade. À Hollywood circule l'histoire selon laquelle, le 10 juin 1967. ii posa à sa compagne cette question : Mais aurai-je encore, si j'accepte de faire le film, le temps de le terminer ? ". Ses forces le désertaient peu à peu. Et elle, consciente que ses jours étaient comptés, en ayant la certitude, le rassura, La parole de Kate était évangile pour Spencer. Le tournage fut le plus émouvant de sa carrière. Physiquement, il était maintenant très diminué, son visage fortement buriné était devenu un miroir qui ne trompe pas. L'abus de l'alcool avait miné progressivement sa forte constitution coeur affaibli, ablation de la vésicule biliaire, opération de la vessie, tout se liguait comme lui. Ce fut par un extraordinaire effort de volonté qu'il termina " Devine qui vient dîner ? ". Tout le monde, à commencer par Stanley Kramer, le producteur-réalisateur, poussa un énorme soupir de soulagement le jour du dernier tour de manivelle. Quinze jours après, le vieux guerrier irascible était mort, terrassé par un arrêt du coeur.

Kate ne consentit à montrer son chagrin à personne c'eût été contraire à sa farouche nature. Spencer détestait les larmes, toute sensiblerie. Elle n'en versa pas, du moins publiquement. Aux funérailles, ce fut Louise Tracy, sa femme, qui pleura son vieux compagnon de lutte. C'était normal et l'honneur était sauf, les bonnes coutumes aussi. Mais le plus beau roman d'amour ne fut pas l'officiel, plutôt le clandestin. Le testament de Spencer, on le trouve en quelque sorte dans son dernier film où, au cours d'une scène entre lui et Kate, i1 dit, faisant allusion aux jeunes amoureux S'ils éprouvent l'un pour l'autre ne fut-ce que la moitié de ce que nous avons ressenti, alors tout est pour le mieux.

Il a été l'interprète de quelques très grands films, de drames et de comédies faits avec intégrité, intelligence eI qui ont enrichi le patrimoine cinématographique américain, L'un d'eux aurait dû le combler tout particulièrement car il tenait à le faire " Le Vieil Homme et la Mer ". Mais ce fut un retentissant insuccès commercial. Par contre, quand on effeuille sa filmographie, que d'agréables souvenirs elle nous vaut !

Et on voit en même temps l'homme vieillir, ses cheveux blanchir, ses traits se creuser c'est très émouvant. La diversité de ses dons devient plus éclatante à mesure qu'avance sa carrière. Il fut querelleur, batailleur, dominateur, certes, il s'est fait pas mal d'ennemis durant son existence mouvementée mais, par contre, à travers l'image du merveilleux acteur qu'il fut, quelle vibrante admiration monta jusqu'à lui ! Il eut aussi deux Oscars en 1937 pour " Capitaines Courageux ", en 1938 pour " Des hommes sont nés ". De cette façon, Hollywood honore ceux qui lui sont les plus chers. Et qui entrent ainsi dans l'immortalité...

Fait le 09 mai 2008 par Philippe de CinéMémorial.

 

SES RÉCOMPENSES :

 

Spencer Tracy avec Bette Davis à la cérémonie des Oscars.

 

1969 - Pour : DEVINE QUI VIENT DÎNER ? - Prix BAFTA - Meilleur acteur - British Academy Awards, Royaume-Uni.


1958 - Pour : LE VIEIL HOMME ET LA MER - Prix NBR - Meilleur acteur - National Board of Review, États-Unis.

1958 - Pour : LA DERNIÈRE FANFARE - Prix NBR - Meilleur acteur - National Board of Review, États-Unis.

1955 - Pour : UN HOMME EST PASSÉ - Prix d'interprétation masculine - Festival de Cannes, France.

1954 - Pour : GLOIRE ET FORTUNE - Golden Globe - Meilleur acteur de cinéma catégorie drame, États-Unis.

1939 - Pour : DES HOMMES SONT NÉS - Oscar - Meilleur acteur, États-Unis.

1938 - Pour : CAPITAINES COURAGEUX - Oscar - Meilleur acteur, États-Unis.

 

Filmographie

 

73 LONGS MÉTRAGES
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1967 - DEVINE QUI VIENT DÎNER

 

1964 - CHEYENNES .LES

 

1963 - MONDE FOU, FOU, FOU, FOU .UN

 

1962 - CONQUÊTE DE L'OUEST .LA

 

1961 - JUGEMENT À NUREMBERG

 

1961 - DIABLE À QUATRE HEURES .LE

 

1960 - PROCÈS DE SINGE

 

1958 - DERNIÈRE FANFARE .LA

 

1958 - VIEIL HOMME ET LA MER .LE

 

1957 - FEMME DE TÊTE .UNE

 

1957 - CAMBRIOLEUR .LE

 

1956 - NEIGE EN DEUIL .LA

 

1954 - HOMME EST PASSÉ .UN

 

1954 - LANCE BRISÉE .LA

 

1953 - GLOIRE ET FORTUNE

 

1952 - CAPITAINE SANS LOI

 

1952 - MADEMOISELLE GAGNE-TOUT

 

1951 - PEUPLE ACCUSE O'HARA .LE

 

1951 - ALLONS DONC PAPA !

 

1950 - PÈRE DE LA MARIÉE .LE

 

1949 - MADAME PORTE LA CULOTTE

 

1949 - MALAYA

 

1949 - ÉDOUARD, MON FILS

 

1948 - ENJEU .L'

 

1947 - ÉTERNEL TOURMENT

 

1946 - MAÎTRE DE LA PRAIRIE .LE

 

1945 - SANS AMOUR
Without love
D'Harold S. Bucquet

 

1944 - TRENTE SECONDES SUR TOKYO

 

1944 - SEPTIÈME CROIX .LA

 

1943 - NOMMÉ JOE .UN

 

1942 - FLAMME SACRÉE .LA

 

1942 - TORTILLA FLAT

 

1942 - FEMME DE L'ANNÉE .LA

 

1941 - DES HOMMES VIVRONT

 

1941 - DR. JEKYLL ET MR. HYDE

 

1940 - FIÈVRE DU PÉTROLE .LA

 

1940 - VIE DE THOMAS EDISON .LA

 

1940 - GRAND PASSAGE .LE

 

1939 - JEUNESSE DE TOM EDISON .LA
Young Tom Edison
De Norman Taurog

 

1939 - CETTE FEMME EST MIENNE

 

1939 - STANLEY ET LIVINGSTONE

 

1938 - DES HOMMES SONT NÉS

 

1938 - PILOTE D'ESSAI

 

1937 - MANNEQUIN

 

1937 - GRANDE VILLE .LA

 

1937 - CAPITAINES COURAGEUX

 

1937 - ON LUI DONNA UN FUSIL

 

1936 - SAN FRANCISCO

 

1936 - FURIE

 

1936 - FINE MOUCHE .UNE

 

1936 - LOI DU PLUS FORT .LA

 

1935 - ON A VOLÉ LES PERLES KORONOFF

 

1935 - ENFER .L'

 

1935 - MURDER MAN .THE

 

1935 - IT'S A SMALL WORLD

 

1934 - MARIE GALANTE

 

1934 - SHOOT THE WORKS

 

1934 - NUITS DE NEW YORK .LES

 

1934 - BOTTOMS UP
De David Butler

 

1934 - SHOW-OFF .THE

 

1934 - TEMPÊTE SUR LA LIGNE

 

1933 - CEUX DE LA ZONE

 

1933 - POWER AND THE GLORY .THE

 

1933 - RAVISSEURS

 

1933 - SHANGHAI MADNESS
De John G. Blystone

 

1933 - FACE IN THE SKY
D'Harry Lachman

 

1932 - 20.000 ANS SOUS LES VERROUS

 

1932 - ME AND MY GAL

 

1932 - PAINTED WOMAN .THE
De John G. Blystone

 

1932 - SOCIETY GIRL

 

1932 - JEUNE AMÉRIQUE

 

1932 - AS MALGRÉ LUI .L'

 

1931 - CONDUITE DÉSORDONNÉE
Disorderly conduct
De John W. Considine Jr.

 

1931 - SHE WANTED A MILLIONAIRE
De John G. Blystone

 

1931 - GOLDIE

 

1931 - AMOUR ET SIX CYLINDRES
Six cylinder love
De Thornton Freeland

 

1931 - FORTUNES RAPIDES

 

1930 - UP THE RIVER

 

_______________________FIN_____________________

 

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