SIDNEY LUMET

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Profession:
Réalisateur, acteur, scénariste et producteur américain.

Date et lieu de naissance:
25-06-1924, à Philadelphie, Pennsylvanie, États-Unis.

Date et lieu du décès:
07-04-2011, à New York, États de New York, États-Unis.

Cause du décès:
D'un cancer lymphatique à l'âge de 86 ans.

Nom de naissance:
Sidney Henry Lumet.

État civil:
Marié en 1949 avec : RITA GAM - Divorcé en 1954.

Marié le 27 août 1956 avec : GLORIA VANDERBILT - Divorcé le 24 août 1963.

Marié le 23 novembre 1963 avec : GAIL LUMET BUCKLEY - Divorcé en 1978.
Ils eurent deux enfants : Amy Lumet et l'actrice : Jenny Lumet.

Marié en 1980 avec : MARY GIMBEL - Jusqu'au décès de Sidney en 2011.

Taille:
(165 cm), Cheveux poivre et sel, yeux bruns.

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Anecdotes

Né à Philadelphie en 1924 d'un père "Baruch Lumet" acteur et d'une mère "Eugenia Wermus"danseuse, Sidney Lumet grandit dans un monde où cohabitent artistes, acteurs, chanteurs...

"Douze hommes en colère", son premier film réalisé en 1957, est aussi l'un des plus marquants. Henry Fonda, magistral, y campe un juré pris de doute sur la culpabilité d'un homme qui risque la peine de mort.

Nominé cinq fois aux Oscars dans la catégorie meilleur réalisateur, la statuette lui a toujours échappé. Ce n'est qu'en 2005, alors qu'il allait fêter ses 81 ans, que Sidney Lumet s'est vu décerner un Oscar d'honneur.

"Si vous priiez pour être capable d'habiter un personnage, Sidney était le prêtre qui vous écoutait et vous aidait à faire en sorte que vos prières soient exaucées", avait lancé Al Pacino en remettant la statuette au réalisateur ce soir-là.

 

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Biographie

Le réalisateur de «Douze hommes en colère», «Serpico» et «Network» est décédé à 86 ans à Manhattan, samedi 9 avril 2011, laissant une œuvre riche de cinquante films.

Sa fascination pour la ville des villes fut telle, qu’il a pu apparaître comme un cinéaste «new yorkais», aux côtés de Woody Allen ou de Martin Scorsese. Bien que natif de Philadelphie, à cent cinquante kilomètres plus au sud, Sidney Lumet, décédé samedi 9 avril des suites d’une longue maladie dans son appartement de Manhattan, aura lui aussi contribué à dresser le portrait complexe de la mégalopole.

Notamment à travers une série de polars (Un après-midi de chien, Serpico, Le Prince de New York) qui s’interrogeaient tous sur la place de l’homme plongé dans l’extrême urbain.

À l’inverse de ses condisciples, Sidney Lumet n’accéda que tardivement à la reconnaissance de ses pairs. Nommé cinq fois aux Oscars dans la catégorie Meilleur réalisateur, il n’obtint jamais la récompense et dut se consoler avec une statuette d’honneur, remise en 2005, à 80 ans passés.

Deux ans plus tard, en 2007, le festival de Deauville lui rendait un hommage appuyé, doublé d’une rétrospective à la Cinémathèque française. Devant une salle debout, le cinéaste aux épaisses lunettes s’était écrié, ému : «Il ne fallait pas en faire tant, je serais venu pour rien».

Chantre de la tolérance :

Avant d’offrir aux spectateurs, en avant-première mondiale, son dernier film : 7 h 58 ce samedi-là. Œuvre nerveuse, très noire, formidablement portée par Philip Seymour Hoffman et Ethan Hawke, dans laquelle deux frères organisaient le hold-up de la bijouterie de leurs parents.

Vision implacable des relations filiales, situations sans issue, âpreté des contacts humaines, rapports troubles entre pègre et police…

Le cinéma de Sidney Lumet a mis en scène, plus que d’autres, des personnages se débattant de manière obstinée contre différentes formes d’oppression, permettant à l’auteur de déployer les thèmes qui lui étaient chers : la tolérance, l’homme face à l’institution, à la loi, à la morale ou à la recherche de la vérité. Bon nombre de ces questions figuraient déjà dans son premier long-métrage de cinéma.

Douze hommes en colère, tiré de la pièce de Reginald Rose. Produit et superbement interprété par Henry Fonda, ce film de 1957 montrait, dans le cadre d’un procès, les doutes d’un juré face à l’unanimité de ses collègues.

Serpico, croisade anti-corruption :

Fils d’un comédien de théâtre juif, Sidney Lumet était un enfant de la balle. Il avait fait très jeune ses premiers pas sur scène, avant de rejoindre la cohorte des acteurs dont la radio avait alors grand besoin.

Le goût de la mise en scène lui vint à 23 ans, lorsqu’il monta ses premiers spectacles d’avant-garde off-Broadway. Puis, au début des années 1950, en tant que réalisateur de télévision, notamment pour les séries Danger et You are here.

Ses débuts brillants dans le 7e Art allaient inaugurer une carrière de plus d’un demi-siècle. Un chemin ambitieux, jalonné d’adaptations de pièces de théâtre (de La Mouette de Tchekhov à L’Homme à la peau de serpent de Tennessee Williams) et entrecoupé d’éclipses…

Mais, surtout, riche d’œuvres marquantes, telles que, dans les années 1970, Serpico, croisade anti-corruption d’un flic intègre, menée de main de maître par Al-Pacino, ou Network, satire d’une télévision vendue aux puissances d’argent, sacrifiant le journalisme au divertissement. De la race des vrais lucides, Sidney Lumet n’avait rien perdu de son ton incisif.

 

SES RÉCOMPENSES :

 

2005 - Oscar d’Honneur - Academy Awards, États-Unis.

2004 - Prix d’Excellence de la mise en scène Joseph L. Mankiewicz - Festival du cinéma Director’s View de Stamford, États-Unis. 2001 - Prix Nouvelle Technologie - PGA Golden Laurel Awards, États-Unis.

1998 - Prix pour l’ensemble de sa carrière - Gotham Awards de New York, États-Unis.

1996 - Prix Billy Wilder - National Board of Review, États-Unis.

1993 - Prix pour l’ensemble de sa carrière - Guilde des réalisateurs américains, États-Unis.

1989 - Prix DGA d’honneur membre à vie de sa carrière - Guilde des réalisateurs américains, États-Unis.

1983 - Pour : LE VERDICT - Prix NBR - Meilleur réalisateur - National Board of Review, États-Unis.

1981 - Pour : LE PRINCE DE NEW YORK - Prix NYFCC - Meilleur réalisateur - Cercle des critiques de cinéma de New York, États-Unis.

1981 - Pour : LE PRINCE DE NEW YORK - Prix Pasinetti - Meilleur film - Festival du cinéma de Venise, Italie.

1975 - Pour : LE CRIME DE L’ORIENT EXPRESS - Prix du meilleur film - Evening Standard British Film Awards, Royaume-Uni.

1976 - Pour : UN APRÈS-MIDI DE CHIEN - Prix LAFCA - Meilleur réalisateur - Cercle des critiques de cinéma de Los Angeles, États-Unis.

1976 - Pour : NETWORK, MAIN BASSE SUR LA TV - Golden Globe - Meilleur réalisateur de cinéma,États-Unis.

1976 - Pour : Prix LAFCA - Meilleur réalisateur - Cercle des critiques de cinéma de Los Angeles, États-Unis.

1965 - Pour : LE PRÊTEUR SUR GAGES - Prix FIPRESCI - Mention d’honneur - Festival international du cinéma de Berlin, Allemagne.

1965 - Pour : LE PRÊTEUR SUR GAGES - Bodil - Meilleur film étranger, Danemark.

1960 - Pour : L’HOMME À LA PEAU DE SERPENT - Coquille d’Argent - Festival international du cinéma de San Sebastian, Espagne.

1958 - Pour : DOUZE HOMMES EN COLÈRE - l'Ours d'Or - Festival international du cinéma de Berlin, Allemagne.

1958 - Pour : DOUZE HOMMES EN COLÈRE - Prix OCIC - Festival international du cinéma de Berlin, Allemagne.

1958 - Pour : DOUZE HOMMES EN COLÈRE - Bodil - Meilleur film américain, Danemark.

1958 - Pour : DOUZE HOMMES EN COLÈRE - Mention Spéciale - Festival international du cinéma de Locarno, Suisse.

1958 - Pour : DOUZE HOMMES EN COLÈRE - Ruban d’Argent - Meilleur réalisateur d’un film étranger - Syndicat national italien des journalistes de cinéma, Italie.

1958 - Pour : DOUZE HOMMES EN COLÈRE - Prix Kinema Junpo - Meilleur film étranger - Prix Kinema Junpo, Japon.

1958 - Pour : DOUZE HOMMES EN COLÈRE - Prix Ruban Bleu - Meilleur film étranger - Prix des rubans bleus de Tokyo, Japon.

 

Source : Arnaud Schwartz pour : la-croix.com - Philippe de CinéMémorial.