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Profession:
Acteur et producteur américain.
Date et lieu de naissance:
26-12-1914, à Sunrise dans le Minnesota, États-Unis.
Date et lieu du décès:
24-03-2008, à Roxbury dans le Connecticut, États-Unis
Cause du décès:
À la suite d'une fracture. Il était âgé de 93 ans.
Nom de naissance:
Richard Widmark.
État civil:
Veuf de : JEAN HAZLEWOOD (5 avril 1942 jusqu'à son décès le 02 mars 1997)
Ils eurent une Fille : Anne Heath Widmark.
Marié en septembre 1999 jusqu'à son décès en 2008 avec : SUSAN BLANCHARD.
Taille:
(178 cm)
Fils de Carl H. Widmark et d'Ethel Mae Widmark.
Sa fille Anne Heath Widmark, est marié au joueur de baseball : Sandy Koufax le 01 janvier 1969.
Richard Widmark était un jeune homme studieux, licencié en science politiques, qui prend conscience de ses convictions politiques en traversant l'Allemagne nazie alors qu'il fait le tour de l'Europe à vélo.
Ses débuts au cinéma ne passent pas inaperçu grâce au film “Le Carrefour De La Mort” (1947) d'Henry Hathaway avec Victor Mature, il interprète le méchant Tommy Udo qui devient vite une figure mythique du 7ème art. Il obtient pour ce rôle une nomination à l'Oscar du meilleur acteur dans un 2nd rôle sans remporter la récompense. Se sera son unique nomination à l'oscar dans toute sa carrière.
Il était devenu l'une des légendes de Hollywood en tournant quelque 70 films sous la direction des réalisateurs les plus prestigieux : Kazan, («Panique dans la rue», 1950), Mankiewicz, «La porte s'ouvre, 1950), Fuller («Le port de la drogue», 1953) ou Minelli («La toile d'araignée, 1955).
Passionné par le théâtre, il est à 24 ans professeur de diction et d'art dramatique à l'université de Lake Forrest et débute à la radio avant de brûler les planches à Broadway, notamment aux côtés d'Ingrid Bergman dans "Jeanne d'Arc".
Démocrate convaincu, il haïssait la violence et regrettait l'évolution du cinéma américain, dirigé selon lui par "des hommes d'affaires sans aucune dignité".
Ajout de la vidéo le 18 septembre 2010 par Philippe de CinéMémorial.
Fait le 27 mars 2008 par Philippe de Cinémémorial.
UNE LÉGENDE de Hollywood s’éteint. L’acteur américain Richard Widmark, qui avait connu la gloire dès son premier rôle en 1947 dans le film « Le carrefour de la mort », est mort à l’âge de 93 ans.
Avec sa mèche blonde, ses traits taillés au ciseau et sa silhouette d’éternel jeune homme, Richard Widmark a traversé cinquante ans de cinéma américain en visitant tous les genres, du film noir au western, du drame psychologique au film de guerre et de catastrophe. Widmark est mort lundi, chez lui, dans le Connecticut. Il souffrait de la fracture d’une vertèbre depuis plusieurs mois et sa santé s’était dégradée.
L’homme était discret. On l’avait un peu oublié, lui qui ne faisait plus parler de lui depuis qu’il ne tournait plus. Mais il avait toujours protégé sa vie privée. Est-ce cette discrétion qui l’empêcha d’atteindre la popularité de ses pairs Robert Mitchum, Gregory Peck, Burt Lancaster ou Kirk Douglas ? Ce qui est totalement immérité : le comédien aligne une filmographie exceptionnelle dans laquelle on retrouve des réalisateurs comme Hathaway, Fuller, Minelli, Daves, Preminger, Wellman, Ford, Siegel, Mankiewicz, Sturges, Dmytryk, Aldrich, Schoendorff. Et les personnages qu’il a incarnés, militaire désobéissant aux ordres par esprit de justice, cow-boy abandonnant un cynisme naturel pour sauver ses compagnons ou flic faisant salement un sale métier, sont inscrits au fer rouge dans la mémoire du public.
Souvent sauvage et violent à l’écran – il maniait à merveille un sourire énigmatique allant du rictus à la tendresse –, Widmark exaltait cette énergie par un fluide intelligent lui traversant tout le corps et qu’il devait à des études en sciences politiques et à un professorat d’art de la diction à New York. Pourtant, sa première apparition cinématographique, en 1947, lui donna une image de psychopathe ravagé : dans Le carrefour de la mort, de Henry Hathaway, il habite, avec un remarquable sens du grotesque, un tueur névrosé poussant, dans un grand éclat de rire, une infirme du haut d’un escalier. Ce rôle fit sensation et lança immédiatement Widmark. Les rôles de gangster s’enchaînèrent dans Les forbans de la nuit de Jules Dassin, Panique dans la rue d’Elia Kazan ou Le port de la drogue de Sam Fuller.
Widmark y est parfait. Mais c’est dans le western qu’il va donner le meilleur de son âme. Jouant toujours sans sentimentalisme – et c’est rare dans le Hollywood des années 1950 –, l’acteur incarne souvent des hommes hantés par une faille. Constamment en mouvement, c’est souvent lui qui rythme des westerns tels La lance brisée d’Edward Dmytryk, La dernière caravane de Delmer Daves, Le trésor du pendu de John Sturges, L’homme aux colts d’or de Dmytryk ou La route de l’Ouest d’Andrew MacLaglen.
Il sut aussi rendre crédible un personnage de Viking agressif dans Les drakkars de Jack Cardif. Un rôle à mille lieues de ce qu’il était dans sa vraie vie, un intellectuel de gauche qui, en 1937, avait réalisé un documentaire pour dénoncer les camps de la jeunesse hitlérienne.
A partir de 1967, le western est en déclin. Widmark va lui donner un dernier coup de chapeau en produisant et en jouant Quand meurent les légendes, une œuvre crépusculaire de Stuart Millar. Richard y est un vieux bourlingueur alcoolique de rodéo dans les Etats-Unis d’aujourd’hui qui truque des rencontres. Il rencontre un jeune Indien, graine de champion qui refuse, finalement, les escroqueries de l’ancien pour vivre dignement alors que son aîné s’enfonce dans la mort en bouteilles. Widmark montre dans ce film que l’Amérique fausse son folklore pour se donner une image innocente et que le génocide de l’Indien continue après le milieu du XXe siècle, même s’il est devenu culturel plutôt que physique.
Le personnage du flic Madigan que Don Siegel lui offrit en 1968 devint un personnage de télévision. Widmark l’endossera, à une époque où les stars ne le faisaient guère. On le retrouva encore dans des films catastrophe où il joue des personnages très secondaires et à oublier aussitôt. Et dans de nombreux téléfilms où sa prestance et son talent s’illustrèrent toujours.
Né dans la petite ville de Sunrise (Minnesota), en 1914, adolescent dans le Chicago des bootleggers, voyageur en Europe dès qu’il eut 20 ans, Widmark donna une extraordinaire tension à tous les films auxquels il participa.
A la fin de sa vie, il fulminait contre Hollywood où, à travers des films à succès tels Dumb and Dumber et Forrest Gump, le cinéma faisait l’éloge de l’idiotie comme valeur positive. Lui, Widmark, avait lutté et mouillé sa chemise, n’hésitant pas à être un intellectuel populaire et communiquant. Comme, lorsque, en 1965, il produisit et joua Aux postes de combat, de James Harris, pour dénoncer et caricaturer le politicien ultraconservateur Barry Goldwater devenu, dans cette histoire de sous-marin, un militaire paranoïaque interprété avec délectation par celui qui vient de nous quitter. Ce démocrate convaincu détestait la violence et regrettait l’évolution du cinéma américain, dirigé, disait-il, « par des hommes d’affaires sans dignité ».
Son étoile se trouve au Walk of Fame 6800, Hollywood Boulevard.
1989 - Prix pour l’ensemble de sa carrière - National Board of Review, États-Unis.
1948 - Pour : carrefour de la mort .le - Golden Globe - Meilleur espoir masculin de cinéma, États-Unis.
61 LONGS MÉTRAGES DÉTAILLÉS
1985 - BLACKOUT
1983 - CONTRE TOUTE ATTENTE
1982 - COMMANDO
1981 - FOLIE AUX TROUSSES .LA
1980 - NATIONAL LAMPOON GOES TO THE MOVIES
1979 - SECRET DE LA BANQUISE .LE
1978 - INÉVITABLE CATASTROPHE .L'
1977 - MORTS SUSPECTES
1977 - ULTIMATUM DES TROIS MERCENAIRE .L'
1977 - THÉORIE DES DOMINOS .LA
1976 - TOBOGGAN DE LA MORT .LE
1974 - CRIME DE L'ORIENT-EXPRESS .LE
1972 - QUAND MEURENT LES LÉGENDES
1970 - GUERRE DES BOOTLEGGERS .LA
1969 - A TALENT FOR LOVING
1968 - POIGNÉE DE PLOMBS .UNE
1968 - POLICE SUR LA VILLE
1967 - ROUTE DE L'OUEST .LA
1965 - AUX POSTES DE COMBAT
1966 - ALVAREZ KELLY
1964 - CHEYENNES .LES
1963 - DRAKKARS .LES
1963 - TROIS SOLDATS DE L'AVENTURE .LES
1962 - CONQUÊTE DE L'OUEST .LA
1961 - JUGEMENT À NUREMBERG
1961 - DEUX CAVALIERS .LES
1960 - ALAMO
1960 - DERNIER PASSAGE .LE
1959 - HOMME AUX COLTS D'OR .L'
1958 - DANS LA SOURICIÈRE
1958 - PÈRE MALGRÉ LUI
1957 - TRÉSOR DU PENDU .LE
1957 - CHUTE DES HÉROS .LA
1957 - SAINTE JEANNE
1956 - DERNIÈRE CARAVANE .LA
1956 - COURSE AU SOLEIL .LA
1955 - COUP DE FOUET EN RETOUR
1955 - TOILE D'ARAIGNÉE .LA
1955 - HOLD-UP EN PLEIN CIEL
1954 - LANCE BRISÉE .LA
1954 - JARDIN DU DIABLE .LE
1953 - DÉMON DES EAUX TROUBLES .LE
1953 - SERGENT LA TERREUR
1952 - PORT DE LA DROGUE .LE
1952 - DESTINATION GOBI
1952 - MY PAL GUS
1952 - TROUBLEZ-MOI CE SOIR
1952 - SARABANDE DES PANTINS .LA
1951 - DUEL DANS LA FORÊT
1951 - HOMMES-GRENOUILLES .LES
1950 - OKINAWA
1950 - PORTE S'OUVRE .LA
1950 - PANIQUE DANS LA RUE
1950 - FORBANS DE LA NUIT .LES
1949 - FURIE DES TROPIQUES .LA
1949 - MARINS DE L'ORGUEILLEUX .LES
1948 - VILLE ABANDONNÉE .LA
1948 - FEMME AUX CIGARETTES .LA
1948 - DERNIÈRE RAFALE .LA
1947 - CARREFOUR DE LA MORT .LE
15 PARTICIPATIONS POUR LA TÉLÉVISION
2008 - MEURTRES À L'EMPIRE STATE BUILDING
1992 - LINCOLN
1989 - DESTINÉE DE MADEMOISELLE SIMPSON .LA
1988 - DERNIER WESTERN .LE
1987 - A GATHERING OF OLD MEN
1986 - COLÈRE EN LOUISIANE
1980 - NOIR ET LE BLANC .LE
1979 - MISTER HORNE
1976 - SURSIS .LE
1975 - LAST DAY .THE
1975 - FILLE POUR LE DIABLE .UNE
1974 - BENJAMIN FRANKLIN
1973 - DERNIÈRE ENQUÊTE .LA
1972 - MADIGAN
1971 - VANISHED
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08-02-2010 17:12:02
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