ROBERT HIRSCH

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Profession:
Acteur et homme de théâtre français.

Date et lieu de naissance:
26-07-1925, à l'Isle Adam dans le Val d'Oise, France.

Date et lieu du décès:
16-11-2017, à Paris, France.

Cause du décès:
De mort naturelle à l'âge de 92 ans.

Nom de naissance:
Paul Robert Hirsch.

État civil:
?

Taille:
?

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Anecdotes


Robert Hirsch travaille d'abord la danse classique puis suit les cours d'art dramatique de René Simon au Conservatoire. Il obtient les premiers prix de comédie classique et de comédie moderne. En 1948, il devient pensionnaire de la Comédie-Française. Il débute au cinéma en 1951 dans Le dindon de Claude Barma.

 

photos

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Biographie

Hommage à ROBERT HIRSCH
Dans la bande annonce du film : 125 RUE MONTMARTRE.

Ajout de la vidéo le 19 novembre 2017 par Philippe de CinéMémorial

 

Bien sûr, n’ayant pas fait au cinéma une carrière aussi éblouissante que sur scène, Hirsch était moins médiatique. Les jeunes le connaissent peu. Mais il était devenu au fil des ans une espèce de dieu tutélaire du théâtre. L’incarnation de l’art dramatique. La personnification de cet animal étrange : l’acteur. Il était adoré, vénéré, non seulement par le public mais par ses pairs.


Il pouvait pourtant être rosse. L’an dernier, quand «l’Obs» l’avait interviewé à l’occasion de sa dernière parution en scène (dans une pièce de Florian Zeller à L’Œuvre), il ne s’était pas privé de décocher quelques coups de pieds en vache à certains de ses confrères. Mais quelle drôlerie ! Il fallait voir ses minauderies quand il imitait Marie Bell dans le rôle d’Agrippine. Même dans ses plus féroces pitreries, il n’était jamais lourd. Quelque chose de sa formation initiale de danseur subsistait dans ses gestes. Une grâce particulière. Rappelez-vous sa parodie du «Lac des cygnes», exécutée pour la télévision avec son complice Jacques Charon. C’était du plus haut burlesque. Très appuyé mais jamais laid à voir. Oui, la grâce... Idolâtré par le public

Fils d’un bijoutier de la région parisienne, né en 1925, Robert Hirsch n’est entré au Conservatoire d’art dramatique qu’après avoir suivi les cours de l’école de danse de l’Opéra. C’est Marguerite Jamois qui l’a repéré lors d’une audition et aiguillé vers le Conservatoire.


Il entre à la Comédie-Française à vingt-trois ans, il en sortira à l’approche de la cinquantaine. Entre-temps, il en sera devenu la vedette. L’alternance qui y prévaut lui permet d’enfiler à la suite, l’après-midi le veston élimé de Bouzin («Le Fil à la patte», de Feydeau) et le soir le manteau étincelant de Néron («Britannicus», de Racine). Le public l’idolâtre. Il a été un délicieux Arlequin chez Marivaux, un Raskolnikov pathétique, un Richard III dément...

Ses tentatives au cinéma («Martin soldat», «Pas question le samedi», etc.) ne sont pas couronnées du même succès. Sans doute ne sait-il pas s’économiser assez. La sobriété n’est pas sa qualité première. Il est bourré de tics. Quand on lui dit qu’il «en fait trop», il répond que les acteurs qui en font trop peu finissent par jouer en coulisses.

La gloire lui vient par les seconds rôles

En 1974, l’annonce de son départ de la Comédie-Française fait l’effet d’une bombe dans le monde du théâtre. Pas sûr qu’il ait eu raison de quitter la Maison de Molière. Ses premiers pas à l’extérieur se sont soldés par une série de bûches. Il en convenait lui-même avec humour. En choisissant «Monsieur Amilcar» d’Yves Jamiaque, même dirigé par l’ami Jacques Charon, il n’avait pas eu la main heureuse. Ses autres spectacles ne furent pas de franches réussites. Il a mis longtemps à comprendre que le public du théâtre privé n’est pas celui du Théâtre-Français. Ce n’est qu’en 1980, avec «Deburau», de Sacha Guitry, qu’il va renouer avec le succès. À croire que Jean-Jacques Gautier, le très conservateur critique du «Figaro», avait raison : on n’avait pas envie de le retrouver en complet veston.


La gloire lui est aussi venue par des seconds rôles. Bouzin est loin d’être le héros du «Fil à la patte». Hirsch avait d’ailleurs refusé le rôle. Charon a dû beaucoup insister avant qu’il ne l’accepte. Et son premier Molière (il en a reçu six en tout !) lui a été décerné en 1992 pour le rôle – secondaire – d’Oronte dans «Le Misanthrope», de Molière, mis en scène par Francis Huster.

Autant Robert Hirsch se donnait sur scène sans compter, autant il se protégeait dans le privé. Après la mort de Bernard Durand, le compagnon qu’il retrouvait chaque soir après la représentation, pour dîner toujours à la même table dans le même restaurant, il s’était barricadé. Rien ne l’intéressait en dehors du théâtre. Il ne voyait plus de films qu’à la télévision. On avait l’impression que c’était une espèce de vampire qui attendait la tombée du jour pour sortir de chez lui. Il lui fallait la lumière des projecteurs pour reprendre vie. Quand on lui demandait à quoi il occupait ses journées quand il ne répétait pas, il disait: «Je vieillis.» Moins gaiement que la Zazie de Raymond Queneau.

Sa dernière pièce s’appelait «Avant de s’envoler». Eh bien, c’est fait.

Source : Jacques Nerson pour bibliobs.nouvelobs.com - Fait le 19 novembre 2017 par Philippe de CinéMémorial.

 

SES RÉCOMPENSES :

2014 - Pour : LE PÈRE - Molière du comédien dans un spectacle de théâtre privé.

2013 - Palmarès du théâtre 2013 - Prix d'honneur.

2007 - Pour : LE GARDIEN - Molière du comédien.

1999 - Pour : LE BEL AIR DE LONDRES - Molière du comédien.

1997 - Pour : EN ATTENDANT GODOT - Molière du comédien dans un second rôle.

1992 - Prix du Brigadier - Brigadier d'honneur pour l'ensemble de sa carrière.

1992 - Molière d'honneur pour l'ensemble de sa carrière.

1992 - Pour : LE MISANTHROPE - Molière du comédien dans un second rôle.

1990 - Pour le film : HIVER 54, L’ABBÉ PIERRE - César - Meilleur second rôle masculin, France.

1972 : pour le film : RICHARD III - Prix du Syndicat de la critique - Meilleur comédien, france.