PIERRE FALARDEAU

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Profession:
Réalisateur, Scénariste, Acteur, Monteur, Dir. de la photographie, Producteur, Chroniqueur et Romancier Québécois.

Date et lieu de naissance:
28-12-1946, à Montréal, Québec, Canada.

Date et lieu du décès:
25-09-2009, à l'hôpital Notre-Dame de Montréal au Québec, Canada.

Cause du décès:
D'un cancer à l'âge de 62 ans.

Nom de naissance:
Pierre Guillaume Falardeau.

État civil:
Marié à Manon Leriche, trois enfants, Jules, Hélène et Jérémie.

Taille:
(1,83 m )

Commentaires: 2

Anecdotes

Pierre Falardeau fréquente le Collège de Montréal, rue Sherbrooke. À la vieille maison des Sulpiciens, il fait la connaissance, entre autres, de Julien Poulin qui restera son ami et complice jusqu'à la fin.

Après son cours classique, il entreprend en 1967 des études d'anthropologie et d'ethnologie à l'Université de Montréal.

Sportif, le jeune Falardeau s'adonne à la pratique du football et s'initie brièvement à la boxe; lecteur avide, il préférera Hemingway à Musset.

Outre son oeuvre cinématographique, il a publié quelques essais dont La liberté n'est pas une marque de yogourt, aux Éditions Stanké, en 1995, Les boeufs sont lents, mais la terre est patiente, chez VLB éditeur, en 1999.

Son grand succès populaire demeure Elvis Gratton dont n’importe qui connait au moins une réplique.

Les détails concernant les obsèques du cinéaste et écrivain ne sont pas encore connus.

Pierre Falardeau animait son propre site à voir absolument http://www.pierrefalardeau.com/

 

 

Mise en page par Philippe de CinéMémorial le 26 septembre 2009.
Ce qu'ils ont dit de lui.

L'acteur Luc Picard, qui interprétait Chevalier de Lorimier dans 15 février 1839 de Pierre Falardeau et joua aussi dans Octobre, le décrit comme un « amoureux de la vie », un « être d'une profonde humanité ».

Denis Trudel, qui interprétait tout comme Luc Picard un des protagonistes de la crise d'Octobre, a reçu comme un choc la nouvelle de sa mort.

M. Trudel, "Falardeau, pour moi, c'était la rencontre marquante de ma vie d'acteur, parce que c'était un exemple d'intégrité comme il n'en existe pas, en fait, dans le métier. C'est un gars chez qui il n'y a pas de différence entre ce qu'il dit dans la vie et ce qu'il dit dans ses films, dans ses livres".

Bernard Landry, interrogé à RDI, l'ancien premier ministre du Québec a déclaré qu'il s'agissait « d'une perte considérable pour notre nation. C'était un grand créateur qui a utilisé le cinéma d'une façon exemplaire pour faire valoir ses idées et des convictions. Parfois avec humour, parfois d'une façon tragique, mais son oeuvre cinématographique en soi est d'une grande valeur. Et pour notre nation, notre combat national, il a aussi été d'un apport exceptionnel ».

Mme Pauline Marois déplore la perte d'un grand défenseur de la cause souverainiste.

L'actuel chef du Parti québécois, Pauline Marois, a salué la mémoire de l'artiste, mais aussi du polémiste. Elle reconnaît le caractère parfois excessif de ses propos, mais y voit la marque d'un homme libre.
« C'était un homme qui franchissait peut-être certaines frontières que l'on ne franchirait pas, nous. Mais en même temps, il était excessif et c'est le propre, souvent, des gens qui ont des convictions profondes et qui veulent que leurs causes progressent », a dit la chef péquiste.

Gilles Duceppe, le chef du Bloc québécois a loué la force de conviction du défunt ainsi que son oeuvre cinématographique. Il admet ne pas avoir partagé toutes ses opinions, mais salue sans détour son engagement total envers la souveraineté du Québec.

Amir Khadir, Le député de Québec solidaire, décrit le défunt comme un libre-penseur épris de justice, avec des préoccupations dépassant largement les frontières du Québec.

Jean Charest, le premier ministre du Québec, qui participe au conseil général du parti, à Drummondville, a aussi réagi au décès du cinéaste. « M. Falardeau, on le sait est un pamphlétaire, un homme qui avait le goût de la polémique, qui avait des opinions toujours fortes et il trouvait souvent une formule-choc pour les exprimer. Par contre, son oeuvre artistique est substantielle », a-t-il dit.

Propos recueilli par Radio-Canada.ca avec Presse canadienne.

photos

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Biographie

Hommage à PIERRE FALARDEAU dans l'entrevue à Tout le monde en parle

 

 

Ajout de la vidéo le 26 septembre 2009 par Philippe de CinéMémorial

 

Le cinéaste, auteur et polémiste québécois Pierre Falardeau est décédé d'un cancer à l'âge de 62 ans.

Pierre Falardeau s'est éteint vendredi soir à l'Hôpital Notre-Dame, à Montréal. Il laisse dans le deuil sa conjointe et ses trois enfants.

En entrevue au Journal de Québec au début du mois, il a parlé de sa maladie dans son style flamboyant habituel. «Je suis malade comme un esti de chien», avait-il alors déclaré, expliquant ainsi pourquoi il ne participerait pas au Moulin à images, cet événement soulignant le 250e anniversaire des Plaines d’Abraham.

Souverainiste réputé pour ses prises de position radicales et son langage coloré, Pierre Falardeau, né le 28 décembre 1946, a réalisé des films satiriques comme ceux de la série Elvis Gratton et d'autres beaucoup plus sérieux comme 15 février 1839, mélangeant documentaires et fiction.

Formé en anthropologie, il a réalisé son premier court métrage, Continuons le combat, en 1971, qui dresse un parallèle entre la lutte sportive et l'identité politique des Québécois.

Le film qui le fera connaître comme cinéaste engagé, Pea Soup, est sorti en 1978, après six ans de travail, sans aide de l'Office national du film et sans rémunération. Le long métrage documentaire, qui fait ressortir l'aliénation des Québécois face au pouvoir économique, a été tourné dans des usines et donne la parole aux ouvriers.

En 1981, Pierre Falardeau réalise la première des aventures comiques d'Elvis Gratton, fédéraliste grossier joué par son ami le comédien Julien Poulin.

Outre son oeuvre cinématographique, il a publié quelques essais dont La liberté n'est pas une marque de yogourt, aux Editions Stanké, en 1995, Les boeufs sont lents, mais la terre est patiente, chez VLB éditeur, en 1999.

Source : LCN

 

Mise en page par Philippe de CinéMémorial le 26 septembre 2009.

 

Filmographie

 

18 LONGS MÉTRAGES

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2005 - JOB .LA
Uniquement le Scénario

 

2004 - ELVIS GRATTON XXX
Réalisation et Co Scénariste

 

2000 - 15 FÉVRIER 1839
Réalisation et le Scénario

 

1999 - MIRACLE À MEMPHIS ELVIS GRATTON II
Réalisation et le Scénario

 

1994 - OCTOBRE

 

1993 - TEMPS DES BOUFFONS .LE
Réalisation et le Scénario

 

1992 - STEAK .LE
Co Réalisateur et Co Scénariste

 

1989 - PARTY .LE
Réalisation et le Scénario

 

1985 - PAS ENCORE ELVIS GRATTON
Co Réalisateur, Co Scénariste et Montage

 

1983 - VACANCES D'ELVIS GRATTON .LES
Co Réalisateur, Co Scénariste et Montage

 

1981 - ELVIS GRATTON
Co Réalisateur, Co Scénariste et Montage

 

1980 - SPEAK WHITE
Co Réalisateur et Montage

 

1978 - PEA SOUP
Co Réalisateur, Montage et Caméraman

 

1977 - À FORCE DE COURAGE
Co Réalisateur, Montage et Caméraman

 

1975 - MAGRA .LE
Co Réalisateur, Montage et Caméraman

 

1973 - CANADIENS SONT LÀ .LES
Co Réalisateur, Montage et Caméraman

 

1972 - À MORT
Co Réalisateur et Montage

 

1971 - CONTINUONS LE COMBAT
Réalisateur, Montage et Caméraman

 

 

commentaires (2)

MARCEL RICHARD

29-10-2009 01:50:27

un exemple de conviction , une personne qui a cru a c est idee,sans jamais en deloge,au moins lui il n etait pas monaiyable , c etait vraiement un vrai et il assumait ca parole et c est ecrit,peut importe notre couleur politique ,falardeau etait et restera un exemple de loyaute envers ca propre personne,et pour les gens ouverts et sage. j aurais aimer le connaitre en personne mais je l ai jamais croisse. merci

Sylvie Beccat

24-02-2010 23:39:03

Depuis 1 semaine, je passe mon temps à écouter des documentaires et des films de Pierre Falardeau et Julien Poulin. Je crois que je fais une dépression, si écouter ces 2 idoles me fait du bien, alors je n'y vois aucun mal. Merci beaucoup.