PAUL BUISSONNEAU

Vue 3856 fois

Profession:
Acteur et homme de théâtre Québécois.Canadien.

Date et lieu de naissance:
24-12-1926, à 13ième arrondissement de Paris, France.

Date et lieu du décès:
30-11-2014, à l'Hôtel-Dieu de Montréal, Québec, Canada.

Cause du décès:
D'une longue maladie à l'âge de 87 ans.

Nom de naissance:
Paul Georges Buissonneau.

État civil:
Marié le 18 novembre 1949 avec : FRANÇOISE CHARBONNEAU.
Ils eurent un fils : Martin né le 03 avril 1956.

Marié en 2012 mais ensemble depuis 1979 avec : MONIQUE BARBEAU.

Paul Buissonneau laisse dans le deuil son épouse, Monique Barbeau, mais aussi un fils, Martin, âgé de 56 ans, né d’une union précédente. Il a évidemment été très présent dans la vie des trois enfants de sa conjointe, tous âgés aujourd’hui entre 44 et 48 ans. Le couple prenait soin de cinq petits-enfants, âgés entre 14 et 22 ans.

Taille:
?

Commentaires: 0

Anecdotes

Sa mère : Andréa Martin est originaire d’Alsace.
Son père : Lucien Buissonneau est un blessé de guerre.
Il est le cadet d’une famille de 4 garçons et une fille. Il a deux frères : René, André et Lucien. Il a une sœur : Odette.

À l’âge de 12 ans, il quitte l’école pour travailler à l’usine comme rembourreur. La Deuxième Guerre Mondiale est débutée en France et les travailleurs de l’usine sont de jeunes gens ou des retraités qui reviennent au travail.

Pendant la guerre, avec un groupe d’amis, il monte des pièces de théâtre amateur qu’il présente dans les orphelinats.

En 1941 Sa mère meurt et Paulo se retrouve orphelin alors qu’il est encore adolescent.

De 1946 à 1950 Il est invité à devenir le 9ième membre d’un groupe de chanteurs très populaire en France, Les Compagnons de la Chanson. Il y fait la connaissance d’Édith Piaf qui prend sous son aile le groupe. Les Compagnons de la Chanson et Édith Piaf enregistrent même un classique de la chanson francophone, « Les trois cloches ».

Avec les Compagnons de la Chanson et Édith Piaf, Paul part en tournée en Scandinavie, en Suède, en Norvege, au Danemark, en Hollande, en Égypte et au Liban.

1947 c’est sous l’initiative d’Édith Piaf que les Compagnons de la Chanson traversent l’Atlantique pour venir chanter à New York. En 1948 les Compagnons de la Chanson s’affranchissent d’Édith Piaf et viennent de leur propre initiative chanter à Montréal pour la première fois. Ils se produisent au Monument National et au Café de l’Est. Le passage de Paul Buissonneau à Montréal changera sa vie puisqu’il y fait la connaissance de Françoise Charbonneau, une artiste peintre d’Outremont de qui il tombe amoureux.

Le 18 novembre 1949, il épouse Françoise Charbonneau. Le couple s’installe en France.

1950 La nouvelle vie de couple de Paul complique sa carrière avec les Compagnons de la Chanson, si bien qu’il choisit alors de quitter le groupe. Par la même occasion, il décide de revenir au Québec et de s’y installer avec Françoise. Il devient alors vendeur de disques chez Archambault.

1952 Claude Robillard, ingénieur pour la Ville de Montréal, lui fait une proposition étonnante : il lui propose de monter une troupe de théâtre qui se produira pour les enfants dans les parcs de Montréal, la Roulotte. C’est ainsi que Paul Buissonneau entre à pieds dans le milieu du théâtre québécois, et ce, à titre de fonctionnaire. La Roulotte voit donc le jour l’année suivante.

Plusieurs artistes renommés du Québec font leurs débuts à la Roulotte, dont Yvon Deschamps, Clémence Des Rochers, Marcel Sabourin, Jean-Louis Millette, Gilles Latulippe, Luc Durand, François Tassé et plusieurs autres.

Le répertoire de La Roulotte compte des titres comme « Le chat botté », « Barbe-Bleue », « Pinocchio » et plusieurs autres.

1962 Il se sépare de son épouse Françoise. C’est à peu près à la même époque qu’il fréquente pendant quelques années une nouvelle compagne, la comédienne Louise Latraverse.

1984 Il joue dans la comédie musicale « Napoléon » de Serge Lama racontant en musique l’histoire du célèbre empereur. D’abord présenté en France, le spectacle sera exporté vers d’autres pays en 1988.

1991 Il publie son autobiographie intitulée « Les compte de ma mémoire ».

1994 Lors de la toute première Soirée des Masques, il fait partie du groupe de pionniers visionnaires du théâtre québécois à qui l’on rend hommage ce soir-là.

1998 Son apport au monde du théâtre est souligné par un Prix du Gouverneur Général pour les arts de la scène soulignant l’ensemble de sa carrière.

2001 Il reçoit l’une des plus hautes distinctions du gouvernement du Québec alors qu’on lui décerne le Prix Denise-Pelletier pour l’ensemble de sa carrière.

2005 Il est à l’honneur lors de la Soirée des Masques alors qu’on remet le Prix Hommage au Théâtre de Quat’Sous qu’il fondait 50 ans plus tôt.

2005 La Ville de Montréal donne son nom à un prix décerné annuellement à un individu ou un groupe qui fait rayonner le théâtre amateur.

Septembre 2014, il était devenu citoyen d'honneur de la Ville de Montréal. Une murale lui a par ailleurs été décernée dans la métropole québécoise, à l'angle des rues Ontario et Beaudry.

 

photos

(Glissez vers la gauche pour découvrir toutes les photos)

Biographie

Hommage à PAUL BUISSONNEAU.

Entrevue de Zone Culture.

 

Source de la vidéo : Zone Culture -- Ajout de la vidéo le 01 décembre 2014 par Philippe de CinéMémorial

 

 

 

Le comédien et metteur en scène Paul Buissonneau, monument de la télévision et du théâtre québécois, est mort cette nuit à 87 ans, au terme d'une longue maladie.

«Picolo, Picolo, je porte un petit chapeau. Quand je le mets sur ma tête, j'ai l'air d'une girouette. Entre nous, c'est rigolo, je vous lève mon chapeau», chantait Paul Buissonneau dans les années 60 à la télévision de Radio-Canada. C'est au tour du Québec de lever son chapeau à Paul Buissonneau. L'homme de théâtre est mort en fin de semaine à l'Hôtel-Dieu de Montréal, à l'âge de 87 ans.

Le plus français des artistes québécois était malade depuis une chute survenue chez lui il y a trois ans, qui avait nécessité son transfert à l'Hôtel-Dieu. Il était de retour à l'hôpital depuis quelques semaines. Dans la nuit de samedi à hier, son corps usé a lâché.

«Je lui ai fait une crème d'endives vendredi, il adorait ça et c'est la dernière chose qu'il a mangée avant de tomber dans le coma, a dit hier à La Presse sa conjointe, Monique Barbeau. Il était content d'en manger. On ne pensait pas qu'il partirait si vite. C'était très souffrant à la fin. C'est sûr qu'il n'en pouvait plus.

«Ce sont les reins qui ont commencé à mal fonctionner. C'est une délivrance pour lui, mais pas pour moi. On était ensemble depuis 35 ans. On s'était mariés il y a trois ans. Cela avait été de longues fiançailles.»

Depuis quelque temps, Paul Buissonneau était las de vivre. «Je me souviendrai toujours de sa vitalité, dit la comédienne et humoriste Valérie Blais, son amie depuis qu'elle avait joué dans Les précieuses ridicules, en 2003. Je pense qu'il est délivré, car ça le faisait souffrir de ne plus pouvoir se servir de ses jambes.

«Il aimait tant courir aux marchés aux puces. Il avait hâte de mourir, car il n'en pouvait plus et ses grands amis étaient morts. Je pense qu'il a vu une sortie et qu'il en a profité pour partir. Il doit déjà être en train de prendre un coup avec son ami Claude Léveillée.»

 

 

Installé au Québec depuis 1949, Paul Buissonneau aura nourri l'esprit et fait rire plusieurs générations de Québécois, ayant été un personnage phare de la télévision et du théâtre. «Il a été inspirant et son influence s'est déployée dans tellement de domaines, dit Louise Richer, directrice de l'École nationale de l'humour. À commencer par l'Osstidcho, mais aussi La Roulotte. C'était un beau fou. Je ne sais pas si les gens savent à quel point cela a été un grand initiateur pour la culture québécoise.»

Dès son arrivée au Québec, Paul Buissonneau découvre Félix Leclerc, Guy Mauffette, Janine Sutto et Denise Pelletier. Au début, il fait des petits boulots, mais la création de la Roulotte en 1952 est le tournant de sa carrière. Le théâtre ambulant pour enfants se promenait de parc en parc à Montréal. Bien des artistes renommés y ont commencé leur carrière, notamment Yvon Deschamps, Clémence Desrochers, Claude Léveillée, Marcel Sabourin et Jean-Louis Millette.

La naissance du Quat'Sous

Ensuite, il a commencé à mettre en scène, à créer des défilés, mais aussi le Théâtre de Quat'Sous en 1955, qui s'installera avenue des Pins en 1965. Il en sera le directeur jusqu'en 1989. Des metteurs en scène de renom s'y sont produits, tels que Robert Lepage, Wajdi Mouawad ou René-Daniel Dubois.

Cinq pièces d'André Brassard et Michel Tremblay y ont été programmées entre 1969 et 1973, dont La duchesse de Langeais et À toi pour toujours, ta Marie-Lou.

«M. Buissonneau était formidable avec André et moi, nous a dit l'écrivain et dramaturge Michel Tremblay, hier. Nous avions une relation magique avec lui. Bien que le style de théâtre qu'on faisait était très différent du sien, il nous adorait. M. Buissonneau aimait découvrir des artistes et s'intéressait à des choses différentes. Avec ses collaborateurs au travail, il n'était pas du tout le personnage colérique et grande gueule qu'il était en entrevue à la télévision. Il ne criait jamais après personne au Quat'Sous. C'était un homme respectueux, gentil et très comique.»

Picolo et l'Osstidcho

En 1956, il crée le personnage de Picolo pour la télévision de Radio-Canada. En 1959, il est aussi Rouletaboule. En mai 1968, Paul Buissonneau met en scène l'Osstidcho, une création collective sur l'identité québécoise qui révèle au grand public Robert Charlebois, Yvon Deschamps, Louise Forestier et Mouffe.

Paul Buissonneau a joué dans une quinzaine de films, notamment Deux femmes en or et J'en suis!, de Claude Fournier. «Paul Buissonneau éteint, c'est comme imaginer que le mont Etna ne fera plus jamais irruption. Adieu, Paulo», a réagi Claude Fournier, hier.

Il restera l'homme des grands rires tonitruants, du caractère de cochon et des coups de gueule dans lesquels se cachait une grande tendresse. Sa contribution exceptionnelle à la scène théâtrale a été saluée en 1998 par le Prix du Gouverneur général pour les arts de la scène. Le 5 septembre dernier, il avait été fait citoyen d'honneur de la Ville de Montréal.

Homme de théâtre jusqu'au bout

En 2010, on avait inauguré une murale en son honneur à l'angle des rues Ontario Est et Beaudry. «De voir sa gueule en céramique, ça fait un peu bizarre», avait-il dit, ajoutant qu'il préparait ses propres funérailles, puisqu'il voulait que sa dernière mise en scène ne soit pas laissée au hasard.

«J'ai un mauvais souvenir d'un enterrement où je suis allé, avait-il dit à La Presse. Le son était mauvais. C'était minable et plate. J'étais furieux contre Jésus et contre le curé!» Paul Buissonneau disait avoir préparé «un paquet de collages» pour que les gens revoient les grands moments de sa vie lors de ses funérailles. «Je ferai une sorte d'exposition, avait-il dit. Comme musique, j'aimerais qu'il y ait la Messe créole, que j'adore. Et puis il y aura ma boîte à lunch avec mes vieux os dedans posée sur un escabeau...»

Il s'est même intéressé à la dernière mise en scène d'Yves Desgagnés, L'importance d'être Constant, actuellement à l'affiche du TNM. «Paul aurait aimé l'imagerie de ce spectacle [une tasse géante occupe la scène], dit Yves Desgagnés, qui est resté souvent à son chevet, ces derniers jours. Il aimait tout ce qui est plus grand que nature. C'était un grand fantaisiste. Il n'a jamais renié les drames, mais il croyait sincèrement que le théâtre devait créer de la joie.»

Une vie pas toujours rose

Paul Georges Buissonneau est né la veille de Noël 1926 à Paris. Cadet d'une famille pauvre de cinq enfants, il a perdu son père à 4 ans et sa mère, 11 ans plus tard. «Je me demande encore quel est le con qui a dit que l'argent ne fait pas le bonheur, sans doute un romantique hypocrite qui aurait dû prendre ma place», disait-il.

Quand La Presse lui avait demandé de raconter ses souvenirs de la Seconde Guerre mondiale, il avait répondu qu'il avait eu faim et froid. Pompier volontaire en août 1944, il avait travaillé dans une usine qui transformait le charbon en gaz, puis dans une sellerie où il avait appris à faire des coussins, à rembourrer des sièges d'auto et à fabriquer des souliers, ce qui forgera son destin.

En effet, Paul Buissonneau a 15 ans quand il voit la pièce Le soulier de satin, de Paul Claudel, mise en scène par Jean-Louis Barrault à la Comédie-Française. C'est le coup de foudre. À la fin de la guerre, un producteur à qui il avait fabriqué une paire de chaussures - «avec le cuir d'une vieille valise de ma grand-mère» - l'engage comme régisseur dans une troupe de théâtre.

Il part en tournée sur le lieu du débarquement de Normandie pour jouer Le malade imaginaire. «Je n'avais jamais vu la mer, disait-il. J'arrive à Caen. Tout était effondré. Le producteur m'avait donné un numéro, mais il n'y avait plus de maisons! Finalement, je l'ai retrouvé dans un fond de cave. La première nuit, je me suis couché sur des gravats. On faisait des spectacles dans les mairies, dans les écoles, dans les écuries et les étables, près des vaches. Je me souviens d'avoir vidé des caisses d'obus pour faire une scène sur la plage.»

Après un feuilleton radiophonique, il devient membre des Compagnons de la chanson, un groupe de chanteurs. Il est présenté à Édith Piaf. Il visite avec elle une première fois Montréal en 1947. C'est le début de son aventure québécoise, qui aura duré 67 ans...

 

Source : http://www.lapresse.ca/ - Fait le 01 décembre 2014 par Philippe de CinéMémorial.

 

SES RÉCOMPENSES :

 

2014 - Citoyen d'honneur de la ville de Montreal
2009 - Officier de l'ordre du Canada
2009 - Prix Gascon-Thomas remis par l’École Nationale de Théâtre.
2005 - Prix hommage de la Soirée des Masques, prix remis au Théâtre de Quat’Sous.
2001 - Prix Denise-Pelletier remis par le gouvernement du Québec
1998 - Prix du Gouverneur général pour les arts de la scène
1994 - Prix hommage de la Soirée des Masques, prix remis aux pionniers visionnaires du théâtre québécois.
1976 - Prix Victor-Morin
1965 - Emmy Award pour la mise en scène de l’opéra « Le barbier de Séville » présenté à la télévision de Radio-Canada

Filmographie


_________________________

16 LONGS MÉTRAGES
_________________________

 

2005 - ÉTATS-UNIS D'ALBERT .LES
Réal : André Forcier

 

2003 - MA VOISINE DANSE LE SKA
Réal : Nathalie St-Pierre

 

1997 - CONCIERGERIE .LA
Réal : Michel Poulette

 

1997 - J'EN SUIS
Réal : Claude Fournier

 

1990 - NÉNETTE
Réal : André Melançon

 

1988 - MODERNES .LES
Réal : Alan Rudolph

 

1986 - SONIA
Réal : Paule Baillargeon

 

1986 - GUÊPE .LA
Réal : Gilles Carle

 

1978 - TRÉSOR DE NOUVELLE-FRANCE .LE
Réal : Vincent Davy

 

1974 - TROUBBES DE JOHNNY .LES
Réal : Jacques Godbout

 

1974 - POMME, LA QUEUE ET LES PÉPINS .LA
Réal : Claude Fournier

 

1969 - DEUX FEMMES EN OR

 

1969 - VALÉRIE
Réal : Denis Héroux

 

1968 - C'EST PAS LA FAUTE À JACQUES CARTIER
Réal : Georges Dufaux et Clément Perron

 

1967 - DEUX AMOURS DE CAROLINE .LES

 

1966 - YUL 871
Réal : Jacques Godbout

 

SA PARTICIPATION POUR LA TÉLÉVISION
____________________________________________

 

2008 - TOUT SUR MOI
Série de Stéphane Lapointe

 

2002 - LÉGENDE DU SAPIN DE NOËL .LA
Téléfilm de Nancy Florence Savard

 

1997 - GARS, UNE FILLE .UN
Série de Guy A. Lepage

 

1993 - INTRÉPIDES .LES
Série TV

 

1977 - POPOL
Série TV

 

1968 - PICCOLO
Série TV

 

1960 - PROFESSEUR CALCULUS .LE
Série TV

 

1959 - GRAND DUC .LE
Série TV

 

1959 - ROULETABOULE
Série TV

 

1956 - BOÎTE À SURPRISE .LA
Série TV

 

3 COURTS MÉTRAGES:
____________________________________________

2000 - P'TIT VARIUS .LE
Réal : Alain Jacques

 

1998 - ÉVASION
Réal : Philippe Roberge

 

1966 - DIMENSIONS
Réal : Bernard Longpré

 

_______________________FIN_____________________

 

commentaires (0)