MONTGOMERY CLIFT

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Profession:
Acteur américain.

Date et lieu de naissance:
17-10-1920, à Omaha, Nebraska, États-Unis.

Date et lieu du décès:
23-07-1966, à New York, New York, États-Unis.

Cause du décès:
Crise cardiaque à l'âge de 45 ans.

Nom de naissance:
Edward Montgomery Clift - Surnom : Monty.

État civil:
Célibataire sans enfants.

Taille:
(178 cm)

Commentaires: 5

Anecdotes

Orientation sexuel : Bisexuel.

Fils de William Clift.
Frère de Clift : acteur (04-02-1919 - 24-08-1986).
Frère de : Roberta.

Commence sa carrière sur les planches de Broadway. Remarqué par Elia Kazan, il étudie son art à l’Actors Studio.

Pendant son adolescence, il participe à plusieurs prises de vue comme mannequin. S'il déteste ce travail, il découvre la photographie qui demeure sa principale passion.

Montgomery Clift garde une affection particulière pour les planches et préfère jouer un soir dans La mouette d'Anton Tchekhov pour un cachet modique que de signer un contrat important à Hollywood.

Victime d'un terrible accident de voiture, c'est comme si sa vie, ce jour-là, prit fin bien qu'il continuât pendant quelques années encore à exister, corps sans âme apparemment, refusant de reconnaître dans le reflet renvoyé par la glace l'homme séduisant qu'il avait été. Ce visage, il avait fallu le remodeler après l'accident: les muscles du côté gauche étaient morts, la mâchoire supérieure restait en place grâce à un fil métallique, le nez, brisé, fut refait, quatre dents avaient sauté. C'était encore Montgomery Clift.

Une malédiction pesa t'elle vraiment sur ce film "Les désaxés" ? Clark Gable, Marilyn Monroe, Montgomery Clift, Thelma Ritter ont disparu l'un après l'autre ???

En 1966, Montgomery Clift apparaît un dernière fois dans le film raté de Raoul Lévy : «L’espion» face à Macha Méril. Il n’est plus que l’ombre de lui-même. Il meurt le 23 juillet 1966 à New York, victime d’une occlusion coronarienne provoquant un arrêt cardiaque.

Dernière mise à jour le 22 mars 2007

Hommage à MONTGOMERY CLIFT

Ajout de la vidéo le 09 décembre 2008 par Philippe de CinéMémorial.

photos

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Biographie

La faune hollywoodienne fut de tout temps composée de personnages curieux, insolites, de comportement extravagant, d'êtres torturés. Dans cette dernière catégorie, Montgomery Clift fut l'un des surprenants, sa vie, une tragédie qui se termina à 45 ans. Non par un suicide : d'un arrêt de cœur, provoqué par causes diverses dont le désenchantement de vivre, l'alcoolisme, terribles conflits internes, des tensions dont l'un des plus graves fut son incapacité d'être heureux, de stabiliser sa vie privée.. Hétérosexuel, il eut des liaisons nombreuses, tant masculines que féminines, d'où une grande solitude de cœur et d'esprit. Il buvait pour oublier, sombrant lentement, inexorablement dans l'alcoolisme.

Victime d'un terrible accident de voiture, c'est comme si sa vie, ce jour-là, prit fin bien qu'il continuât pendant quelques années encore à exister, corps sans âme apparemment, refusant de reconnaître dans le reflet renvoyé par la glace l'homme séduisant qu'il avait été. Ce visage, il avait fallu le remodeler après l'accident: les muscles du côté gauche étaient morts, la mâchoire supérieure restait en place grâce à un fil métallique, le nez, brisé, fut refait, quatre dents avaient sauté. C'était encore Montgomery Clift. qu'on voyait, certes, mais de cette épreuve, désabusé, il dira : "Pas une seule caractéristique de mon visage ne survécut, à part mon regard. Avec cette nuance qu'à partir de là j'eus toujours l'air d'une. "bête traquée...".

Il tournait à l'époque de cette tragédie " L'Arbre de vie ", le film était à moitié terminé, la M.G.M., qui avait investi cinq millions dans la production, se cabrait devant la perspective de devoir mettre au rebut les scènes tournées. Et Monty, bien que souffrant beaucoup, décida de revenir au studio dès qu'il le pourrait. Ce qu'il fit mais l'épreuve d'endurance fut quasi surhumaine. Il fut un grand, très grand comédien, passionné de son métier, perfectionniste jusqu'à la manie. Né le 17 octobre 1920, à 14 ans, participant à un spectacle d'amateurs à Sarasota, il se découvrit une vocation théâtrale. "Ce fut comme un embrasement, comme lorsqu'on tombe follement amoureux... ", Devait-il avouer. En 1935, il joua pour la première fois à Broadway dans "Fly away Home", à l'ombre de Thomas Mitchell. Il fut la révélation de l'année, gagnant d'année en année davantage d'emprise sur le public. Ce n'est qu'en 1945, après beaucoup d'hésitations qu'il tente l'aventure hollywoodienne, pas tellement emballé par ses débuts devant la caméra dans, "La Rivière Rouge", avec John Wayne, qui le prit aussitôt en grippe, disant : "Quoi, c'est ce freluquet que je devrai combattre ! On se moque de moi !". Mais il changea d'avis pendant le tournage, non qu'il sympathisât jamais avec Monty qu'il considérait comme "un arrogant petit crétin". Il n'en admira pas moins l'extrême conscience professionnelle du débutant. La critique fut unaniment enthousiaste lorsque le film sortit sur les écrans, rassurant Montgomery Clift qui s'estimait peu doué pour le cinéma.

"Les Anges Marqués", tournés en Europe, reçu avec enthousiasme, le fit changer d'avis. Et les offres les plus alléchantes arrivèrent aussitôt par dizaines. Monty n'en refusa pas moins obstinément "d'appartenir" à Hollywood, ce qui lui fut toujours reproché. Il désirait garder son indépendance, intéressé uniquement par les rôles à trois dimensions, les sujets valables, méprisant l'argent, ne résidant à Hollywood que le temps d'un tournage, fanatiquement attaché à New York. Comme Scott Fitzgerald, il considérait la faune hollywoodienne comme "corrompue et décadente". Il se voulait libre pour pouvoir accepter des offres théâtrales lors qu'elles viendraient avec, de temps à autre, un film qui ne fût pas trivial mais tout simplement "différent ". S'il ne tourna pas que d'authentiques chefs-d'œuvre, il fit néanmoins d'excellents films, pouvant déclarer en toute honnêteté : "Je n'ai jamais été honteux d'une seule de mes créations". Cela parce qu'il prenait d'infinies précautions, refusant en moyenne dix scripts par mois parmi lesquels celui de "Sunset Boulevard ", pourtant écrit tout spécialement pour lui par Billy Wilder - finalement joué par William Holden, et de "L'encombrant M. John" qui lui dicta cette réflexion : "C'est d'un mauvais goût atroce". Il fut merveilleux dans "Tant qu'il y aura des hommes", "Une Place au Soleil", "Le Bal des Maudits", "Soudain, l'été dernier". Il y avait en lui une telle vie intérieure qu'elle exigeait de s'extérioriser. Lors du tournage des "Désaxés", Arthur Miller, qui écrivit le film pour sa femme, Marilyn Monroe, lui dit : "Vous possédez un don exceptionnel. Surtout, continuez à l'utiliser". Une malédiction pesa t'elle vraiment sur ce film ? Clark Gable, Marilyn Monroe, Montgomery Clift, Thelma Ritter ont disparu l'un après l'autre. Il serait cependant plus normal de conclure : n'est-ce pas le sort de tous les humains de mourir ?

Il y eut toujours quelque chose d'ambigu dans sa personnalité. Il n'avait pas le magnétisme animal de Marlon Brando son compagnon de cours à l'Actor's Studio, qui, comme lui, avait vu le jour à Omaha, mais une personnalité exceptionnellement attachante. I! suscita de grandes, de tenaces passions. Elizabeth Taylor, la plus fidèle de ses amies, fut très éprise de lui notamment, insistant pour l'épouser. Mais son homosexualité, qui lui pesait pourtant, l'empêcha d'accéder à ce souhait et ils restèrent simplement des amis passionnés. La chanteuse Libby Rolman joua aussi un grand rôle dans sa vie sentimentale. Et il y en eut d'autres. Mais il réalisait qu'il ne pourrait jamais se marier. C'est pour quoi, en dépit de nombreuses liaisons passagères, il resta un homme libre, moralement et physiquement. Peut-être le fait " que, durant son enfance, son adolescence, une partie de sa vie d'adulte, il fut impitoyablement contrôlé par une mère possessive ?" Elle affirmait : "Je sais ce qui te convient le mieux", et il garda toujours en lui l'obsession d'une disposition agressive, ne cessant d'être un être tourmenté à l'extrême, ce qui le-poussa vers l'alcoolisme et l'abus des tranquillisants. En dépit de merveilleux amis comme la maternelle Liz Taylor, il souffrait parfois atrocement de sa solitude.

Il aurait dû retrouver Liz dans "Reflets dans un œil d'or", que tourna en fin de compte Marion Brando. Un jour, un graphologue, consulté, lui dit : " Jamais je n'ai rencontré être plus perturbé que vous. Vous mourrez jeune". Prédiction qui se réalisa dans la nuit du 22 au 23 juillet 1966 : Monty s'endormit dans son appartement new-yorkais pour ne plus se réveiller, terrassé par une crise cardiaque...

 

Source : C.T.R. - Mise à jour le 23 janvier 2011 par Philippe de CinéMémorial.

 

commentaires (5)

Frédérique Laibe

29-01-2009 23:59:38

Très beau site consacré à Monty ! Superbes photos de cet acteur tout en sensibilité, si touchant et sûrement l'un des plus doués de sa génération ! Merci pour les fans...

Catherine

25-06-2009 01:03:33

Montgomery Clift est mon acteur préféré, merci de lui rendre un si bel hommage. Montgomery Clift avait un immense talent d'acteur. Je trouve que les médias ne parlent pas de lui et cela me déçoit. J'ai moi-même un blog sur Montgomery Clift. J'ai fait un résumé de sa vie grâce à la très bonne biographie de Patricia Bosworth : http://monty.over-blog.com Catherine.

Catherine

25-06-2009 01:18:26

Merci pour ce si bel hommage consacré à Montgomery Clift, mon acteur préféré. Il était un si bon acteur et aussi un homme si attachant. Voici mon blog sur Monty : http://monty.over-blog.com

Tietie007

20-10-2011 14:30:54

Les désaxés, requiem pour 3 acteurs !

fatima sina

31-03-2013 01:58:18

il a fait des bon film mongomery clfit super bogosse