MICHELANGELO ANTONIONI

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Profession:
Réalisateur et scénariste italien.

Date et lieu de naissance:
29-09-1912, à Ferrare, Italie.

Date et lieu du décès:
30-07-2007, à Rome, Italie.

Cause du décès:
De mort naturelle à l'âge de 94 ans.

Nom de naissance:
Michelangelo Antonioni.

État civil:
Marié en 1942 avec : LETIZIA BALBONi - divorcé.

Marié en 1986 avec : ENRICA ANTONIONI - jusqu'à son décès en 2007.

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Anecdotes

>Né en 1912, formé à l'université de Bologne, il vient au cinéma par la critique, l'assistanat, notamment de Marcel Carné pour Les Visiteurs du soir, et le documentaire (Gente del Po).

Rome avait accueilli en octobre 2006 une exposition des peintures, des collages et des mobiles du cinéaste italien intitulée Le silence en couleurs.

Michelangelo Antonioni avait des difficultés à se déplacer et à parler depuis une attaque cérébrale en 1985.

Antonioni est mort le même jour que Bergman, ils étaient tous les deux les interprètes de la même angoisse contemporaine, des aliénations sentimentales dans le monde d'après-guerre, a commenté à l'AFP le spécialiste du cinéma italien Aldo Tassone.

C'est un homme qui avait un grand sens de l'humour, il disait qu'il aimait rire, mais il disait aussi que quand il prenait la caméra, il s'apercevait qu'il était glacial. C'est le cinéaste qui m'a le plus impressionné avec Fellini, c'était aussi le plus voyageur, il avait tourné dans le monde entier, a ajouté Aldo Tassone, directeur artistique du Festival du film français de Florence.

 

photos

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Biographie

 

Hommage à MICHELANGELO ANTONIONI

 

 

Ajout de la vidéo le 13 juillet 2009 par Philippe de CinéMémorial

Mise à jour le 31 mars 2008 par Philippe de Cinémémorial. Né à Ferrare, Michelangelo Antonioni fait ses études à l’université de Bologne, puis se consacre au journalisme. Installé à Rome en 1939, il devient critique de cinéma, puis se rend en France et devient assistant stagiaire de Marcel Carné pour les Visiteurs du soir (1942).

De retour en Italie, il réalise des courts métrages documentaires : Gente del Pò (1943), Nettezza urbana (1948), l’Amorosa Menzogna (1949), Superstizione (1949), Sette Canne un vestito (1949), la Funivia del Faloria (1950), la Villa dei mostri (1950), consacré au jardin Bomarzo, et Uomini in più (1950). Il collabore parallèlement avec Giuseppe De Santis en tant que scénariste pour Chasse tragique (Caccia tragica, 1948) et avec Federico Fellini pour Courrier du coeur le Cheik blanc (lo Sceicco bianco, 1952).

Il tourne son premier long métrage de fiction, Chronique d’un amour (Cronaca di un amore, 1950), où recherches plastiques, introspection et réalisme social se mêlent dans un constat sur l’incommunicabilité entre les êtres. Ce courant thématique et stylistique s’affirme avec les Vaincus - Nos fils (I Vinti, 1952), la Dame sans camélias - Corps sans âmes (la Signora senza camelie, 1953), Suicides manqués (Tentato suicidio, 1953, sketch de l’Amour à la ville), Femmes entre elles (le Amiche, 1955) d’après une nouvelle de Cesare Pavese, et trouve son épure avec le Cri (il Grido, 1957), récit bouleversant d’un amour déliquescent dans un milieu ouvrier, qui aboutit à un suicide.

L’impossible communion du couple est le thème directeur d’une trilogie composée de l’Avventura (1960), qui provoque une violente polémique au festival de Cannes et révèle la comédienne Monica Vitti, la Nuit (la Notte, 1961, ours d’or au festival de Berlin) qui met en scène un couple à la dérive (Jeanne Moreau et Marcello Mastroianni) dont la relation et l’intimité sont confrontées à l’absurde et la douleur du monde extérieur en même temps qu’elles s’articulent autour d’un « jeu » psychologique régi par une incompréhension et une distance en apparence insurmontables, et l’Éclipse (l’Eclisse, 1962), avec à nouveau Monica Vitti et Alain Delon dans le rôle d’un agent de change. Dans ces trois films, Antonioni prend ses distances avec la narration classique et dépeint le vide et l’absence au moyen d’images dépouillées et raffinées, mettant en relief la lente et poétique dérive de ses personnages.

Sans délaisser ses thèmes habituels (aliénation, ennui, érotisme sans amour), il évolue techniquement et esthétiquement avec son premier film en couleurs, le Désert rouge (Deserto rosso, 1964), analyse baroque du comportement d’une femme aux frontières de la folie et dénonciation politique distanciée, puis avec le sketch il Provino (1965) de i Tre Volti, où il critique les mœurs cinématographiques de l’époque, et enfin avec Blow up (1966) : première de ses œuvres tournées en anglais, ce film (inspiré d’une nouvelle de Julio Cortázar), tourné à Londres en pleine vogue du psychédélisme, est une réflexion exigeante sur le pouvoir de l’image. Il a obtenu la palme d’or au festival de Cannes.

Il tourne ensuite Zabriskie Point (1970) aux États Unis, puis un documentaire sur la Chine de Mao, Chung kuo, la Chine (Chung kuo, Cina, 1972), avant de radicaliser encore ses expérimentations visuelles dans Profession : reporter (il Reporter - The Passenger, 1975), qui réunit Jack Nicholson et Maria Schneider.

Passionné par les innovations techniques, il explore les possibilités offertes par la vidéo et ses truquages dans le Mystère d’Oberwald (il Misterio di Oberwald, 1980), d’après l’Aigle à deux têtes de Jean Cocteau, puis revient sur la thématique de toute son œuvre antérieure dans Identification d’une femme (Identificazione di una donna, 1982) et prépare ensuite une adaptation du roman de Joseph Conrad, Nostromo, qu’il ne pourra toutefois jamais tourner.

Victime d’une attaque cérébrale qui l’a laissé aphasique, il réalise pourtant un dernier film avec la complicité du cinéaste allemand Wim Wenders : Par-delà les nuages (Al di là delle nuvole, 1995), film qui constitue vraisemblablement son testament cinématographique. En 1995, Michelangelo Antonioni a obtenu un oscar pour l’ensemble de sa carrière.

Antonioni est également peintre et l’auteur d’un recueil de nouvelles, Rien que des mensonges (Quel bowling sul Tevere), publié en 1983.

Il avait des difficultés à se déplacer et à parler depuis une attaque cérébrale en 1985.

Michelangelo Antonioni s'est éteint à son domicile à l'âge de 94 ans.

 

SES RÉCOMPENSES :

 

2004 : Prix FIPRESCI du meilleur court métrage au Festival international du film de Valladolid pour Lo Sguardo di Michelangelo (Le Regard de Michelangelo)

2001 : NFSC Award spécial pour l'intelligence exemplaire, la créativité et l'intégrité de sa carrière longue d'un demi-siècle

2000 : Prix pour la carrière au Festival du film Flaiano

1998 : Prix Pietro Bianchi du SNGCI à la Mostra de Venise

1996 : Prix pour la carrière au Festival international du film d'Istanbul

1995 : Prix FIPRESCI à la Mostra de Venise pour Par delà les nuages (Al di là delle nuvole)

1995 : Prix d'honneur aux Oscars du cinéma

1995 : Griffon d'or pour la carrière au Festival du film de Giffoni

1995 : Grand Prix spécial des Amériques au Festival des films du monde de Montréal à l'occasion du centenaire du cinéma, pour son exceptionnelle contribution à l'art cinématographique

1993 : Prix pour sa performance aux Prix du cinéma européen

1991 : Prix François Truffaut au Festival du film de Giffoni

1983 : Lion d'or à la Mostra de Venise pour sa carrière

1982 : Prix du XXXVe anniversaire au Festival de Cannes pour Identification d'une femme (Identificazione di una donna)

1976 : Ruban d'argent du meilleur réalisateur de film italien pour Profession : reporter (Professione : reporter)

1976 : Prix Luchino Visconti aux David di Donatello

1976 : Bodil du meilleur film européen pour Profession : reporter (Professione : reporter)

1968 : Ruban d'argent du meilleur réalisateur de film étranger pour Blow-Up

1968 : Prix de la critique (Syndicat française de la critique de cinéma) du meilleur film étranger pour Blow-Up

1967 : Palme d'Or au Festival de Cannes pour Blow-Up

1967 : NFSC Award du meilleur réalisateur pour Blow-Up

1964 : Mostra de Venise - Lion d'or pour Le Désert rouge (Il Deserto rosso)

1964 : Prix FIPRESCI pour Le Désert rouge (Il Deserto rosso)

1962 : Ruban d'argent du meilleur réalisateur de film italien pour La Nuit (La Notte)

1962 : Prix spécial du Jury au Festival de Cannes pour L'Éclipse (L'Eclisse)

1961 : Prix FIPRESCI pour l'ensemble de son travail

1961 : Ours d'or de Berlin du meilleur film pour La Nuit (La Notte)

1960 : Prix du Jury au Festival de Cannes pour L'Avventura

1957 : Léopard d'or au Festival international du film de Locarno pour Le Cri (Il Grido)

1956 : Ruban d'argent du meilleur réalisateur de film italien pour Femmes entre elles (Le Amiche)

1955 : Lion d'argent à la Mostra de Venise pour Femmes entre elles (Le Amiche)

1951 : Ruban d'argent spécial pour les valeurs humaines et stylistiques pour Chronique d'un amour (Cronaca di un amore)

1950 : Ruban d'argent du meilleur documentaire pour L'Amorosa menzogna (Mensonge amoureux)

1948 : Ruban d'argent du meilleur documentaire pour Nettezza Urbana (Nettoyage urbain)