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Bien que né le 24 juillet 1926 à Vincennes, Max Montavon passe son enfance et son adolescence en Suisse où son père exerce la profession de horloger-bijoutier. De retour en France, il suit les cours du Conservatoire. Sur les conseils de Lucien Jeunesse, à l'époque chanteur, il se produit dans les cabarets parisiens : sur la scène du « Liberty's » à Pigalle, il fait des numéros de travestis qui lui permettent d'acquérir une certaine reconnaissance.
A la fin des années quarante, Max Montavon débute au cinéma dans des comédies d'André Hunebelle comme « Millionnaires d'un jour » (1949) ou « Méfiez-vous des blondes » (1950), des petits rôles pour la plupart non crédités aux génériques. Mais en 1957, il fait une rencontre déterminante pour sa carrière : il est le partenaire de Louis de Funès dans « Ni vu ni connu » d'Yves Robert qu'il retrouve dans « Carambolages » (1962) de Marcel Bluwal. Devenu star du comique, Louis de Funès fait appel régulièrement à lui : surveillant dans « Fantomas se déchaîne » (1965), flûtiste dans « Le grand restaurant » (1966), domestique dans « Fantomas contre Scotland Yard » (1966), professeur dans « Les grandes vacances » (1967) ou fondé de pouvoir dans « Hibernatus » (1969). On le retrouve également dans la distribution de : « L'aile ou la cuisse » (1976), « L'avare » (1979), « La soupe aux choux » (1981) ou « Le gendarme et les gendarmettes » (1982). Bien que faisant partie de la « garde rapprochée » de Louis de Funès, il ne connait pas la même renommée que Claude Gensac ou Grosso et Modo. Néamoins, il convient se souligner que Max Montavon est « l'un des rares à partager la vie privée de Louis de Funès à l'instar de Gérard Oury, Jacques Dynam, Grosso et Modo » (« Louis de Funès, histoire d'une saga – Flammarion »).
Dans les années soixante-dix et quatre-vingt, Max Montavon va être à l'affiche de nanars affligeants aux titres plus ahurissants les uns que les autres où il se spécialise dans des rôles d'homosexuels caractériels. Accompagnés d'acteurs comiques de l'époque, on le retrouve ainsi dans : « Drôles de zèbres » (1976) de Guy Lux avec Sim et Alice Sapritch, « N'oublie pas ton père au vestiaire ... » (1981) de Richard Balducci avec Jean Lefebvre ou « Y-a-t-il un pirate sur l'antenne ?» (1983) de Jean-Claude Roy avec Paul Préboist. A titre d'illustration, sa dernière apparition à l'écran est dans "Retenez-moi ... ou je fais un malheur" (1983) de Michel Gérard avec pourtant Jerry Lewis et Michel Blanc. Heureusement, le théâtre lui permet d'etre associé à des pièces dignes de son talent : « La dame de chez Maxim's » (1965) avec Pierre Mondy, « La puce à l'oreille » (1967) avec Jean-Claude Brialy ou « La main passe » (1972) avec Jean-Pierre Darras, comédies de Feydeau qui connaissent de gros succès.
Malgrè une bonne centaine de films, Max Montavon ne connaît ni la notoriété de Philippe Castelli ou Robert Dalban souvent employés par Georges Lautner ni la notoriété de Henri Attal et Dominque Zardi interprètes fétiches de Claude Chabrol et Jean-Pierre Mocky. On peut comparer la carrière de Max Montavon à celle de Robert Rollis, des « troisièmes couteaux » indispensables du cinéma français qui disparaissent discrètement. Max Montavon décède le 22 septembre 1983 à Paris puis est inhumé au cimetière de Montmartre quelques mois après Louis de Funès.
Source : Filmographie.skyrock.com - Fait le 19 août 2011 par Philippe de CinéMémorial.
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