MARIE LAFORET

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Profession:
Chanteuse et actrice française naturalisée Suisse.

Date et lieu de naissance:
05-10-1939, à Soulac-Sur-Mer dans la Gironde, en France.

Date et lieu du décès:
05-11-2019, à Genolier en Suisse.

Cause du décès:
De mort naturelle à l'age de 80 ans.

Nom de naissance:
Maïtèna Marie Brigitte Doumenach. - Pseudonyme : Françoise They - Surnom : Fille aux yeux d'or

État civil:
Au cours de sa vie, elle se maria à 5 reprises et eut 3 enfants :

Mariée le 09 septembre 1961 avec : JEAN-GABRIEL ALBICOCCO (1936-2001) - Divorcée en 1963.

Conjoint en 1965 avec : JUDAS AZUELOS
Ils eurent une fille et un garçon : Lisa Aznelos (née en 1965), et Jean-Mehdi-Abraham Azuelos (né en 1967).

En 1971, elle s'unit avec l'homme d'affaires et collectionneur d'art : ALAIN KAHN-SRIBER - Divorcée en 1976.
Ils eurent i fille : Eve-Marie Deborah (née en 1974).

Pour son quatrième mariage, elle épouse en 1980 le chirurgien : PIERRE MEYER - Divorcée en 1982

Marie Laforêt se marie le 07 septembre 1990 une cinquième, et dernière fois, avec : ÉRIC DE LAVANDEYRA, avec lui, le divorce aura été pénible.

Taille:
(1m67)

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Anecdotes

photos

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Biographie

Hommage à MARIE LAFORET
Intervieuw réalisé en 1990 sur sa vie.

Ajout de la vidéo le 05 novembre 2019 par Philippe de CinéMémorial

Marie Laforêt est née Maïtèna Marie Brigitte Doumenach, le 5 octobre 1939 à Soulac-sur-Mer en Gironde en France. Elevée dans un milieu bourgeois, son père Jean Douménach, un catalan était un scientifique au CNRS, sa mère Marie Louise née Saint Guily une béarnaise femme au foyer. La fillette qui adore faire des châteaux de sable au bord de l’océan va connaître une petite enfance douloureuse. Elle grandit dans le chaos de la Seconde Guerre mondiale où son père est prisonnier de guerre en Allemagne. Avec sa sœur Alexandra et sa mère ils connaissent beaucoup de privations, et surtout ce fait sinistre qu'elle ne révèle qu’en 1998, à l’âge de trois ans, elle est violée par un voisin à plusieurs reprises, un épisode tragique qui la marqua longtemps, des faits qui lui fut impossible d'en parler pendant des décennies…

De retour de la guerre son père, installe la famille à Valenciennes, puis à Paris où Maïtena fait ses études au lycée Jean de La Fontaine. Jeune fille, elle est attirée par le couvent, mais en participant à des jeux de rôles scolaires elle se découvre une passion artistique. A 16 ans, son baccalauréat en poche, Marie se dirige vers la musique et le chant et pour son Nöel elle demande une guitare et commence à pratiquer sérieusement le chant.

C’est en accompagnant sa sœur aînée, Alexandra, qui suit des cours d’art dramatique au Cours Simon, qu’elle découvre la comédie, elle décide de suivre quelques cours afin de vaincre sa timidité. Elle y rencontre Raymond Rouleau qui lui propose de participer au théâtre Michel à un concours d'actrices intitulé Naissance d'une étoile organisé par Europe 1. Maïtena s’y inscrit, et triomphe aux finales qui se déroulent à Cannes, son charisme, sa grâce et son aisance sur scène séduisent le jury qui lui décerne le premier prix. Sa prestation ajoutée à sa beauté, capte l’attention de Louis Malle qui la pressent pour son prochain film, mais ce sera René Clément qui lui donnera l’occasion de débuter au cinéma en lui offrant le rôle de la maîtresse du séduisant Maurice Ronet face au sinistre Alain Delon dans l’ambiance délétère du thriller «Plein soleil» en 1959. Elle devient à cette occasion Marie Laforêt, un pseudonyme choisi à la va-vite, qu’elle détestera avant d’admettre qu’il correspond bien à l’amoureuse de la nature qu’elle est.

En 1961 elle épouse le réalisateur Jean-Gabril Albicoco, sous sa direction elle tourne deux films, il sublime la beauté de son visage magnifié par de beaux yeux jaune-vert dans «La fille aux yeux d’or», (un titre qui lui donnera d'ailleurs son surnom) dans un triangle érotique de deux femmes et un homme, avec Paul Guers et Françoise Prévost ; puis partage la vedette avec Charles Aznavour dans «Le rat d’Amérique» (1962) où exilés et traqués pour délit d'honnêteté ils affrontent la misère et mettent en danger leurs sentiments et leur vie.

Elle donne la réplique à deux petits truands, Jean Claude Brialy et Michel Serrault dans une comédie policière «Cent briques et des tuiles» (1964) de Pierre Grimbla, et sous la direction de Georges Lautner elle campe une belle romancière délurée aux cotés de Jean-Paul Belmondo dans «Flic ou voyou» (1978) et son épouse dans «Joyeuses Pâques» (1984). Dans le mélodrame de Sylvain Madigan «Sale destin» (1986) elle est l’épouse névrosée de Victor Lanoux qui ruine sa vie familiale avec une prostituée Pauline Lafont.

Les propositions cinématographiques affluent mais menant sa carrière sans grande conviction, d’une nature peu féministe, rebelle, libertaire, gouailleuse, et surtout dotée d’une voix vibrante et envoûtante, en 1963, aidée par son ami d’enfance, Jacques Higelin, Marie se lance dans la chanson avec «Les vendanges de l’amour» signé Danyel Gérard, fort de ce gros succès, elle enchaîne avec entre autres : Ivan, Boris et moi -- Viens sur la montagne --Viens, Viens -- Que calor la vida, puis elle oriente sa carrière musicale avec des titres puisés dans les folklores anglo-américain comme : Manchester et Liverpool , une adaptation de Paint it black des Rolling Stones ; La voix du silence une version française de Sounds of silence de Simon and Garfunkel; elle rend hommage aux Beatles avec Il a neigé sur Yesterday , où encore Blanche nuit de satin une reprise de Nights in White Satin du groupe The Moody Blues.

C’est dans cet état d’esprit celui d’une chanteuse très en vogue avec des tubes pleins de charme qu’elle se produit sur les scènes du monde entier, jusqu’en 2005, n'hésitant pas à chanter en anglais en italien en espagnol en Russe et en allemand. Entre deux concerts, elle reprend les chemins de studio, citons entre autres; «La chasse à l’homme» (1964) d’Édouard Molinaro elle est la fantasque Gisèle la fiancée de Jean Claude Brialy ; Marie-Chantal dans « Marie-Chantal contre Dr Kha», de Claude Chabrol (1965) avec Roger Hanin et Serge Reggiani ; Edmonde Puget-Rostand dans «Flic ou voyou» (1979) de Georges Lautner avec Jean Paul Belmondo qu’elle retrouve dans «Les morfalous» (1983) de Henri Verneuil avec Michel Constantin ; on la voit ensuite en comtesse dans «La Folle journée ou Le mariage de Figaro» (1989) de Roger Coggio ; elle tourne aussi en Italie pour Vittorio Sindoni, elle campe une journaliste politique dans « Un froid matin de mai » (1990).

En 2000, elle revient sur les planches du théâtre Antoine à Paris où elle incarne une Maria Callas plus vraie que nature dans «Master Class», un rôle pour lequel elle obtient à deux reprises le Molière de la meilleure comédienne. Et une dernière apparition au grand écran dans «Les bureaux de dieu» (2007) de Claire Simon.

Entre sa vie familiale , la chanson, le théâtre, le cinéma, la télévision notamment dans les émissions de variétés des Carpentier et de Guy Lux, Marie Laforêt trouve le loisir d’écrire une suite de nouvelles rassemblées sous le titre « Contes et légendes de ma vie privée» puis un livre de recettes «Mes petites magies, livre de recettes pour devenir jeune » et aussi «Panier de crabes : les vrais maîtres du monde» où elle décrit le monde de la finance.

Marie Laforêt connaît une vie privée assez mouvementée et rythmée par cinq mariages assez tumultueux se terminant tous par un échec, après un mariage éclair de quelques mois avec Jean-Gabriel Albicocco, elle convole en deuxième noce avec Judas Azuelos, homme d'affaires d'origine juive marocaine dont elle a deux enfants : Lisa et Jean-Mehdi-Abraham ; en 1971 elle s’éprend d'un homme d'affaires et collectionneur d'art, Alain Kahn-Sriber qui lui donne son troisième enfant Ève-Marie-Deborah née en 1974, au début des années 1980, elle tombe sous le charme d'un chirurgien Pierre Meyer une union de quelques années qui se termine aussi par un divorce et le dernier prétendant un agent de change Éric de Lavandeyra qu’elle épouse en 1990 dont elle se sépare dans une ambiance assez houleuse quatre ans plus tard. Fin 1978, elle s’installe à Genèvre en Suisse où elle ouvre une salle de vente de meubles anciens dans laquelle elle exerce jusqu’en 1981 la profession de commissaire-priseur. Marie Laforêt toujours d’une humeur vagabonde mais l’intelligence toujours en éveil a fermé à jamais ses beaux yeux dorés, le 2 novembre 2019 dans une clinique suisse. Elle avait 80 ans…

Source : Gary Richardson - Fait le 12 novembre 2021 par Philippe de CinéMémorial.