MARGUERITE DURAS

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Profession:
Écrivaine, Dramaturge et Réalisatrice française.

Date et lieu de naissance:
04-04-1914, à Gia Dinh, Indochine.

Date et lieu du décès:
03-03-1996, à Paris, France.
Enterrée au cimetière de Montparnasse, Paris, France.

Cause du décès:
D'un cancer à l'âge de 81 ans.

Nom de naissance:
Marguerite Donnadieu.

État civil:
Mariée le 23 septembre 1939 avec le poète : ROBERT ANTHELME - divorcé en 1946.
Ils eurent un garçon, qui meurt à la naissance en 1942.

Mariée à l'auteur : DIONYS MASCOLO - Jusqu'à la mort de Marguerite Duras en 1996.
Ils eurent un fils : Jean.

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Anecdotes

Fille d'Henri Donnadieu (né le 09 avril 1872, décéda en 1921) et de Marie Legrand (née le 09 avril 1877)

Son père meurt en France le 4 décembre 1921, âgé de 49 ans. Après la mort d’Henri Donnadieu, Marguerite habite avec sa mère et ses deux frères en France à Pardaillan près de Duras, où son père possédait une vieille maison de famille. C’est de là que viendra son nom de plume.

Marguerite Duras et Robert Antelme entrent dans la Résistance. Leur groupe tombe dans un guet-apens, Marguerite Duras réussit à s’échapper aidée par François Mitterrand mais Robert Antelme est arrêté et envoyé au camp de Dachau, le 1er juin 1944. Il en sort en 1945, dans un état pitoyable et elle le soigne malgré son désir de divorcer [4]Ils divorcent en 1946.

En 1984 elle a obtenu le prix Goncourt pour L’Amant.

Vers la fin de 1988, elle doit être hospitalisée et reste dans le coma pendant plusieurs mois. Contre toute attente elle se remet et elle reste optimiste, bien que régulièrement elle ait besoin d’aide respiratoire suite à un emphysème.

Citation :

L’écrit ça arrive comme le vent, c’est nu, c’est de l’encre, c’est l’écrit, et ça passe comme rien d’autre ne passe dans la vie, rien de plus, sauf elle, la vie.

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Biographie

Née à Gia Dinh (Indochine), Marguerite Donnadieu, dite Marguerite Duras, grandit sur les bords du Mékong, où ses parents sont enseignants. Son père meurt. Sa mère se ruine dans l’achat de terrains incultivables et sombre alors dans une sorte de folie. Elle évoque cette partie de sa vie — enfance et adolescence — dans plusieurs de ses romans : Un barrage contre le Pacifique (1950) et l’Amant (1984). En 1932, elle s’installe à Paris pour achever des études de droit, de mathématiques et de sciences politiques, puis adhère au Parti communiste et se marie avec Robert Antelme. Pendant l’Occupation, elle publie ses premiers romans : les Impudents (1943) et la Vie tranquille (1944), tout en faisant partie d’un réseau de résistance. Elle racontera cette période de sa vie, ainsi que l’histoire de son mari rescapé des camps de concentration, dans la Douleur (1985).

Après la guerre, elle continue sa production littéraire dans une écriture assez classique : Un barrage contre le Pacifique et le Marin de Gibraltar (1952), puis inaugure un nouveau style avec les Petits Chevaux de Tarquinia (1953) et les Chantiers (1954), dont l’écriture elliptique, simplifiée, objective et musicale la rapproche des essais et des recherches du Nouveau Roman. Toujours engagée politiquement, elle signe le Manifeste des 121 (qui proclame le droit à l’insoumission des appelés français en Algérie), s’engage dans le mouvement de Mai 68 et milite dans les mouvements féministes. Elle collabore à quelques journaux, écrit d’autres romans, dont le Ravissement de Lol V. Stein (1964), le Vice-Consul (1965), Détruire, dit-elle (1969), l’Amour (1971), Son nom de Venise dans Calcutta désert (1976), l’Été 80 (1980), la Douleur (1985) et des pièces de théâtre, comme la Musica (1965), Des journées entières sous les arbres (1973) ou Savannah Bay (1983) qui fait son entrée au répertoire de la Comédie-Française en 2002.

Que ce soit dans ses romans, dans ses textes autobiographiques ou dans ses pièces de théâtre, Marguerite Duras cultive une écriture de l’absence visant au dépouillement et dont les principaux thèmes sont l’amour et la mort, ou plus précisément la recherche de l’amour absolu, qui est aussi un désir de mort. Elle abandonne les obligations de la psychologie traditionnelle, la présence continue du narrateur omniscient, les exigences d'une logique « séquentielle » et la « motivation » des faits. Il ne subsiste alors que le texte, à la limite du silence, que cette quête du « mot trou où tous les autres auraient été enterrés », et, en définitive, du possible de l’écriture. Dépeignant le même personnage à travers une pluralité d’identités (Vera Baxter, Lol V. Stein, Aurélia Steiner), décrivant toujours des lieux vacants, elle compense cette écriture de l’absence par un travail sur les genres. Ainsi, elle reprend souvent le même récit sous la forme théâtrale, cinématographique et romanesque, avec un constant souci d’épuration et de justesse dans l’expression. L’exemple le plus frappant en est le cycle amorcé par le Ravissement de Lol V. Stein, car l’anecdote de ce roman est prolongée ou modulée par de nombreux ouvrages, tels que le Vice-Consul et son double cinématographique India Song (1973, 1975 pour la réalisation filmique), mais aussi par l’Amour ou Son nom de Venise dans Calcutta désert. Son style connaît pourtant une mutation avec l’Amant (1984), qui lui vaut le prix Goncourt et une gloire internationale, mais qu’elle adapte à nouveau sur le plan romanesque dans l’Amant de la Chine du Nord (1991), en réponse à l’adaptation cinématographique de Jean-Jacques Annaud, l’Amant (1991), qu’elle désapprouve.

Il existe en effet un lien fort entre le cinéma et ses œuvres. En 1958, René Clément adapte et réalise Un barrage contre le Pacifique, avec une distribution internationale, et, un an plus tard, Peter Brook tire un film de Moderato cantabile, joué par Jeanne Moreau et Jean-Paul Belmondo. C’est sa collaboration de scénariste avec Alain Resnais pour Hiroshima mon amour qui attire sur elle l’attention du grand public. Elle écrit ensuite le scénario de Une aussi longue absence (1960) pour Henri Colpi, tandis que Tony Richardson transpose sans grand brio son Marin de Gilbraltar en 1967. Après avoir réalisé en collaboration avec Paul Seban la Musica (1966), elle signe seule Détruire, dit-elle (1969), puis Jaune le soleil (1971) et Nathalie Granger (1972), dont elle tire ensuite un roman. Elle réalise encore la Femme du Gange (1973) et connaît un succès d’estime avec India Song (1975), puis tourne Baxter, Vera Baxter (1977) et adapte pour la télévision sa pièce Des journées entières sous les arbres (1977), avant d’étonner le festival de Cannes avec le Camion (1977), un film atypique et distancié, sans trame linéaire ni narration apparente, dont elle est l’interprète avec Gérard Depardieu. Ses derniers films sont Navire Night (1979), Aurélia Steiner (1980), Agatha, l’Homme atlantique (1981), Dialogue de Rome (1983) et les Enfants (1984).

 

Fait le 01 janvier 2010 par Philippe de CinéMémorial.

Filmographie

 

29 LONGS MÉTRAGES
_________________________________

 

2007 - BARRAGE CONTRE LE PACIFIQUE .UN
Réal : Rithy Panh

 

2003 - MALADIE DE LA MORT .LA
Réal : Asa Mader

 

2003 - APRÈS-MIDI DE MONSIEUR ANDESMAS .L'
Réal : Michelle Porte

 

1992 - AMANT .L'
Réal : Jean-Jacques Annaud

 

1990 - COUPEUR D'EAU .LE
Réal : Philippe Tabarly

 

1984 - ENFANTS .LES

 

1982 - EN RACHACHANT
Réal : Jean-Marie Straub et Danièle Huillet

 

1981 - AGATHA ET LES LECTURES ILLIMITÉES

 

1979 - SAUVE QUI PEUT (LA VIE)

 

1978 - NAVIRE NIGHT .LE
Réal : Marguerite Duras

 

1977 - CAMION .LE
Réal : Marguerite Duras

 

1976 - SON NOM DE VENISE DANS CALCUTTA DÉSERT
Réal : Marguerite Duras

 

1976 - DES JOURNÉES ENTIÈRES DANS LES ARBRES

 

1976 - BAXTER, VERA BAXTER

 

1974 - INDIA SONG

 

1973 - NATHALIE GRANGER

 

1972 - FEMME DU GANGE .LA

 

1971 - JAUNE LE SOLEIL
Réal : Marguerite Duras

 

1969 - DÉTRUIRE DIT-ELLE
Réal : Marguerite Duras

 

1966 - VOLEUSE .LA

 

1966 - MUSICA .LA

 

1966 - 10H30 DU SOIR EN ÉTÉ

 

1966 - MARIN DE GIBRALTAR .LE

 

1965 - MADEMOISELLE

 

1963 - ITINÉRAIRE MARIN .L'

 

1960 - AUSSI LONGUE ABSENCE .UNE

 

1959 - MODERATO CANTABILE

 

1959 - HIROSHIMA MON AMOUR

 

1957 - BARRAGE CONTRE LE PACIFIQUE

 

4 COURTS MÉTRAGES 1 DOCUMENTAIRE 2 MOYENS MÉTRAGES
____________________________________________

1979 - CÉSARÉE
Court métrage

 

1979 - LES MAINS NÉGATIVES
Court métrage

 

1979 - AURÉLIA STEINER (MELBOURNE
Moyen métrage

 

1981 - L’HOMME-ATLANTIQUE
Moyen métrage

 

1983 - DIALOGUE DE ROME
Documentaire

 

1964 - NUIT NOIRE, CALCUTTA de Marin Karmitz
Court métrage

 

1965 - LES RIDEAUX BLANCS de Georges Franju
Court métrage

 

_______________________FIN_____________________

 

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