MARGARET DUMONT

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Profession:
Actrice américaine.

Date et lieu de naissance:
20-10-1882, à Brooklyn, New York, États-Unis.

Date et lieu du décès:
06-03-1965, à Hollywood, Californie, États-Unis.

Cause du décès:
D'une crise cardiaque à l'âge de 82 ans.

Nom de naissance:
Daisy Juliette Baker. Autre nom : Marguerit Dumont.

État civil:
Mariée le 22 septembre 1910 avec : JOHN MOLLER Jr.
Jusqu'au décès de John le 24 décembre 1918.

Taille:
(1m75)

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Anecdotes


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Biographie

Hommage à MARGARET DUMONT.

Ajout de la vidéo le 20 décembre 2017 par Philippe de CinéMémorial

 

Fille de William Baker et de Harriet Anna (née Harvey). Daisy Juliette Baker vient au monde le 20 octobre 1882 à Brooklyn, un arrondissement de New York aux Etats-Unis. Elle passa sa petite enfance chez son parrain, l’écrivain Joel Chandler Harris, dans sa maison victorienne à Atlanta, en Géorgie avant de retourner à New York à l'adolescence vivre auprès de sa mère.

Formée au chant lyrique elle devient chanteuse d'opéra, puis suit un apprentissage théâtral pendant deux ans et se produit en tant que show girl dans les music-halls aux Etats-Unis, en Angleterre et en France notamment au Casino de Paris, d'abord sous le nom de Daisy Dumont, puis sous le nom de Marguerite et enfin de Margaret Dumont.

Grande 1m75, elle débute en 1902 sur scène dans « La belle et la bête » au Chester Theatre de Philadelphie. Et également en tant que chanteuse dans un numéro de vaudeville à Atlantic City. Puis ses talents vocaux et comiques l‘amène à jouer à Broadway dans « The Girl Behind the Counter » (1908) ; « La Belle de Bretagne » (1909) et « Le Veuf d'été » (1910), sa grâce se fait rapidement remarquer par un critique qui qualifie son allure sculpturale telle une de reine.

En 1910, elle épouse le millionnaire du sucre et industriel John Moller Jr. et se retira du travail sur scène, bien qu'elle eu un petit rôle celui d’une aristocrate dans « Un drame d’amour sous la révolution » (1917) de Frank Lloyd. Après la mort subite de son mari lors de la pandémie de grippe de 1918, (elle ne s’est jamais remariée et n’avait pas d’enfant ) elle est retournée à contrecœur sur la scène de Broadway et a rapidement acquis une solide réputation dans des comédies musicales et des pièces de théâtre telles que « The Fan » (1921) ; « Go Easy Mabel » (1922) ; « The Rise of Rosie O'Reilly » (1923/24) et un rôle non créditée dans le film « Les ennemis de la femme » (1923) de Alan Crosland.

En 1925 Margaret à 43 ans quand, George S. Kaufman la recrute pour une comédie musicale qu'il a écrit pour les Marx Brothers intitulée « Noix de coco ». En 1929 Robert Florey adapte la pièce à l’écran. Margaret en contrat avec la Paramout incarne Mrs.Potter, une veuve richissime courtisée pour sa fortune par un allumé de première nommé Groucho Marx. C’est le premier film des sept films où elle joue une veuve de la haute société perpétuellement offensée et mal menée par les singeries loufoques des déjantés frères Marx (Grucho, Harpo, Chico, et Zeppo). Ce premier film chargé d'humour est suivi de « L’explorateur en folie » (1930) de Victor Herman, la riche madame Rittenhouse organise une soirée où sont conviés un milliardaire et un explorateur de retour d'Afrique, (Gruchot) mais la soirée est perturbée, suite à la disparation d’un tableau de grande valeur dès lors on assiste à des scènes délirantes et absurdes des frères Marx.


Suivi de « Soupe au canard » (1933) Rufus (Grucho) est placé sur le trône du pays de Freedonia par la grâce d'une riche veuve amoureuse de lui, mais Rufus offense l'ambassadeur de Sylvania, un pays rival qui engage deux espions. Harpo et Chico, rapidement les deux pays sont au bord de la guerre, une fois de plus Margaret est le souffre-douleur de choix qui encaisse blagues et injures notamment la scène où elle se fait bombarder de tomates.

Parallèlement à ses rôles comiques, elle prouve également ses talents dramatiques dans le thriller « Quinze épouses » (1934) de Frank R. Strayer, un homme est assassiné dans un hôtel de New York, quand l'inspecteur Decker Dawes (Conway Tearle) enquête sur l'affaire il découvre qu'il avait quinze épouses, il se concentre sur une certaine madame Crum (Margaret Dumont) une dame évangéliste, mais l'enquête se complique lorsque qu'elle retrouvée assassinée ; suivi d’une comédie sur le sport « Gridiron flash » (1934) de Glenn Tryon, pour renflouer les caisses d'une équipe de foot un bienfaiteur recrute un voleur (Grant Mitchell) sorti de prison pour cambrioler les bijoux d'un riche couple, M. et Mme Fields (Lucien Littlefield et Margaret Dumont).

Elle retrouve les trois lascars dans « Une nuit à l’opéra » (1935) de Sam Wood, Otis (Gruchot Marx) un manageur véreux et farfelu, convainc la riche madame Claypool (Margaret Dumont) amatrice d’opéra d'investir 200 000 dollars dans un spectacle lyrique, ils partent aux Etats-Unis, accompagnés par deux foldingues Tomasso et Fiorello (Harpo et Chico) bien décidés à promouvoir la carrière de l’infâme ténor Lassparri (Walter Woolf King) et la délicieuse soprano Rosa (Kitty Carlisle).

Elle sera encore la complice des fantaisistes Marx, dans « Un jour aux courses » (1937) de Sam Wood ; « Un jour au cirque » (1939) de Edward Buzzell ; « Les Marx Brothers au grand magasin » (1941) de Charles Reisner Qu’elle se nomme encore Mrs.Upjohn, Mrs. Dukesbury ou Mrs Martha Phelpsson son personnage est pratiquement toujours le même, celui d’une femme riche et coincée en butte aux déclarations d’amour de Groucho, (uniquement pour la dépouiller de sa fortune), le tout agrémenté de sarcasmes qu’elle subit avec vaillance et sans pour autant perdre son self-control. Son mérite, même involontaire, fut récompensé par un prix du meilleur second rôle féminin, un critique allant même jusqu’à réclamer qu’on lui remette une médaille pour sa bravoure face à ses tortionnaires.

D’autres comédies burlesques allaient prendre le relais comme « Passez muscade » (1941) de Edward F. Cline, où son apparition en matrone flanquée d’un doberman suffit à faire fuir W.C. Fields qui se précipite dans le vide plutôt que de l’embrasser ; elle retrouve W.C. Field dans l’un des sketchs de « Six destins » de Julien Duvivier (1942) où, à ses cotés sous le nom de Mrs. Langahankie, elle préside une délirante conférence antialcoolique.

Dans l’une des dernières comédies de Laurel et Hardy « Maîtres de ballets » (1943) de Malcolm St. Clair, Margaret ne joue pas vraiment avec le duo bien qu'ils se cachent sous son lit , mais elle joue le rôle d’une matrone collet monté irritée contre son mari (Matt Briggs) qui ronfle la nuit et boit en douce ; on la voit aussi aux cotés de Jack Benny un trompettiste dans « The Horn Blows at Midnight » (1945) de Raoul Walsh où elle campe une Castafiore nommée Madame Traviata.

Les années suivantes elle tourne encore une poignée de films sans rôles intéressants voire non crédités au générique, on peut l’apprécier une dernière fois dans la comédie, « Madame croque-maris » (1963) de Jack Lee Thompson, où elle campe la mère abusive de Shirley MacLaine, atteinte par la folie des grandeurs.

Pour la petite histoire Margaret raconte que Groucho qui m'appelait le cinquième Marx Brother, m'a fait que des misères, il m'a poussé par les fenêtres, lancé des chaises sous moi, grillé des steaks dans la cheminée de mon appartement, où encore mis des grenouilles dans ma baignoire…

Huit jours avant son décès, elle a fait une dernière apparition dans l'émission télévisée « The Hollywood Palace » le 26 février 1965, où elle a retrouvé son ami Groucho, Ils ont interprété la scène d’introduction du film « L'explorateur en folie ». L'émission enregistrée a été diffusée le 17 avril, plusieurs semaines après son décès d’une crise cardiaque le 6 mars 1965 à l’âge de 82 ans.

Source : Gary Richardson - Fait le 28 novembre 2021 par Philippe de CinéMémorial.


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