MAE WEST

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Profession:
Actrice et scénariste américaine.

Date et lieu de naissance:
17-08-1892, à Brooklyn, New York, États-Unis.

Date et lieu du décès:
22-11-1980, à Hollywood, Californie, États-Unis.

Cause du décès:
D'une embolie cérébrale à l'âge de 88 ans.

Nom de naissance:
Mary Jane West

État civil:
Fut mariée à Franck Wallace.

Taille:
(155 cm)

Commentaires: 1

Anecdotes

Liaisons probable : Max Baer, Steve Cochran, Gary Cooper, Jack Dempsey, Duke Ellington, Cary Grant, Oscar HammersteinII, Harry Houdini, Jack Johnson, Joe Louis, Owney Madden, David Niven, Anthony Quinn, George Raft, Joseph M. Schenck, Bugsy Siegel.

Elle est la fille de John Patrick West (1865 - 1935) et Matilda "Tillie" Delker-Doelger (1870 - 1944). Elle a une soeur et un frère, nommés Mildred Katherine "Beverly" West (1898 - 1982) et John Edwin West (1900 - 1964).

Son père était un boxeur du nom de "Battlin' Jack West" qui a ensuite préféré exercer la fonction de policier. Il a d'ailleurs fini par devenir détective et a fondé sa propre agence. Sa mère était mannequin et fabricante de corsets. La famille était protestante, en dépit des origines juives de la mère, bavaroise. C'est une femme libre qui s'est affirmée dans ses choix et sa carrière, fortement désapprouvées par sa grand-mère paternelle, Irlandaise d'origine romaine et très catholique.

Mae West commence sa carrière à l'âge de 5 ans.

Elle déménage successivement dans différents endroits du Williamsburg & Greenpoint à Brooklyn, où elle suit une scolarité à l'Erasmus Hall High School.

En référence à sa généreuse poitrine, les aviateurs américains de la Seconde Guerre mondiale avaient surnommé Mae West leurs gilets de sauvetage. Ceux-ci fonctionnaient en se gonflant d'air comprimé et en donnant à leur torse un volume supplémentaire... De nos jours les gilets de sauvetage gonflables sont encore appelés couramment des Mae West, même en dehors des pays anglophones.

Une réplique de Mae West qu'elle avait écrite, dans le film Lady Lou, est restée célèbre : « Is that a gun in your pocket, or are you just happy to see me? » (« Là, dans ta poche, c'est ton revolver ou t'es juste content de me voir ? »)

Au musée Dalí de Figueres (Catalogne), une salle porte son nom. Vu du bon endroit, le mobilier de cette salle représente son visage. Elle fait donc figure de mythe de l'entre-deux-guerres selon Salvador Dalí. Mae West possédait un physique bien à elle qu'elle mettait en valeur avec des idées... bien à elle. Outre le port de corsets serrés afin d'affiner sa taille conséquente, elle avait aussi pour habitude d'utiliser des talons de 20 cm. Elle avait même inventé un balancement de hanches particulier afin de parvenir à tenir en équilibre sur ces talons immenses.

Une phrase fétiche de Mae West, qui révèle son caractère affirmé : «Entre deux maux, je choisis toujours celui que je n’ai pas encore essayé.»

Écrivant souvent les scénarios de ses films, Mae avait une technique maligne et efficace afin d'échapper à la censure : elle ajoutait des dialogues tellement crus qu'elle était certaine que les censeurs les ôteraient et qu'en comparaison, ils trouveraient le reste du scénario acceptable

Mise en page le 19 mars 2009 par Philippe de CinéMémorial.

photos

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Biographie

 

Hommage à MAE WEST

 

 

Ajout de la vidéo le 17 août 2009 par Philippe de CinéMémorial

 

1926 : la police envahit un grand théâtre de Broadway qui affichait la pièce Sexe. Objet du litige : l'actrice Mae West, qui venait d'être intronisée « grande prêtresse de la sexualité ».

Ce rôle, la comédienne l'a tenu sans défaillance au cours d'une carrière d'une exceptionnelle longévité. Née à New York, elle débute, curieusement, comme une « petite Shirley Temple » dans des spectacles tels que La Case de l'oncle Tom, au début du siècle. Cependant, elle découvre vite qu'il lui est plus facile d'être une « vamp en herbe » qu'une future « petite fiancée de l'Amérique » et paraît sur de nombreuses scènes de vaudeville ou de music-hall aux côtés de vedettes comme Gaby Deslys ou Al Jolson. Elle écrit elle-même les textes de ses revues.

C'est alors qu'elle conçoit et interprète Sexe, qui fait scandale. Elle n'en continue pas moins à monter des spectacles aux titres aussi évocateurs que L'Homme de plaisir, Travestis ou Diamond Lil, qui est adapté au cinéma, sous le titre de Lady Lou (1933), par Lowell Sherman.

Sa première apparition à l'écran au côté de George Raft dans Night after Night (1932) constitue un véritable défi aux conventions hollywoodiennes de l'époque : la quarantaine passée, Mae West impose un personnage outrancier dont les répliques qu'elle écrit elle-même jouent déjà sur l'absurde. Les producteurs ne parviennent pas à la classer, le Hays Office crée à son intention une ligue de décence, puisqu'elle affiche et revendique une totale liberté sexuelle. Elle choisit ses partenaires, lance ainsi Cary Grant dans Lady Lou. Les spectateurs, heureusement, commencent à apprécier son humour roboratif. Ses films deviennent de grands succès de box-office et illustrent la politique des studios de l'époque : de meilleurs scénaristes, des décorateurs ou des costumiers comme Travis Benton, qui lui dessine un drapé extravagant et audacieux pour figurer en statue de la liberté (sexuelle) dans Belle of the Nineties de Leo Mac Carey (1934). Pourtant, aux yeux des censeurs, l'esprit semble présenter une plus grande subversion que le corps puisque plusieurs de ses dialogues sont impitoyablement coupés.

On attendait beaucoup de la rencontre entre Mae West et W.ƒC. Fields, dans le film My Little Chickadee (Mon Petit Poussin chéri, 1940), mais il ne semble pas que ces deux marginaux du cinéma se soient bien entendus. D'une carrière portée par le personnage que Mae West s'était créé, retenons encore Je ne suis pas un ange (1933), de Wesley Ruggles, Annie du Klondike (1936), de Raoul Walsh et, la même année, Go West Young Man d'Henry Hathaway.

Dans les années 1950, les rôles de femmes évoluent : Mae West se tourne alors vers d'autres activités, théâtrales ou discographiques. On la verra même en meneuse de revue à Las Vegas, faisant parader des culturistes-objets. Elle écrit aussi son autobiographie, qu'elle intitule La bonté n'a rien à voir là-dedans. Dans les années 1970, on la revoit au cinéma avec Myra Breckenridge (1970), de Michael Sarne, où elle tente de réitérer son exercice de panthère blonde, et Sextette (1978), de Ken Hugues, tiré de sa pièce Sexe, où elle se contente de figurer auprès de stars des années 1930 ou 1940.

Article écrit par André-Charles Cohen.

 

SES RÉCOMPENSES :

 

1969 - Prix Pomme d'Or de la star féminine de l'année - Prix des Pommes D'Or, aux États-Unis.

Filmographie

 

12 LONGS MÉTRAGES DÉTAILLÉS
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1977 - SEXTETTE

 

1970 - MYRA BRECKINRIDGE

 

1943 - HEAT'S ON .THE

 

1940 - MON PETIT POUSSIN CHÉRI

 

1937 - FIFI PEAU DE PÊCHE

 

1936 - GO WEST YOUNG MAN

 

1936 - ANNIE DU KLONDIKE

 

1935 - GOIN' TO TOWN

 

1934 - CE N'EST PAS UN PÉCHÉ

 

1933 - JE NE SUIS PAS UN ANGE

 

1933 - LADY LOU

 

1932 - NUIT APRÈS NUIT

 

1 DOCUMENTAIRE
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1935 - THE FASHION SIDE OF HOLLYWOOD
Documentaire de Josef von Sternberg

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commentaires (1)

hugongerard

20-11-2010 08:54:30

Surnommée la Madonna des années 30.