LEE J. COBB

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Profession:
Acteur et homme de théâtre américain.

Date et lieu de naissance:
08-12-1911, à New York, dans l'État de New York, États-Unis.

Date et lieu du décès:
11-02-1976, à Woodland Hills, dans l'État de Californie, États-Unis.
Il est enterré au cimetière du Mont Sinaï à Los Angeles.

Cause du décès:
D'une crise cardiaque à l'âge de 65 ans.

Nom de naissance:
Leo Jacoby Cobb.

État civil:
Marié le 06 février 1940 avec l'actrice : HELEN BEVERLY (1916–2011) - divorcé le 28 juillet 1952.
Ils eurent deux enfants : donc l'actrice : Julie Cobb

Marié le 27 juin 1957 avec une institutrice : MARY BRAKO HIRSCH - jusqu'au décès de Mary le 11 février 1976.
Ils eurent deux enfants :

Taille:
(180 cm)

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Anecdotes

Fils de Benjamin Jacob Cobb et de Kate Nellecht.

Le lendemain de son décès, le 12 février 1976, son partenaire dans "Exodus" Sal Mineo est assassiné à l'âge de 37 ans par un toxicomane qui voulait lui dérober son argent.

William Link et Richard Levinson, les créateurs de la série "Columbo", avaient, avant de retenir le choix de Peter Falk, contacté Lee J. Cobb qui n'avait pu se rendre disponible pour le rôle.

Une citation de Cobb : " Le théâtre est le moyen d'expression des acteurs, le cinéma celui des réalisateurs, la télévision, celui de personne. "

Sa fille Lee J. Cobb, Julie, est une actrice totalement inconnue en Europe (elle tourne surtout pour la TV), mais dont la vie matrimoniale est riche et agitée. Elle s'est mariée (à ce jour) 4 fois, et a divorcé 4 fois.
Avec Jerry Hoffman (1 an), un acteur de Tv , puis Victor French (1 an) un acteur (et réalisateur TV) connu surtout pour son rôle d'Isaiah Edwards, dans " La petite maison dans la prairie ".
Puis Christopher Morgan (7 ans) un producteur de TV dont le père Harry Morgan joue avec Lee J. Cobb dans " la conquête de l'ouest ".
Enfin avec James Cromwell (20 ans), un géant longiligne de 2 mètre, bon acteur de second rôle, il était excellent dans un rôle de corrompu dans "L.A Confidential ". Son père est le célèbre John Cromwell (acteur et réalisateur) et sa mère, Ruth Nelson, est une actrice qui a fait ses débuts au " Group Théatre " de New York avec Lee J. Cobb. Le monde du spectacle est vraiment une petite famille...

 

photos

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Biographie

Hommage à LEE J. COBB.

Avec un extrait du film : DOUZE HOMMES EN COLÈRE.

 

 

Source de la vidéo : hardcandycenter sur You Tube. -- Ajout de la vidéo le 10 juin 2013 par Philippe de CinéMémorial

 

 

 

Leo Jacoby Cobb est né dans une famille juive originaire de Russie et de Roumanie, de Benjamin Jacob Cobb et de Kate Nellecht le 8 décembre 1911 à New York.

Enfant du Bronx, Leo est doué pour la musique. Il étudie le violon et semble pouvoir envisager une carrière de musicien professionnel, mais une fracture du poignet ruine ses espoirs. il se consacre alors à l'harmonica. Il termine ses études au Lycée en 1929, et rêvant de devenir acteur, quitte sa famille pour Hollywood.

Il devient membre du " Boorah Minevitch and His Harmonica Rascals " auquel la Paramount consacre un court métrage " Boyhood Days ". Mais, en l'absence d'engagement, Leo retourne à New York, où il joue dans des dramatiques radiophoniques le jour, et apprend la comptabilité à l'université la nuit.

Il tente à nouveau sa chance en 1931. Ne trouvant pas d'emploi à Hollywood, il devient acteur dans la troupe professionnelle du théâtre de Pasadena (Californie) où il fera son apprentissage jusqu'en 1933.

Nouveau retour à New York où il décroche un rôle à Broadway dans une adaptation de "Crime et Châtiment " de Dostoïevski. La pièce ne tiendra l'affiche que le temps de 15 représentations.

Lee J. Cobb en 1935 intègre le "Group Theatre" qui a pour ambition de présenter des pièces à contenu social se démarquant des simples divertissements. Le "Group Theatre" fondé en 1931 forme ses acteurs à la "méthode Stalinavski " et promeut des auteurs politiquement progressistes, voire gauchistes, tels Clifford Odets et William Saroyan. Lee J. Cobb y partagera la scène avec Elia Kazan, Julius Garfinkel (qui deviendra John Garfield) et Martin Ritt. Il y rencontrera Lee Strasberg et Stella Adler qui deviendront deux des plus célèbres professeurs d'art dramatique américains.

En 1937 la pièce d'Odets "Golden Boy" obtient un tel succès qu'Hollywood envisage d'en faire une adaptation et s'intéresse à Lee J. Cobb qui y tenait le rôle de M. Carp.

Harry Sherman qui produit une série de westerns à petit budget ayant pour héros Hopalong Cassidy interprété par William Boyd, lui offre ses premiers rôles dans deux de ses films. Mais c'est la Columbia qui le fera connaitre en 1939 avec l'adaptation du succès " Golden Boy " (L'esclave aux mains d'or) réalisé par Rouben Mamoulian.

Entre 1939 et 1943, Cobb se partagera entre la scène et l'écran. Sa filmographie est assez terne, hormis " La nuit sans lune " d'Irving Pichel (1943), film de guerre adapté d'un roman de John Steinbeck , et " Le chant de Bernadette " d'Henry King (1943), un biopic sur Bernadette Soubirou, où Lee J. Cobb joue le Dr Dozous qui attesta le miracle de Lourdes.

En 1943 Lee J. Cobb est enrôlé dans l'US Air Force. Ses talents d'acteur lui vaudront de servir dans une unité de production de radio en Californie, jusqu'à sa démobilisation qui le ramènera à Hollywood.

Lee J. Cobb interprètera quelques seconds rôles majeurs dans des films prestigieux. Son physique intimidant le prédispose aux personnages de patriarches ou de notables arrogants ou corrompus.

En 1947 Elia Kazan dans " Boomerang " réunit Arthur Kennedy et Lee J. Cobb, issu de la même formation de théâtre, et deux purs produits hollywoodiens, Dana Andrews et Jane Wyatt. La vérité et la force du jeu de Kennedy et Cobb supplantent leurs partenaires, et les scènes où ils s'opposent tous les deux sont de véritables performances.

En 1949, c'est au théâtre et toujours dirigé par Elia Kazan, à Broadway, que Lee J. Cobb atteint le sommet de son art et une reconnaissance unanime de la critique pour la création de la pièce "Mort d'un commis voyageur". Son interprétation de Willy Loman, rôle spécialement écrit pour lui par Arthur Miller, deviendra aussi légendaire que celle de John Barrymore">John Barrymore dans "Hamlet".

La même année au cinéma Jules Dassin dans "Les bas-fonds de Frisco", permet à Cobb de donner la mesure de son talent dans le rôle d'un " boss " grossiste en fruits et légumes, crapule intégrale usant de toutes les vilenies pour assouvir sa cupidité criminelle.

1951, c'est la guerre froide, le Maccarthysme, la " chasse aux sorcières ". Comme Elia Kazan et John Garfield, Lee J. Cobb est appelé à témoigner devant la redoutable " Commission sur les activités anti-américaines " (HUAC). Les activités du "Group Theatre" sont éminemment suspectes aux yeux de la Commission qui traque toutes les sympathies communistes réelles ou supposées. Lors des auditions la Commission soutire aux suspects qui doivent prouver leur "loyauté" des dénonciations parmi leurs connaissances. Kazan, en avril 52 donnera 8 noms d'artistes communistes, John Garfield refuse et est aussitôt "blacklisté", c'est-à-dire soumis à diverses persécutions et privé de travail. Lee J. Cobb se taira aussi, mais il n'en supportera pas les conséquences. Sa femme, Helen Beverley, internée suite à une dépression demande le divorce en 1952. Il doit subvenir aux besoins de leurs deux enfants. Il reviendra témoigner devant la Commission en 1953 et donnera 20 noms de partisans communistes.

Elia Kazan réalise l'année suivante "Sur les quais" dont le scénario dû à Budd Schulberg, un autre "informateur" de la HUAC, témoigne des relations entre les Américains pendant la "chasse aux sorcières". Les docks sont divisés entre les syndicalistes corrompus et les travailleurs exploités, rackettés par les premiers. Après la mort "accidentelle" de Joey Doyle, Terry Malloy (joué par un Marlon Brando messianique) hésite entre le silence pour protéger ses "amis" du syndicat conduit par Johnny Friendly, dont Lee J. Cobb interprète la figure tutélaire de patriarche implacable, et le témoignage contre eux pour soutenir les dockers. Terry Malloy trahira son groupe en témoignant devant la "Commission du crime" contre le syndicat, institution originairement socialiste, mais pervertie par l'attrait du pouvoir et l'appât du gain. Ce film fort, unique dans l'histoire du cinéma sera controversé, en ce qu'il apparaitra comme une justification par Kazan de sa "trahison" des artistes communistes, sous-entendant que les artistes du cinéma américain seraient pervertis par l'argent d'Hollywood. Marlon Brando et Elia Kazan remporteront chacun un Oscar (sur les 8 attribués au film), Lee J. Cobb sera nominé.

Puis Lee J. Cobb enchainera les seconds rôles durant une vingtaine d'années.

Il est le juré n°3 dans "12 hommes en colère" de Sidney Lumet (1957), dont la confrontation avec Henry Fonda (Juré n°8) porte la plus grande part de la tension qui fit le succès du film.

Âgé seulement de 47 ans, il endosse de manière fascinante le rôle du vieux patriarche Fyodor débauché et tyrannique, dont la dépravation physique est à l'image de sa corruption morale, dans "Les frères Karamazov" de Richard Brooks (1958).

Il sera de la distribution des deux grands films fresques du début des années soixante : "Exodus " d'Otto Preminger (1960), Ode à la naissance d'Israël, où il joue le rôle du père du héros Ari Ben Canaan (Paul Newman), et la "Conquête de l'Ouest ", (1962) épopée de la naissance de la nation américaine, où au cours du dernier segment (les Hors-la-loi) dirigé par Henry Hathaway, il interprète le Marshall Ramsey, qui ne peut aider son ami le shérif Zeb Rawling (George Peppard) à poursuivre son meilleur ennemi Charlie Gant (Eli Wallach) réfugié hors de son district !

La télévision lui permettra de reprendre en 1966 le rôle de Willy Loman, qu'Hollywood avait préféré confier à Fredric March pour son adaptation de la "Mort d'un commis voyageur" en 1951.

En 1968, Broadway lui fera un triomphe au cours des 72 représentations de son interprétation du "Roi Lear".

Mais le cinéma ne lui propose désormais plus que des films moins ambitieux. Sa dernière apparition dans un film mémorable sera pour le grand succès du cinéma d'effroi "L'exorciste" de William Friedkin (1973) où sous les traits de l'inspecteur de police Kinderman, Lee J. Cobb n'a pas grand-chose à faire.

Il meurt d'une crise cardiaque le 11 février 1976, à l'âge de 64 ans, à Woodland Hills (Californie). Il est enterré au cimetière du Mont Sinaï à Los Angeles.

 

Source : Jean-Claude Bernouin - Fait le 09 juin 2013 par Philippe de CinéMémorial.

 

Filmographie

 

72 LONGS MÉTRAGES

 

1976 - MARC LA GÂCHETTE

 

1975 - VEINARD .LE

 

1975 - QUALE DE CINQUE
Réal : Maurizio Pradeaux

 

1975 - LEGGE VIOLENTA DELLA SQUADRA ANTICRIMINE .LA
Réal : Stelvio Massi

 

1974 - GLI AMICI DI NICK HAZARD
Réal : Fernando Di Leo

 

1973 - LAST CIRCUS SHOW .THE
Réal : Mario Garriazzo

 

1973 - ULTIMATUM
Réal : Jean-Pierre Lefebvre

 

1973 - GRAND KIDNAPPING .LE
Réal : Roberto Infascelli

 

1973 - FANTÔME DE CAT DANCING .LE
Réal : Richard C. Sarafian

 

1973 - EXORCISTE .L'

 

1971 - HOMME DE LA LOI .L'

 

1970 - ON N'ACHÈTE PAS LE SILENCE

 

1970 - MACHO CALLAHAN

 

1969 - OR DE MACKENNA .L'

 

1968 - SHÉRIF À NEW YORK .UN

 

1968 - JOUR DES APACHES .LE

 

1968 - MAFIA FAIT LA LOI .LA

 

1968 - HOMMES DE LAS VEGAS .LES

 

1967 - F COMME FLINT

 

1966 - NOTRE HOMME FLINT

 

1963 - HEURE FINALE .L'
Réal : Robert Douglas

 

1963 - T'ES PLUS DANS LA COURSE PAPA

 

1962 - CONQUÊTE DE L'OUEST .LA

 

1961 - QUATRE CAVALIERS DE L'APOCALYPSE .LES

 

1960 - EXODUS

 

1959 - VIE À BELLE DENTS .LA

 

1959 - VERTES DEMEURES

 

1958 - TRAQUENARD

 

1958 - HOMME DE L'OUEST .L'

 

1958 - DANS LA SOURICIÈRE
Réal : Norman Panama

 

1957 - TROIS VISAGES D'ÈVE .LES

 

1957 - RACKET DANS LA COUTURE

 

1957 - FRÈRES KARAMAZOV .LES

 

1957 - DOUZE HOMMES EN COLÈRE

 

1956 - HOMME AU COMPLET GRIS .L'

 

1956 - HOMME À ABATTRE .L'
Réal : Fred S. Sears

 

1955 - MAIN GAUCHE DU SEIGNEUR .LA

 

1955 - COLORADO SALOON
Réal : Joseph Kane

 

1955 - CERCLE INFERNAL .LE

 

1954 - SUR LES QUAIS

 

1954 - PANIQUE SUR LA VILLE

 

1954 - DAY OF TRIUMPH
Réal : Irving Pichel

 

1953 - YANKEE PACHA
Réal : Joseph Pevney

 

1952 - LIBÉRATEUR .LE
Réal : Herbert Kline

 

1952 - DÉMONS DU TEXAS .LES
Réal : Elmo Williams

 

1951 - SIROCCO

 

1951 - POIDS DU REMORDS .LE
Réal : Henry Levin

 

1950 - MAN WHO CHEATED HIMSELF .THE

 

1949 - BAS-FONDS DE FRISCO .LES

 

1948 - MIRACLE DES CLOCHES .LE

 

1948 - FIN D'UN TUEUR .LA
Réal : Rudolph Maté

 

1948 - ÉNIGMATIQUE MONSIEUR HORACE .L'
Réal : Henry Koster

 

1948 - APPELEZ NORD 777

 

1947 - HEURE DU CRIME .L'

 

1947 - CAPITAINE DE CASTILLE

 

1947 - BOOMERANG

 

1946 - ANNA ET LE ROI DE SIAM

 

1944 - WINGED VICTORY

 

1943 - VALLÉE INFERNALE .LA

 

1943 - TONIGHT WE RAID CALAIS
Réal : John Brahm

 

1943 - NUIT SANS LUNE
Réal : Irving Pichel

 

1943 - CHANT DE BERNADETTE .LE

 

1941 - ICI LONDRES
Réal : Edward L. Marin et Jean Negulesco

 

1941 - DES HOMMES VIVRONT

 

1940 - MARIÉE CÉLIBATAIRE .LA
Réal : Alexander Hall

 

1939 - ESCLAVE AUX MAINS D'OR .L'

 

1938 - PHANTOM CREEPS .THE
Réal : Ford Beebe et Saul A. Goodkind

 

1938 - DANGER ON THE AIR
Réal : Otis Garrett

 

1937 - RUSTLER'S VALLEY

 

1937 - NUITS D'ARABIE

 

1937 - AU-DELÀ DU RIO GRANDE
Réal : Nate Watt

 

1934 - VANISHING SHADOW .THE
Réal : Lew Landers

 

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