LUCIA BOSE

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Profession:
Actrice italienne.

Date et lieu de naissance:
28-01-1931, à Milan en Lombardie, Italie.

Date et lieu du décès:
23-03-2020, à l'hôpital de Ségovie près de Madrid en Espagne.

Cause du décès:
Hospitalisée à Ségovie pour une pneumonie, meurt à l'âge de 89 ans, victime de la pandémie du Covid-19.

Nom de naissance:
Lucia Borloni.

État civil:
Elle se marie en 1955 avec le Torero espagnol : LUIS MIGUEL DOMINGUIN (1926-1996) Divorcé en 1967.
Ils eurent 3 enfants. Parmi eux il y a l'acteur Miguel Bosè, né le 03 avril 1956.

Taille:
(1m73)

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Anecdotes


Est une reine de beauté, En 1947, elle fut élue Miss Italie. Modeste actrice italienne, elle tourna dans une soixantaine de films entre 1950 et 2007. Bien qu'elle soit peu connue en France

photos

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Biographie

Hommage à LUCIA BOSÈ

Ajout de la vidéo le 21 décembre 2021 par Philippe de CinéMémorial


Lucia Borloni voit le jour le 28 janvier 1931 à Milan dans le quartier ouvrier de Porta Vigentina. Fille de Francesca (née Bosè) et de Domenico Borloni un employé dans une fabrique de vernis industriel.


Lucia Bosé - Dans le film de 1955 : La Mort D'un Cycliste.


Issue d'une famille pauvre, pour aider la famille, à 14 ans elle entre dans la vie professionnelle comme dactylo dans l'étude d'un avocat milanais, puis devient vendeuse de marrons glacés dans une pâtisserie milanaise. La petite vendeuse jolie comme un cœur ce fait remarquer par un client qui raffole de marrons glacés, le célèbre réalisateur Luchino Visconti qui lui prédit une carrière au cinéma.

Et pourtant rien ne la prédisposait à devenir une actrice, si ce n'est l'espièglerie d'une amie qui envoya sa photo au comité organisateur d'un concours de beauté à Stresa C'est ainsi que malgré la réticence de ses parents, l'adolescente de seize ans se rend au concours et remporte le titre suprême de Miss Italie en 1947, devant Gianna Maria Canale et Gina Lollobrigida. Puis pose pour des publicités.

Le cinéma lui tend aussitôt les bras. Etrange et fascinante beauté brune Lucia Bosè fut lancée du jour au lendemain dès son premier film aux accents de néoréalisme « Pâques sanglantes » (1949) de Giuseppe De Santis, un mélodrame lyrique en milieu rural sur fond de lutte des classes, elle y joue la fiancée d'un berger spolié (Raf Vallone) et marque les esprits à travers une scène de danse d'une sensualité frénétique.

Dirigée par les plus grands réalisateurs italiens, elle prouve la profondeur de son talent avec le chef-d'œuvre du néo-réalisme italien « Chronique d'un amour » (1950 de Michelangelo Antonioni, son mari (Ferdinando Sarmi) engage un détective pour connaître le passé sa femme, la mystérieuse et impénétrable Poala, errant dans la ville, comme une somnambule, à la fois hautaine et frustrée. Elle retrouve Giuseppe De Santis pour un drame sur le chômage féminin, inspiré d'un fait réel « Onze heures sonnaient » (1951), plusieurs femmes se bousculent pour obtenir un poste de secrétaire dans un vieil immeuble où l'escalier finit par s'effondrer créant de nombreux décès.

Michelangelo Antonioni l'invite dans son drame satirique, « La dame sans camélia » (1952), une jeune commerçante de Milan devenue une vedette de cinéma, connaît les affres de la célébrité lorsque son mari, producteur et jaloux, (Andrea Checchi) l'empêche d'accepter de grands rôles.

Glauco Pellegrini relate dans le biopic « Symphonie inachevée » (1954) les dix dernières années de la brève vie du compositeur viennois Franz Schubert, interprété par Claude Laydu sa relation sentimentale avec la soprano Therese Grob (Lucia Bosè) et son impossible amour, avec sa jeune et belle élève, la comtesse Caroline Esterházy (Marina Vlady).


Autre jalon important de sa carrière, elle impressionne en femme fatale dans le drame psychologique « Mort d'un cycliste » (1955), au cours d'une promenade en voiture avec son amant Juan (Alberto Closas), les deux amants renversent un cycliste et prennent la fuite pour échapper au scandale, tandis que Juan prit de remords envisage de se rendre à la police, Marie reste insensible froide, ensorcelante et toute-puissante, mais un maître chanteur, les entrainent dans un cercle vicieux qui ne pouvait les mener qu'à la mort.

Elle s'impose chez Luis Buñuel dans un triangle amoureux « Cela s'appelle l'aurore » (1955), où elle incarne une jeune italienne qui s'éprend d'un médecin (Georges Marchal) marié à Nelly Borgeaud. Après une brève apparition dans « Le Testament d'Orphée » (1959) de Jean Cocteau, l'actrice quitte temporairement les plateaux de cinéma.

Brièvement fiancée à l'acteur Walter Chiari qui fut son partenaire à l'écran à plusieurs reprises, Lucia Bosè perd la tête pour un beau matador espagnol Miguel Dominguin qu'elle arrache à sa rivale Ava Gardner. Mariée depuis 1955, le couple part s'installer non loin de Madrid. Trois enfants naîtront de leur union, Miguel (1955), Lucia (1956) et Paola (1960). Après une dizaine d'années de vie commune, l'infidélité constante de son mari cause la fin de leur mariage en 1968.

Lucia Bosè fait son retour à l'écran en Italie. Elle apparait en femme mure, aux traits sévères dotée d'une singulière aura tragique dans le drame social « De l'amour et d'autres sentiments » (1968) de Basilio Martín Patino, Maria une bourgeoise est mariée à (Carlos Estrada) un cadre d'une grande entreprise, mais les années passent et chacun fait le point sur son passé, pour Maria elle ne pense qu'à se séparer et profiter de la vie.

Puis en 1969, en pleine période de libération sexuelle Federico Fellini signe un film dérangeant, « Satyricon » (1969) entre débauches, excès et destructions, Lucia campe une matrone suicidaire avec à ses côtés entre autres, Alain Cuny, Magali Noël et Capucine.

Elle enchaine avec un thriller qui baigne dans une atmosphère de tension et de suspense (La controfigura) (1970) de Romolo Guerrieri, Frank (Jean Sorel) mène une vie de playboy, il est marié à la charmante Lucia (Ewa Aulin), mais ne peut pas résister à l'attrait de sa mère Nora (Lucia Bose) plus attirante et plus sexy que sa petite amie, mais lorsque Nora rencontre un américain, pour Frank vert de jalousie, les choses deviennent incontrôlables.

Marguerite Duras nous livre l'une de ses plus belles réalisations avec « Nathalie Granger » (1972) dans ce drame social, Isabelle (Lucia Bosè) s'inquiète de la violence de sa fille Nathalie (Valerie Mascolo) qui manifeste à l'école, une violence qui grandie en elle inexplicablement, lors d'un flash d'info au sujet de deux mineurs fugueurs qui ont tué au hasard, très vite, Nathalie est solidaire de la violence de ces deux jeunes gens qui défrayent la chronique avec Jeanne Moreau et Gérard Depardieu.

Lucia Bosè tourne un film d'horreur en Espagne « Cérémonie sanglante » (1973) de Jorge Grau, la riche comtesse hongroise Erzsébet Báthory, soucieuse de son vieillissement, fait tuer une centaine de jeunes filles vierges afin de constituer sa fontaine de Jouvence, persuadée que ce rituel macabre pourrait conserver sa beauté et sa jeunesse. Puis elle sombre lamentablement et indigne de son talent dans une comédie dramatique érotique et décadente « La messe dorée » (1975) de Beni Montrésor, dans un château baroque, un couple insolite Hélène et David (Lucia Bosè et Maurice Ronet) offre l'hospitalité à des jeunes gens pour les initier aux rituels et au mystère de l'amour, de la luxure où tout tourne à l'orgie.

Fin des années 70 peu de rôles intéressants, elle apparaît à la télévision dans une dizaine de séries dont les plus connues « Mme Garcia avoue » (1977) elle joue une femme élégante et sophistiquée de la haute bourgeoisie mais désœuvrée et « La Chartreuse de Parme » (1982) où elle joue la maman d'Andrea Checchi.

Elle rebondit en 1998 avec « Le dernier harem » un film étrange et complexe de Ferzan Ozpetek avec lequel l'actrice reçoit le Globe d'Or de la meilleure actrice par l'association de la presse étrangère de Rome, c'est l'histoire de la vieille Safiye (Lucia Bosè) qui raconte sa triste vie à la jeune Anita, (Valérie Golino), la belle et jeune Safiye est la favorite du sultan Abdülhamid II à qui elle donna un enfant, mais elle est amoureuse du jeune noir Nadir, (Alex Descas) un eunuque de la garde personnelle du sultan, elle fait un pacte avec lui pour accéder au pouvoir, mais tout ce qu'elle avait conquis s'effondre, la guerre éclate, son fils meurt empoisonné, le harem est fermé et Safiye est forcée de fuir en Italie, et de troquer sa beauté en s'exhibant au théâtre pour survivre (à noter que Marie Gillain joue le rôle de Safiye jeune).

Dernier chapitre de son extravagante carrière, durant les années 80, elle apparaît en chanteuse pop et devient une figure du mouvement culturel la movida en Espagne, on la voit même avec les cheveux bleus du genre punk.

En 2000, Lucia Bosè ouvre un musée consacré aux représentations d'anges, dans la ville de Turégano, dans la province de Ségovie il compte plus de quatre-vingts œuvres d'artistes contemporains de différents pays, ainsi que diverses sculptures angéliques.

Lucia Bosè, hospitalisée à Ségovie pour une pneumonie, s'éteint le 23 mars 2020 à l'âge de 89 ans, victime de la pandémie du Covid-19.


SES RÉCOMPENSES :

2004 - Prix Capri Legend aux prix Capri Hollywood de Capri, Italie.

1998 - Prix pour l'ensemble de sa carrière au festival du cinéma de L'Alfàs del Pi, Espagne.

1998 - Pour le film : LE DERNIER HAREM - Globe d'Or de la meilleure actrice par l'association de la presse étrangère, Rome, Italie.

Source : Gary Richardson - Fait le 20 décembre 2021 par Philippe de CinéMémorial.


Filmographie


51 LONGS MÉTRAGES
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2012 - ONE MORE TIME
Réal. : Pablo Benedetti et David Sordella

 

2007 - I VICERÉ
Réal. : Roberto Faenza

 

1998 - DERNIER HAREM .LE

 

1989 - VOLERO I PANTALONI
Réal. : Maurizio Ponzi

 

1989 - AVARE .L'

 

1987 - ENFANT DE LA LUNE .L'
Réal. : Agustí Villaronga

 

1988 - BRUMAL
Réal. : Cristina Andreu

 

1987 - CHRONIQUE D'UNE MORT ANNONCÉE

 

1978 - VIOLANTA

 

1975 - VERTIGES

 

1975 - LUMIÈRE

 

1974 - MESSE DORÉE .LA

 

1974 - MANCHAS DE SANGUE EN UN COCHE NUEVO
Réal. : Antonio Mercero

 

1974 - LOS VIAJES ESCOLARES
Réal. : Jaime Chávarri

 

1973 - NATHALIE GRANGER

 

1973 - CÉRÉMONIE SANGLANTE

 

1972 - HÉROS .LES
Réal. : Duccio Tessari

 

1972 - ARCANA

 

1971 - QUALCOSA STRISCIA NEL BUIO

 

1971 - OSPITE .L'
Réal. : Liliana Cavani

 

1971 - COLONNA INFAME .LA
Réal. : Nello Risi

 

1971 - CASA DE LAS PALOMAS
Réal. : Claudio Geurin

 

1970 - METELLO

 

1970 - CONTROFIGURA .LA
Réal. : Romolo Guerrieri

 

1970 - CIAO GULLIVER
Réal. : Carlo Tuzii

 

1969 - SOUS LE SIGNE DU SCORPION

 

1969 - SATYRICON

 

1968 - JURTZENKA
Réal. : Jaime Camino

 

1968 - DE L'AMOUR ET D'AUTRES SENTIMENTS
Réal. : Basilio Martín Patino

 

1967 - PICASSO SUMMER .THE

 

1967 - NOCTURNE 29
Réal. : Pedro Portabella

 

1967 - NO SOMOS DE PIEDRA
Réal. : Manuel Summers

 

1959 - TESTAMENT D'ORPHÉE .LE

 

1955 - MORT D'UN CYCLISTE .LA

 

1955 - GLI SBANDATI

 

1955 - CELA S'APPELLE L'AURORE

 

1954 - SYMPHONIE INACHEVÉE

 

1954 - HAINE, AMOUR ET TRAHISON

 

1954 - ACCADDE AL COMMISSARIATO
Réal. : Giorgio Simonelli

 

1953 - VILLAGE MAGIQUE .LE

 

1953 - DAME SANS CAMÉLIA .LA

 

1953 - C'EST LA VIE
Réal. : Luigi Zampa, Mario Soldati, Giorgio Pastina et Aldo Fabrizi

 

1952 - PARIS EST TOUJOURS PARIS

 

1952 - ERA LEI CHE LO VOLERA
Réal. : Marino Girolami et Giorgio Simonelli

 

1951 - ONZE HEURES SONNAIENT

 

1951 - FIANCÉES DE ROME .LES

 

1951 - È L'AMOR CHE MI ROVINA

 

1951 - DEUX VÉRITÉS .LES

 

1950 - PÂQUES SANGLANTES

 

1950 - CHRONIQUE D'UN AMOUR

 

1948 - MADRE .LA
Réal. : Luciano Emmer


SES COURTS MÉTRAGES et DOCUMENTAIRES
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2018 - ÚLTIMA TOMA .LA
Documentaire de Jesús Ponce

 

2009 - NOCHE QUE NO ACABA .LA
Documentaire de Isaki Lacuesta

 

2007 - RAGAZZE DI MILANO .LE
Documentaire de Tonino Curagi et Anna Gorio

 

2006 - SARTORIA TIRELLI : VESTIRE IL CINEMA
Documentaire de Gianfranco Giagni

 

1999 - À PROPOS DE BUÑUEL
Documentaire de José Luis López-Linares et Javier Rioyo

 

1980 - PERDRIX
Court métrage de Silvia Z. Routier

 

1964 - ALBERGUES Y PARADORES
Documentaire de José Luis Borau

_______________________ FIN _____________________

 

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