JULIETTE GRECO

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Profession:
Chanteuse et actrice Française.

Date et lieu de naissance:
07-02-1927, à Montpellier dans l'Hérault en France.

Date et lieu du décès:
23-09-2020, à Ramatuelle dans le Var en France.

Cause du décès:
De cause naturelle à l'âge de 93 ans.

Nom de naissance:
Juliette Gréco.

État civil:
Au cours de sa vie, elle se maria à 3 reprises et mère d'une fille :

Mariée le 25 juin 1953 avec l'acteur : PHILIPPE LEMAIRE - Divorcée le 27 juin 1956.
Ils eurent une fille : Laurence Lemaire, scripte de cinéma (1954-2016)

Mariée le 12 décembre 1966 avec l'acteur : MICHEL PICCOLI - Divorcée le 15 novembre 1976.

Mariée le 15 avril 1988 avec le chanteur, compositeur : GÉRARD JOUANNEST (1933-2018)
Jusqu'au décès de Gérard le 16 mai 2018.

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Biographie

Hommage à JULIETTE GRECO

Ajout de la vidéo le 27 septembre 2020 par Philippe de CinéMémorial

 

Surnommait la Muse de l'Existentialisme ou de Saint-Germain-des-Prés, Juliette Greco est née le 7 février 1927 à Montpellier en France d’un père Corse Gérard Greco commissaire de police et d’une mère bordelaise, (née Juliette Lafeychine) . Suite à la séparation de ses parents Juliette est élevée avec sa sœur Charlotte, par ses grands-parents maternels. Puis sa mère les rejoint et les emmène à Paris. A 13 ans en pleine guerre passionnée de danse Juliette devient petit rat à l’Opéra Garnier. Entraînée avec sa sœur par sa mère dans la résistance, elles sont capturées en 1943 par la Gestapo, ils subissent humiliations, interrogatoires musclés puis sa mère et Charlotte sont envoyées au camp de concentration de Ravensbrück en Allemagne tandis que l’adolescente échappe à la déportation en raison de son jeune âge, elle est emprisonnée à Fresnes (Val-de-Marne), puis libérée après quelques mois de détention.

Solitaire et rebelle, se sentant libre malgré les restrictions, elle rejoint la capitale, sans un sou en poche et survit tant bien que mal, faisant même la manche, avant de loger chez son ancienne professeur de collège Hélène Duc qui l’invite à suivre des cours d’arts dramatiques dispensés par Solange Sicard…

Elle joue pour la première fois au Théâtre Français, un rôle de figuration dans « Le Soulier de satin » de Paul Claudel, puis Michel de Ré lui offre un rôle dans « Victor ou les enfants au pouvoir » (elle à 19 ans et tient le rôle d’une mère de 30 ans). Parallèlement, elle débute une carrière au cinéma en 1948 avec un rôle de religieuse dans « Les Frères Bouquinquant » de Louis Daquin.

C’est alors que commence sa vie, elle découvre la rive gauche de ce Paris qui renaît, elle fréquente les jeunes artistes du quartier de Saint-Germain-des-Prés, Boris Vian, Marguerite Duras, Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir mais aussi le jazzman américain Miles Davis avec lequel elle aura une brève idylle. Avec ses amis ils se retrouvent le soir dans la cave d’un établissement le Tabou pour y faire de la musique, danser et discuter philosophie, de ce groupe va naître un courant philosophique baptisé l'Existentialisme.

Sa beauté, son air mutin, son arrogance et sa folie de liberté en font l’égérie du groupe qui l’encourage à se lancer dans la chanson. En 1949 elle commence a se faire connaître en chantant au célèbre cabaret Le Bœuf sur le toit, « Si tu t’imagines », de Raymond Queneau, « L’Eternel féminin », de Jules Laforgue ; où encore « Rue des Blancs-Manteaux » de Jacques Prévert En 1951, Juliette Greco remporte le Grand prix de la SACEM pour « Je hais les dimanches » de Charles Aznavour. Puis les grands auteurs lui complètent son répertoire dont : « Les feuilles mortes de Jacques Prévert » « Sous le ciel de Paris de Jean Dréjac », « Il était une oie » de Serge Gainsbourg, « Chanson pour l’Auvergnat » de Georges Brassens

Elle enrichie sa carrière d’actrice, en France d'abord où elle tourne pour Julien Duvivier « Au royaume des cieux », (1949) avec Serge Reggiani ; dans le mélodrame de Jean-Pierre Melville « Quand tu liras cette lettre » (1953) elle est violée par une petite canaille, (Philippe Lemaire), où encore pour Jean Renoir elle campe Miarka, la bohémienne dans « Elena et les hommes » (1955) avec Jean Marais et Ingrid Bergman dans le rôle titre. Suite à sa liaison amoureuse avec le producteur Darryl Zanuck elle se rend à Hollywood et joue aux cotés de Tyrone Power dans « Le soleil se lève aussi » de Henry King ; Otto Preminger, lui fait chanter « Bonjour Tristesse » (1957) , d'après le roman de Françoise Sagan et dans une œuvre poignante signée John Huston « Les racines du ciel (1958) elle est Minna, amoureuse de Trevor Howard en lutte pour sauver de l’extinction les éléphants avec Errol Flynn ; Richard Fleisher réalise « Drame dans un miroir » (1960) , un triangle amoureux tragique avec Juliette Gréco et Bradford Dillman les deux amants meurtriers et Orson Welles l'époux et l’avocat.

Elle tourne son dernier film américain « La nuit des généraux » (1966) d’Anatole Litvak avec Peter O'Toole et Omar Sharif où elle chante L'amour est plus jeune que la mort. La télévision lui offre le rôle principal celui de « Belphégor » une divinité démoniaque dans la série télévisée du même nom où vêtue d'une longue robe noire, le visage masqué, elle hante la nuit le département d'égyptologie où ses talons résonnaient de tac, tac, tac à travers les couloirs du Musée du Louvre , le commissaire Ménardier (René Dary) était chargé de l'enquête avec Yves Renier et Christine Delaroche , une série française en quatre épisodes de 70 minutes, qui tient en haleine les téléspectateurs dès le 6 mars 1965 sur la première chaîne de l'ORTF. En 2000, Jean-Paul Salomé réalise une version plus moderne de « Belphégor, le fantôme du Louvre » avec Sophie Marceau dans le rôle titre, Juliette Greco joue une femme au cimetière (un clin d'œil au feuilleton télévisé de 1965).

Par la suite, Juliette Gréco enrichie sa discographie en interprétant « Il n’y a plus d’après » et « Chandernagor » de Guy Béart ; « Paris Canaille » et « Jolie môme » de Leo Ferré une chanson qui lui colle à la peau ; « La chanson de Prévert » et « La Javanaise » de Serge Gainsbourg ; « Déshabillez-moi » de Robert Nyel ; « La Chanson des vieux amants » et « Ne me quitte pas » de Jacques Brel, « Le temps des cerises » de Jean Baptiste Clément et terminera son répertoire avec « Le déserteur » de Boris Vian , une palette de chansons qui lui permet d’effectuer de nombreuses tournées en France et à l'étranger notamment en Italie, en Allemagne, au Canada et au Japon. Elle sort son dernier album en 2013 intitulé simplement « Greco chante Brel »…

Coté vie privée. De son premier mariage avec le comédien Philippe Lemaire, Juliette Greco a eu une fille, Laurence, scripte de cinéma décédée en 2016, elle sera ensuite l'épouse de l'acteur Michel Piccoli, de 1966 à 1977 avec qui elle formera le couple glamour et engagé des années 1970, puis du pianiste de Jacques Brel, Gérard Jouannest, de 1988 à son décès en 2018 … Au printemps 2015, Juliette Greco s’était lancée dans une tournée d’adieux intitulée « Merci » fêtant ses 89 ans au Théâtre de la Ville, à Paris, mais victime d’un AVC fin mars 2016 , elle est contrainte d’abandonner définitivement son tour de chant…

Amie des poètes et des musiciens, elle se distinguait dans le Tout-Paris de St Germain des Prés, (un monde aujourd’hui disparu), par son allure provocante, pantalons noirs, cheveux longs lâchés, des yeux de biche et un regard charbonneux. Juliette Greco était d’abord une voix tantôt chaude et sensuelle toute la volupté de « Déshabillez-moi » ou drôle, et spirituelle, la malice de « Un petit poisson, un petit oiseau ».

Toutoute comme l’appelèrent ses proches garda toute sa vie une profonde plaie au cœur de son adolescence perturbé par la guerre et surtout pour les rapports chaotiques avec sa mère qui lui faisait souvent ressentir qu’elle était un enfant non désiré, un manque d’affection qui fut déterminant dans les choix de sa vie et de sa rébellion naissante.

Elle décède le 23 septembre 2020 à Ramatuelle (Var) à l'âge de 93 ans ; elle repose auprès de son dernier époux Gérard Jouannest, décédé deux ans plus tôt.

Source : Gary Richardson - Fait le 27 septembre 2020 par Philippe de CinéMémorial.

 

Filmographie

 

29 LONGS MÉTRAGES DÉTAILLÉS
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2010 - GAINSBOURG, VIE HÉROÏQUE

 

2001 - JEDERMANNS FEST

 

2001 - BELPHÉGOR - LE FANTÔME DU LOUVRE

 

1974 - LILY AIME-MOI

 

1973 - FAR-WEST .LE

 

1967 - NUIT DES GÉNÉRAUX .LA

 

1965 - CASE DE L'ONCLE TOM .LA

 

1964 - AMOUR À LA MER .L'

 

1963 - TOUTE LA CHANSON DU MONDE

 

1963 - STRIP-TEASE

 

1961 - MALÉFICES

 

1960 - GRAND RISQUE .LE

 

1960 - DRAME DANS UN MIROIR

 

1959 - WHIRLPOOL

 

1958 - RACINES DU CIEL .LES

 

1958 - BONJOUR TRISTESSE

 

1957 - RIVIÈRE DES ALLIGATORS .LA

 

1957 - SOLEIL SE LÈVE AUSSI .LE

 

1957 - C'EST ARRIVÉ À TRENTE-SIX CHANDELLES

 

1956 - HOMME ET L'ENFANT .L'

 

1956 - ELENA ET LES HOMMES

 

1956 - CHÂTELAINE DU LIBAN .LA

 

1954 - BOUM SUR PARIS

 

1953 - ROUTE DU BONHEUR .LA

 

1953 - QUAND TU LIRAS CETTE LETTRE

 

1951 - GANTELET VERT .LE

 

1950 - SANS LAISSER D'ADRESSE

 

1949 - ORPHÉE

 

1949 - AU ROYAUME DES CIEUX

 

SES COURTS MÉTRAGES ET DOCUMENTAIRES :
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1999 - LETTRE À MON FRÈRE GUY GILLES, CINÉASTE TROP TÔT DISPARU
Documentaire de Luc Bernard

 

1967 - DÉSORDRE À VINGT ANS .LE

 

1963 - CANZONI NEL MONDO

 

1962 - PARIS-LAS VEGAS : SEXY DE NUIT

 

1955 - 33 TOURS ET PUIS S'EN VONT
Court Métrage d'Henri Champetier

 

1952 - SAINT-TROPEZ, DEVOIRS DE VACANCES
Court Métrage de Paul Paviot

 

1952 - NUIT DES CABARETS .LA
Court Métrage de Robert Alexandre

 

1949 - DÉSORDRE .LE

 

1948 - ALLER ALLER ET RETOUR
Court Métrage d'Alexandre Astruc

 

SA PARTICIPATION POUR LA TÉLÉVISION
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1964 - BELPHÉGOR
Série TV

 

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