JEAN KEMM

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Profession:
Acteur, réalisateur et homme de théâtre français.

Date et lieu de naissance:
15-05-1874, à Paris, 2e arrondissement, France.

Date et lieu du décès:
??-??-1939, à Paris, France.

Cause du décès:
En principe de mort naturelle à l'âge de 65 ans.

Nom de naissance:
Jules Adolphe Félix Becheret.

État civil:
Fut marié avec son assistante : HENRIETTE KEMM - (pas de date)

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Anecdotes

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Biographie

D’origine alsacienne ou lorraine, Jean Kemm est tout d’abord acteur de théâtre chez André Antoine puis au cinéma, notamment à la SCAGL (la Fille du garde-chasse, les Mystères de Paris) avant d’aborder la mise en scène en 1917 avec Honneur d’artiste. Sa carrière fertile ne s’interrompt que peu de temps avant sa mort, toujours soutenu par son épouse Henriette Kemm, fidèle assistante. Cela dit, on connaît peu de choses sur cet homme discret qui a su trouver une voie médiane entre cinéma populaire et cinéma d’auteur : il vaut sans doute plus que la réputation de « bon artisan » qui lui a été collée.

En 1918, il réalise et interprète un petit rôle dans André Cornélis, avant de se spécialiser dans l’adaptation de romans ou de pièces du répertoire littéraire et théâtral français.

Il adapte à deux reprises Paul Hervieu : l’Énigme (1918) puis le Destin est maître (1920) auprès de la SCAGL et de Pathé. Commence alors pour Kemm une suite de succès populaires avec des films ambitieux maintenant oubliés, mais qui étaient à l’époque très prisés. En outre, Jean Kemm tourne ses films avec Charles Pathé, qui hésite encore à poursuivre sa carrière. Le romancier Victor Cherbuliez aura les grâces du cinéaste avec la comédie Miss Rovel (1920) puis avec un drame, la Ferme du Choquart (1922). La réussite de ces films doit beaucoup à la maîtrise de la mise en scène, à une certaine fluidité et à une absence de longueurs, mais également à l’interprétation de Geneviève Félix, fine actrice à la brève carrière cinématographique. Égérie du cinéaste, on la retrouve également dans Micheline (1921) d’après André Theuriet, puis dans Hantise (1922), drame adapté de Marcel Dupont, deux films mineurs dans la carrière de Jean Kemm, comme l’Absolution (1922) d’après Jean-Jacques Bernard. Ce pauvre chéri (1923) est du même style, avec deux gloires de la scène qui n’aident pas le film à sortir du cliché : Jeanne Grumbach et Jacques de Féraudy.

C’est tout d’abord Jean Sapène avec les Cinéromans, produisant en 1923 le serial Vidocq (d’après Arthur Bernède), puis l’Enfant-Roi d’après le roman de Pierre Gilles l’année suivante, qui donne son envol à Jean Kemm. Sous l’impulsion d’Henri Mège, tous les moyens sont offerts à Kemm pour réaliser des films engagés pour rapporter de l’argent et poursuivre la politique de Sapène. Le serial populaire à la française est inventé (ou plutôt réinventé) et le réalisateur remplit son contrat, par deux adaptations travaillées au cordeau, au préalable par les équipes des Cinéromans. Ces deux succès amènent Jean Kemm chez un jeune producteur prometteur : Jacques Haïk. De 1925 aux années du parlant, les deux hommes collaborent ensemble et Kemm donne peut-être le meilleur de lui-même avec le Bossu (1925) d’après Paul Féval, plein de trouvailles formelles et une écriture fluide, talonné par Son premier film en 1926. Film plus intimiste interprété par le clown Grock, le cinéaste trouve un style attrayant, touchant et naturel, avec un désir de naturalisme. Éloigné des mouvements cinématographiques, sans théorie et proche du public, son cinéma n’en n’est pas moins épuré, éloigné des œuvres plus commerciales de l’époque. Il achève sa carrière par une nouvelle version, réussie, d’André Cornélis (1927) d’après Paul Bourget. Il met trois ans pour mettre en scène son premier film sonore (toujours produit par Haïk), le Juif polonais, avec Harry Baur. Très remarquée, cette œuvre de qualité apporte à son auteur une nouvelle notoriété. Mais, au parlant, Jean Kemm signe des films inégaux, avec quelques perles (Atlantis, co-réalisé avec E.A. Dupont, 1930, la Loupiote, 1936) et plusieurs films mineurs (les Surprises du divorce, 1932).

Il termine sa carrière avec Liberté (1937) et disparaît deux ans plus tard.

 

Filmographie

 

33 LONGS MÉTRAGES COMME RÉALISATEUR
_________________________________

 

1937 - Loupiote .La

 

1937 - LIBERTÉ

 

1936 - POCHARDE .LA

 

1933 - BARBIER DE SÉVILLE .LE

 

1933 - Miss Helyett

 

1933 - SURPRISES DU DIVORCE .LES

 

1933 - JUIF POLONAIS .LE

 

1933 - Héritier du Bal Tabarin .L'

 

1932 - COFFRET DE LAQUE .LE

 

1931 - AMOUR ET DISCIPLINE

 

1930 - HAI TANG

 

1930 - ATLANTIS

 

1927 - André Cornélis d'après André Cornelis

 

1925 - Son premier film 2 ou Le Gardien du sérail

 

1925 - BOSSU OU LE PETIT PARISIEN .LE

 

1923 - Vidocq

 

1923 - Enfant-roi .L'

 

1923 - Ce pauvre chéri

 

1922 - Absolution .L'

 

1922 - Hantise

 

1922 - FERME DU CHOQUART .LA

 

1921 - Miss Rovel

 

1921 - Micheline

 

1919 - Destin est maître d'après .Le

 

1918 - Le Délai

 

1918 - L'Énigme d'après L'Énigme

 

1918 - Obstacle .L'

 

1918 - André Cornélis

 

1917 - Dédale .Le

 

1917 - Comtesse de Somerive .La

 

1917 - HONNEUR D'ARTISTE

 

1916 - Deux Marquises

 

1916 - Blessure d'amour

 

19 FILMS COMME ACTEUR
_________________________________

 

1922 - FERME DU CHOQUART .LA
Réal : Jean Kemm

 

1918 - OBSTACLE .L'
Réal : Jean Kemm

 

1918 - ANDRÉ CORNÉLIS
Réal : Georges Denola et Jean Kemm

 

1917 - DÉDALE .LE
Réal : Jean Kemm

 

1917 - COMTESSE DE SOMERIVE .LA
Réal : Georges Denola et Jean Kemm

 

1916 - MOT DE L'ÉNIGME .LE
Réal : Georges Monca

 

1916 - DEUX MARQUISES .LES
Réal : Jean Kemm

 

1916 - BLESSURE D'AMOUR

 

1912 - MYSTÈRES DE PARIS .LES
Réal : Albert Capellani

 

1911 - CADOUDAL
Réal : Gérard Bourgeois

 

1912 - DÉDALE .LE
Réal : René Leprince

 

1912 - FILLE DU GARDE-CHASSE .LA
Réal : Alexandre Devarennes

 

1912 - PETIT CHOSE .LE
Réal : Georges Monca

 

1912 - PORTEUSE DE PAIN .LA
Réal : Georges Denola

 

1913 - INFAMIE D’UN AUTRE .L'
Réal : Camille De Morlhon

 

1913 - BRUTE HUMAINE .LA
Réal : Camille De Morlhon

 

1914 - VIEILLESSE DU PÈRE MOREUX .LA
Réal : Camille De Morlhon

 

1914 - VINGT ANS DE HAINE
Réal : Camille De Morlhon

 

1921 - MISS ROVEL
Réal : Jean Kemm

 

26 COURTS MÉTRAGES:
____________________________________________

 

1916 - MADELEINE
Réal : ??

 

1915 - SECONDE VÉRITÉ .LA
Réal : ??

 

1915 - SECONDE MÈRE .LA
Réal : ??

 

1915 - EN FAMILLE
Réal : Georges Monca

 

1914 - VINGT ANS DE HAINE
Réal : Camille de Morlhon

 

1914 - VIEILLESSE DU PÈRE MOREUX .LA
Réal : Camille de Morlhon

 

1914 - ENDORMEUSE .L'
Réal : ??

 

1913 - BRUTE HUMAINE .UNE
Réal : Camille de Morlhon

 

1913 - INFAMIE D'UN AUTRE .L'
Réal : Camille de Morlhon

 

1912 - TOTO JALOUX
Réal : Georges Denola

 

1912 - SIGNALEMENT .LE
Réal : Albert Capellani

 

1912 - PORTEUSE DE PAIN .LA
Réal : Georges Denola

 

1912 - PETIT CHOSE .LE
Réal : Georges Monca

 

1912 - PAUVRE PÈRE
Réal : Georges Denola

 

1912 - NINI L'ASSOMMEUR
Réal : ??

 

1912 - FILS DE CHARLES QUINT .LE
Réal : Adrien Caillard

 

1912 - FILLE DU GARDE-CHASSE .LA
Réal : Alexandre Devarennes

 

1912 - FILLE DES CHIFFONNIERS .LA
Réal : Georges Monca

 

1912 - DÉDALE .LE
Réal : René Leprince

 

1911 - REMORDS DU JUGE .LE
Réal : Georges Denola

 

1911 - HOMME DE PEINE .L'
Réal : Michel Carré

 

1911 - GOUVERNANTE .LA
Réal : Georges Denola

 

1911 - FOYER PERDU .LE
Réal : ??

 

1911 - CHEF D'OEUVRE .LE
Réal : Georges Denola

 

1911 - CADOUDAL
Réal : Gérard Bourgeois

 

1909 - CHERCHEURS D'OR
Réal : Georges Denola

 

_______________________FIN_____________________

 

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