JEAN-PIERRE MELVILLE

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Profession:
Réalisateur, scénariste, producteur et acteur français.

Date et lieu de naissance:
20-10-1917, à Paris, France.

Date et lieu du décès:
02-08-1973, à Paris, France.

Cause du décès:
D'une crise cardiaque à l'âge de 56 ans.

Nom de naissance:
Jean-Pierre Grumbach.

État civil:

Taille:
?

Commentaires: 3

Anecdotes

À la naissance, son nom était Jean-Pierre Grumbach. Il adopta le pseudonyme de Melville en hommage à l'écrivain américain Herman Melville, son auteur favori

 

Dernière mise à jour le 06 mars 2007.

 

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Biographie

Auteur singulier, auteur complet de treize films, Melville occupe une place unique dans le cinéma français.
Par sa formation et par ses goûts d'abord : il a appris le cinéma en autodidacte fortuné qu'il est, jouant dans son enfance avec une caméra Pathé Baby (il avait six ans) ou avec un projecteur miniature, ce qui lui a permis de voir et de revoir les classiques des burlesques muets.

Adolescent, il passait ses journées au cinéma et se nourrissait de la production américaine.
Avec un quart de siècle d'avance, Melville s'était voulu metteur en scène comme les jeunes gens qui feront la Nouvelle Vague. Celle-ci tentera d'ailleurs de se l'annexer, dans le rôle d'un parrain ou d'un garant (Godard lui a fait le personnage du romancier Parvulesco dans (A bout de souffle), mais le regard de l'auteur du (Doulos) sur les films des jeunes ambitieux de 1960 sera plus sarcastique que paternel. Melville fait la guerre dans la cavalerie française, puis dans l'armée anglaise, enfin dans les FFL (Melville est son patronyme de clandestin emprunté à l'auteur de Moby Dick, qu'il admirait).

En 1945, il retrouve Paris et crée une firme de production. Seconde singularité : il est un des rares cinéastes français (avec Pagnol) à s'être doté d'un outil de travail personnel. Il a son entreprise, ses studios, installés rue Jenner à Paris.
Il tourne d'abord un court métrage, (Vingt Quatre Heures de la vie d'un clown en 1946, où il y a déjà fugitivement, ces plans de ville nocturne, ces silhouettes incertaines inscrites dans un décor urbain de fin de nuit, qui seront plus tard sa marque d'auteur. Puis, en marge de toutes les règles du cinéma installé, il dirige une adaptation du (Silence de la mer).

De Vercors, texte qu'il aime pour l'avoir découvert à Londres en 1943. Cocteau, qui admire le (Silence), lui confie alors l'adaptation des (Enfants Terribles). Après 1950, Melville est un indépendant que la profession prend au sérieux. Avec (Bob le flambeur), un film de gangsters qui ne ressemble pas aux "série noire " alors réalise à la chaîne, Melville inaugure une ligne qui lui est personnelle : des films de moraliste désabusé, qui exaltent une image qui serait désuète si elle ne composait une mythologie de la virilité et des sociétés d'hommes. (Le Doulos, Le deuxième souffle, Le Samouraï).

Sont après (Deux hommes dans Manhattan) où éclatent la fascination du décor américain, les réussites déjà "classiques" (où la forme même du récit semble sécrétée par la violence et la tension épurées) d'un des auteurs les moins réalistes du cinéma français.

 

commentaires (3)

VERGNE

06-07-2008 20:23:37

je voudrais remercier a titre posthume jean pierre melville de m avoir fait decouvrir grace a bob le flambeur le cinema noir des annees 50 a quand un film sur grand ecran sur la vie de ce genial realisateur jean pierre

hugongerard

03-10-2008 11:24:02

Je voudrais préciser que JEAN-MARC BORY , ne joue pas dans LE CERCLE ROUGE , une erreur qui se glisse le plus souvent dans les dictionnaires du cinéma , notamment concernant la filmographie de cet acteur , il s ' agît d ' un autre JEAN-MARC BORIS s ' écrivant avec IS à la fin et qui tenaît le rôle du fils de FRANCOIS PERIER dans le film de JEAN-PIERRE MELVILLE .

hugongerard

07-10-2010 17:09:28

Comme José Giovanni , ses films se terminent presque toujours mal : Le cercle rouge , le doulos , l ' armee des ombres le samouraî , l ' aine des Ferchaux .