HENRI SALVADOR

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Profession:
Chanteur, compositeur et acteur français.

Date et lieu de naissance:
18-07-1917, à Cayenne, chef-lieu de la Guyane française.

Date et lieu du décès:
13-02-2008, à Paris, France.

Cause du décès:
D'une rupture d'anévrisme à l'âge de 90 ans.

Nom de naissance:
Henri Gabriel Salvador.

État civil:
Marié le 24 janvier 1950 avec : JACQUELINE GARABEDIAN - Veuf depuis 1976.

Marié en 2001 avec la productrice de télévision : CATHERINE COSTA - jusqu'à son décès en 2008.

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Anecdotes

C'est à l'âge de 12 ans qu'il débarque du paquebot Pérou dans le port du Havre le 16 août 1929 en compagnie de toute sa famille. Son père, Clovis, et sa mère, Antonine Paterne, fille d'une indienne caraïbe, sont tous deux natifs de Guadeloupe, son père de Morne-à-l'Eau et sa mère de Port-Louis. Il a une sœur Alice et un frère, André, avec lequel il chantait en duo au début de sa carrière, et avec qui il fit les beaux jours du Jimmy's à Paris et à Biarritz. Son frère André Salvador fut Grand prix du Disque 1947 avec Hey-ba-ba-re-bop avec l'orchestre d'André Ekyan.

En 1949, l'homme au rire qui rend heureux passe dans la revue de Mistinguett à l'ABC. C'est dans ce temple du music-hall qu'il rencontre Jacqueline...Elle devient son épouse et son imprésario.
C'est à cette époque aussi, qu'il entreprend une fructueuse collaboration avec Boris Vian, son ami, son double. Le début d'une belle amitié et d'une fructueuse collaboration. Les récitals se multiplient en France et à l'étranger.

Ses plus grands succès :

Le loup, la biche, et le chavalier - Le blues du dendiste - Rock and rollmops - Beat it - Faut rigoler - Bon voyage - Le lion est mort ce soir - Syracuse - Twist SNCF - Count basie - Sherry - Le voyageur - Minnie petite souris - Zorro est arrivé - Le travail c' est la santé - La grosse bête - Juanita banana - Mais non, mais non - Adios - Le carosse blanc - Ma pipe - Qu' est ce qu' on est bien dans son bain - Pan, vlà la pluie - J' étais une bonne chanson - Picadou - Veunise - La jalousie - Bonnie and Clyde - Patron - Craquitos - Da da, niet niet niet - Elle est toujours dernière - Copain Henri - Quand faut y aller faut y aller - Attila est par là - Monsieur boum boum etc, etc.

Il fut le premier chanteur de rock'n roll français (1956)

Sacha Distel et lui sont les deux seuls chanteurs de variété française à figurer dans le Dictionnaire du Jazz.

Il fut parolier pour de nombreux artistes, notamment pour Régine, Sheila. Art Mengo a composé pour lui. Il a fait connaître au grand public Keren Ann.

Son dernier album, intitulé Révérence, est sorti fin octobre 2006.

Le photographe Jean-Marie Périer, adopté par l'acteur François Périer, est le fils naturel d'Henri Salvador. Les circonstances de la rencontre entre Périer et son père naturel sont relatées dans son autobiographie Enfant gâté.

Il avait publié son autobiographie "Toute ma vie" (1994), qu'il résumait d'une phrase : "Rigoler, c'est aussi un métier".

Supporteur du Paris Saint-Germain depuis le début des années 1970, Henri Salvador possédait quatre abonnements à vie au Parc des Princes depuis l'ère Hechter. Le club était en effet dans une mauvaise passe financière et Daniel Hechter demanda à ses amis de mettre la main à la poche. En contrepartie de 10 000 francs de dons, Hechter offrait un abonnement à vie au Parc pour tous les matches du club. Henri Salvador en prit quatre.

CE QU'ILS ONT DIT DE LUI

Michel Drucker, animateur de télévision.
"Henri Salvador était Alexandre le bienheureux. Il a eu une vie où il s'est amusé beaucoup. Derrière ce rire tonitruant, il y avait un homme extrêmement timide. Il a lancé le rock et la bossa-nova en France. C'était aussi l'artiste favori du général de Gaulle qui ne ratait jamais aucune de ses émissions, notamment Salve d'or."

Laurent Voulzy, chanteur et compositeur
Le chanteur a rendu hommage à "un grand guitariste" sur les ondes de RTL. "Quand j'avais 15/16 ans, ma mère me disait, va voir Henri Salvador, il produit des jeunes chanteurs, mais je n'ai jamais osé y aller, et je le lui ai dit vingt ans après." "Le hasard et le bonheur ont fait que j'ai écrit des arrangements pour lui, on a sympathisé très vite."

Laurent Gerra, humoriste
"Henri, c'était à chaque fois un rendez-vous d'émotion et de rigolade, parce qu'il pleurait autant qu'il riait, c'était un grand émotif."

Line Renaud, chanteuse et actrice
"Henri est un ami de toujours. Il a remplacé Loulou dans l'orchestre de Ray Ventura [...] Il a fait un parcours de vie et artistique extraordinaire. On avait chanté Une chanson douce il y a quatre ans à la télévision. J'ai des souvenirs de rires, de fous rires interminables. Il était la joie de vivre. Maintenant, il va faire chanter les anges."

Mireille Mathieu, chanteuse
"Nous perdons un grand monsieur de la chanson française. Quand on le voyait, c'était l'éternelle jeunesse. J'ai des souvenirs merveilleux avec lui alors que je débutais. Il m'avait invité sur ses shows télévisés, Les Salves d'or . Il savait s'amuser, mais il était aussi un grand travailleur malgré ce qu'il disait. Jusqu'au bout, il a gardé son âme d'enfant."

Régine, chanteuse
"C'est un ami formidable qui s'en va. Nous nous sommes connus quand il est arrivé dans l'orchestre de Ray Ventura. Il m'a écrit mes premières chansons. Henri était tellement gai, drôle avec jamais un mot plus haut que l'autre."

photos

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Biographie

Hommage à HENRI SALVADOR

Fait le 13 février 2008

Mise à jour le 11 octobre 2008 par Philippe de Cinémémorial.

BIOGRAPHIE CINÉMATOGRAPHIQUE

Henri Salvador débute sa carrière cinématographique en accompagnant Ray Ventura et son orchestre. De simple collégien, aux talents toutefois remarqués et mis en avant, c'est en 1955 qu'il apparait pour la première fois à l'affiche avec Bonjour sourire, compilation de sketches et chansons d'artistes alors en vogue. Sa carrière au cinéma ne décollera pas malgré trois films en 1962. Ses interventions restent des seconds rôles : maître d'école dans Un clair de Lune à Maubeuge, brigadier antillais dans Les malabars sont au parfum... autant de situations qui lui donnent l'occasion de grimacer. Sa seule véritable tête d'affiche n'arrivera qu'en 1969 avec Et qu'ça saute ! ... sans suite... Henri refuse une carrière aux USA malgré une proposition pour un films avec John WAYNE au motif que son contrat ne prévoit pas de vacances. Avec ce motif sérieux et légitimes (Le travail c'est la santé et rien faire c'est la conserver...), nous retiendrons que Henri Salvador est d'abord un auteur compositeur interprète... !

Pour être précis sur le sujet, signalons le passage de Monsieur Henri dans un téléfilm policier Crimes en série (réalisé en 1999 et diffusé pour la première fois sur France 2, le 17 janvier 2000) avec Pascal Legitimus (dans le rôle principal de Thomas Berthier). Henri Salvador (alias Maurice) y fait une apparition digne de l'éclair : une seconde ! Signalons aussi, une référence à Henri dans le film les 400 coups de François Truffaut : Antoine, le héro, se rend dans une salle de spectacle où se joue un spectacle d'Henri Salvador (on ne voit pas Henri, juste l'affiche du spectacle).

Cette photo m'a été donné gracieusement par le Studio Vauclair.

Filigranes Editions

BIOGRAPHIE SUR SA VIE

Le rire d'Henri Salvador ressemble à une pièce montée : en pyramide, en crescendo, en profiteroles, en cascades montantes. Toujours jeune marié, Henri Salvador, 89 ans, s'habille en costume blanc, col roulé rose-froufrou par-dessous, Nike profilées aux pieds. Et, puisqu'il habite place Vendôme, il vient déjeuner au Ritz en voisin. Et donc, il rit... du risotto, de la dame (ex-République soviétique) qui parle trop fort dans un portable trop neuf, du bon coup qu'il a joué au Copacabana Palace, à Rio de Janeiro, où il avait pris " une dégelée " avec Ray Ventura et ses Collégiens, qui fuyaient le nazisme pendant la seconde guerre mondiale.

Un bon coup, c'est-à-dire du farniente de client doré. Car, en 1942, les bourgeoises en fourrure et les play-boys du Copa avaient " fait la gueule ". Il avait fallu quelques jours, quelques facéties, pour les dérider. Henri Salvador avait remporté la partie, mais un manager habile lui présenta un contrat plein de zéros qu'il supprima après signature. Fauché comme les blés, il eut tout le loisir de se tailler une réputation, presque une légende, au Casino da Urca, à Rio, en bord de mer, avant que Ray Ventura ne lui renvoie un billet pour l'Europe via l'Amérique (du Nord).

Henri Salvador est américain. Du Sud, près de l'équateur, né en Guyane, père percepteur, mère d'origine indienne, d'Amazonie. Alors, Révérence est terriblement américain : brésilien, bien sûr, encadré par l'ombre tutélaire de Tom Jobim, et afro-américain avec du Ray Charles, Alleluia ! I Love Her So (devenu, dans la logique salvadorienne, Alléluia ! Je l'ai dans la peau !). Le tout est enveloppé de violons soyeux, en grand format, grands orchestres, grandes orchestrations, un choix opéré par Henri Salvador après avoir entendu Caetano Veloso au Théâtre du Châtelet à Paris en 2005. Le Brésilien y présentait Foreign Sound, somptueuses reprises de standards américains, arrangés par le violoncelliste Jacques Morelenbaum.

La même année, Henri Salvador quitte Virgin-EMI pour la maison de disques indépendante V2 - créée par Richard Branson en 1996, quatre ans après qu'il eut vendu Virgin Music à la multinationale britannique EMI. Premier signe du mariage réussi Salvador-V2 : l'exigence, acceptée, d'avoir Jacques Morelenbaum et d'enregistrer à Rio. Alors, voici Salvador au Copacabana Palace : " Trois semaines de plaisir. Piscine, apéro, sieste, et studio vers 18 heures. Un album sans souffrance. " Morelenbaum est aux manettes sur huit titres, les autres sont laissés à Mino Cinelu et Michel Coeuriot. Il y en a treize, puisque, porte-bonheur et superstition obligent, tout marche par treize chez Henri Salvador, " treize lettres à mon nom ".

" M. Treize " raconte des anecdotes. Caetano Veloso arrive dans le studio du quartier de Barra " complètement jet-lag, décalé, crevé. Il venait de Paris où il avait chanté en l'honneur de Pedro Almodovar à la Cinémathèque française. Je dis : c'est qui ce con ? " Catherine, l'épouse, souffle : " C'est Veloso. " Zut. Veloso n'a jamais cessé de chanter Dans mon île, dédiant avec chic la chanson à son compositeur, " le grand Henri Salvador ", devant des salles françaises éberluées, pour qui Salvador n'était qu'un comique démodé. C'était avant Chambre avec vue, deux millions d'albums vendus en 2000, un balancement, une tendresse, un velouté proche du Salvador de Dans mon île précisément (Maurice Pon/Henri Salvador, 1957).

Le Brésil, drôle de pays au sud de Cayenne, lui fait la fête : Lula le décore (grand-croix) en 2006, le ministre de la culture (Gilberto Gil) prend sa guitare. On réserve le Copacabana Palace, un nom qui fait rêver. " Le jour de notre arrivée, tout le personnel est au pied des marches. Ils se demandaient si c'était le vrai Salvador, ils me touchaient ! " Du pur Salvador, plein de certitudes et d'amplification.

La vérité, c'est qu'Henri Salvador enregistre un disque à 89 ans en ayant perdu sûrement de la souplesse de voix - explication de la vieillesse : " A la pétanque les boules deviennent de plus en plus lourdes " - mais rien de sa couleur. A son âge, " les gens chevrotent " ; pas lui. Il ne fume pas, se couche tôt, mange sain, pratique le yoga " respiratoire " depuis toujours.

" Ma mère m'avait donné deux secrets... Une recette d'onguent avec de l'huile et des herbes contre les serpents et... " le second, il l'a oublié. Cela lui reviendra quand il sera vieux [ rire]. Un Noir sans âge lui a enseigné où chercher de l'or en Guyane. Il peut retrouver. Sa mère lui chantait des chansons d'une voix merveilleuse. Il en a fait Le Loup, la Biche et le Chevalier. Boris Vian lui a appris que l'argot collait au jazz, mais avec des mélodies " soyeuses ". Il en a fait le Blues du dentiste. De tout cela, il a appris que " le doute suit la certitude de près ".

De ces années dorées, Henri Salvador ressort Cherche la rose (chantée ici en duo avec Caetano Veloso), sur des paroles de René Rouzaud (1905-1976, auteur notamment de la Goualante du pauvre Jean pour Edith Piaf). Ecrits cette année, des textes de Claude Moine (Eddy Mitchell pour L'amour se trouve au coin d'la rue, jazzy), de Georges Moustaki (une adaptation d'Eu sei que eu vou te amar, de Tom Jobim), de Gisèle Molard, 73 ans, écriture de jeune fille (La vie c'est la vie : " Il faut se la vivre "). Et Daniel Schmitt, vieil ami cannois, qui lui a envoyé par fax Mourir à Honfleur, magnifique hommage à l'écrivain Françoise Sagan, au lendemain de sa mort, le 24 septembre 2004.

Source : Véronique Mortaigne

RÉCOMPENSES :

Victoire d'Honneur de la musique en 1998

Victoire de la musique 2001 du groupe ou artiste interprète masculin de l'année et Victoire de la musique de la chanson de l'année Jardin d'hiver.

Victoire du meilleur spectacle en 2002.

Le 8 novembre 2005 Henri Salvador est décoré à Brasilia, il est fait "Grand Croix" de l'Ordem do Mérito Cultural (Ordre du Mérite Culturel) brésilien qu'il reçoit des mains du chanteur et Ministre de la Culture Gilberto Gil et en présence du Président Luíz Inácio da Silva pour son apport à la diffusion hors des frontières de la culture de ce pays, en particulier la bossa nova qu'il aurait contribué à inventer.

Henri Salvador était aussi Commandeur de la Légion d'honneur, de l' Ordre national du Mérite et de l'Ordre des Arts et Lettres.

Médaille d'Or de l'Académie Française en 2001.

Filmographie

 

19 LONGS MÉTRAGES COMPLETS

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2003 - MY HOUSE IN UMBRIA

 

2001 - OCEAN'S ELEVEN

 

2001 - A.I. INTELLIGENCE ARTIFICIELLE

 

1970 - EXPLOSION .L'

 

1969 - ET QU'ÇA SAUTE

 

1965 - MALABARS SONT AU PARFUM .LES

 

1964 - SURSIS POUR UN ESPION

 

1964 - GROS BRAS .LES

 

1963 - MAGOT DE JOSEFA .LE

 

1962 - CLAIR DE LUNE À MAUBEUGE .UN

 

1962 - TARTARIN DE TARASCON

 

1961 - ACCROCHE-TOI, Y'A DU VENT

 

1960 - CANDIDE OU L'OPTIMISME AU XXE SIÈCLE

 

1956 - PRINTEMPS À PARIS

 

1955 - BONJOUR SOURIRE

 

1951 - NOUS IRONS À MONTE-CARLO

 

1949 - NOUS IRONS À PARIS

 

1947 - MADEMOISELLE S'AMUSE

 

1945 - MOULIN DES ANDES .LE

 

 

2 FILMS D'ANIMATIONS

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2005 - POLLUX, LE MANÈGE ENCHANTÉ
Film d'Animation - De Jean Duval, Frank Passingham et Dave Borthwick
Uniquement la voix de : Dougal

 

1989 - PETITE SIRÈNE .LA
The little mermaid
Dessin Animé - De John Musker et Ron Clements
Uniquement la voix de : Sébastien, le crabe

 

 

1 TÉLÉFILM 1 COURT MÉTRAGE ET 1 DOCUMENTAIRE

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1980 - ÉMILIE JOLIE
Téléfilm de Jean-Christophe Averty

 

1964 - CARRUSEL NOCTURNO
Documentaire d'Esteban Madruga
Interprétation dans son propre rôle

 

1959 - NUITS D'EUROPE
Documentaire

 

commentaires (3)

jeulin

10-09-2008 22:28:27

formidable, c'était vraiment un grand homme

hugo

09-11-2008 13:20:58

formidable cetait vraiment un grand homme