HENRI POUPON

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Profession:
Acteur français.

Date et lieu de naissance:
14-07-1884, à Marseille dans les Bouches-du-Rhône en France.

Date et lieu du décès:
16-02-1953, à Toulon, dans le Var en France.

Cause du décès:
Unknown

Nom de naissance:
Henri Sylvestre Vincent Poupon : dit Poupon.

État civil:
En 1913 il se marie avec : BLANCHE MARGUERITE ALLARD, le couple se produit en tournée dans des revues, des comédies, des opérettes, et des numéros de chansonniers, à Marseille, en Province, et aussi à Paris.

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Biographie

Hommage à HENRI POUPON.

Ajout de la vidéo le 30 juillet 2022 par Philippe de CinéMémorial

 

Fils de Cesarius Marius Noel Poupon et de Noélie Marie Joséphine (née Gairard), Henri Sylvestre Vincent Poupon dit Poupon voit le jour le 14 juillet 1884 à Marseille en France en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. En 1912, il écrit quelques chansons grivoises comme « Pieux souvenirs », « Ah ! Que l'amour » interprétées par le chanteur Gabriel Fortugé ou des romances « Je sais que vous êtes jolie » interprétées entre autres par Georges Elval.

En 1913 Henri Poupon se marie avec Blanche Marguerite Allard, le couple se produit en tournée dans des revues, des comédies, des opérettes, et des numéros de chansonniers, à Marseille, en Province, et aussi à Paris.

Entre 1918 et 1920 ils animent un cabaret, le Ouistiti, puis vient le temps du cabaret Poupon où Blanche accompagne les artistes au piano.



Dans les années 20, le couple monte à Paris comme bien d'autres célèbres Marseillais. Blanche très bonne compositrice écrit des chansons de salons, de rues, comme entre autres « Je te veux cette nuit », « L'idole blanche » chantée par La Palma, elle écrit la musique du film « La fille du Bouif » (1931) de René Bussy, des opérettes « Mon neveu de Chicago », « Roseline », « Allez va ! fada » Poupon lui écrit des sketches comiques, grivois pour la plupart, qu'il enregistre lui-même chez Pathé vers 1923.

A la fin des années 1920, il rencontre celui qui deviendra son ami : Raimu ils enregistrent ensemble quelques scènes comiques chez Columbia dont le célèbre « Les deux sourds » en 1932.

Contrairement à la légende ce n'est pas Pagnol qui lança Henri Poupon au cinéma, puisque ce dernier apparaît déjà, dans un rôle de brigadier dans « Cendrillon de Paris » (1930) de Jean Hémard ; Saturnin dans « La fortune » (1931) de Jean Hémard, l'agent électoral Parpelet dans « Aux urnes, citoyens ! « (1932) de Jean Hémard.

En 1933 Vincent Scotto propose à Marcel Pagnol d’engager Poupon pour être son partenaire dans « Jofroi » un vieux paysan qui vend son verger à Fonce (Poupon) un jeune paysan bourru qui veut couper des arbres fruitiers devenus improductifs pour semer du blé, mais Jofroi défend ces arbres qu'il soigne depuis quarante ans, et menace de tuer Fonce s'il les supprime.

Pagnol impressionné par sa performance l’engage dans troupe d'acteurs fétiches avec Orane Demazis, Fernandel, Raimu, Blavette, Charblay, Vattier, Maupi, Charpin, Odette Roger... et les autres. Il devient un grand second rôle à l'écran, tout en gardant son légendaire flegme méridional. Il passe la plupart de son temps, entre deux prises de tournage à jouer aux boules avec cette même équipe.

Blanche Poupon fait quelques apparitions au cinéma. Elle est Mme Bézuquet l’épouse de Sinoël dans « Tartarin de Tarascon » (1934) de Raymond Bernard, sur un scénario de Marcel Pagnol avec Raimu ; elle est Florence dans « Angèle » (1934), de Marcel Pagnol aux côtés de Charles Blavette, Fernandel, Andrex, Darcelys et bien sûr Poupon dans une mémorable interprétation du terrible père d'Orane Demazis, dans le rôle-titre .

Il est Monsieur Blanchard le vieux pion affublé d’une barbe et de grosses lunettes dans « Merlusse » (1935) de Marcel Pagnol, surnommé ainsi par ses élèves à cause de son odeur peu ragoutante, mais sous ses dehors terrifiants, il cache un cœur en or avec Rellys.

En 1935, dans « Cigalon » Marcel Pagnol lui offre le rôle du rusé aigrefin qui se fait passer pour un comte dans le restaurant de Cigalon interprété par Alexandre Arnaudy, un chef cuisinier au caractère orageux tellement amoureux de son travail qu'il refuse même de servir les clients indignes de sa nourriture, mais un jour arrive un comte qu’il traite royalement son hôte l'appelant Monsieur le Comte, jusqu'au moment où celui-ci déclare qu'il n'a pas d'argent pour régler sa note, avec Alida Rouffe et Marguerite Chabert.

En 1936, Marcel Pagnol adapte à l'écran sa pièce homonyme « Topaze » (1936) avec Arnaudy dans le rôle titre un instituteur honnête mais naïf, qui peu à peu abandonne ses principes pour se vautrer lui-même dans la corruption, la jouissance de l'exercice du pouvoir et le luxe, avec Poupon en vieillard, Alida Rouffe, la baronne de Pitart-Vergnolles et la jeune Sylvia Bataille.



Marcel Pagnol enchaine avec « Regain » (1937) où dans un village abandonné en Provence, habitent encore Panturle (Gabriel Gabrio) et la Mamèche (Marguerite Moreno) une vieille paysanne qui sait que si Panturle trouve une femme à marier le village pourra renaitre, un jour le rémouleur Gédémus (Fernandel), arrive accompagné d'une jeune femme, Arsule (Orane Demazis) une femme misérable qu'il a recueillie, mais qu'il traite comme une bête de somme, Panturle, tombe amoureux d'Arsule et fera revivre le vieux village d'Aubignane avec entre autres Poupon un fermier gentil et généreux, Milly Mathis, Charles Blavette, Édouard Delmont, Robert Vattier et Robert Le Vigan. Il est Galubert, le grand acteur dans « Le Schpountz » (1938) de Marcel Pagnol, Irénée (Fernandel) jeune commis épicier un peu mythomane est convaincu qu'il deviendra un acteur célèbre, de passage dans son village une équipe de tournage amusée par sa démonstration de ses talents qui tourne au ridicule, lui réserve une plaisanterie cruelle avec dans la distribution la bande à Pagnol.

Marcel Pagnol signe le mélodrame rural « Naïs »(1945) Toine (Fernandel) est bossu et cette infirmité lui pèse car il aime en secret la belle Naïs (Jacqueline Bouvier) la fille unique du fermier Micoulin (Poupon) chez lequel il y travaille, Micouli un veuf ombrageux et taciturne, qui ne voit en sa fille qu'une domestique attachée pour la vie à son service, mais Naïs est amoureuse de Frédéric (Raymond Pellegrin) un grand propriétaire, cela n'échappe pas à son père qui les observe et médite d'assassiner Frédéric, il prépare alors ce qui devrait apparaître comme un accident, mais Toine intervient et le père Micoulin est victime de son propre stratagème.

La carrière cinématographique de Poupon ne se limite pas à sa collaboration avec Marcel Pagnol, on le verra dans des rôles très divers comme Monsieur Cailloux, un restaurateur dans « Gueule d’amour » (1937) de Jean Grémillon, avec Mireille Balin et Jean Gabin ; le docteur Molette dans « Remorques » (1941) du même réalisateur et aussi avec Jean Gabin et Michèle Morgan ; Mr Ventre, le maire du village de Miéjour dans « Simplet » (1942) de et avec Fernandel dit le fada ; M. Faraille, le maire du village dans « L'aventure de Cabassou » (1946) de Gilles Grangier, Cabassou (Fernandel) depuis que sa femme la trompé (Micheline Francey) il est pris pour un fantôme aux yeux de la population, car il vit dans une grotte et ne sort que la nuit ; M. Gargame, le promoteur dans le mélodrame « Martin Roumagnac » (1946) de Georges Lacombe avec Jean Gabin et Marlene Dietrich.

On le voit aussi en facteur dans le drame d’Henri Calef « Bagarres » (1948) avec Maria Casares, Roger Pigaut, Jean Murat ; en examinateur d'histoire-géographie dans « L'école buissonnière » (1949) de Jean-Paul Le Chanois avec Bernard Blier et Juliette Faber.

Marcel Pagnol lui offre un dernier grand rôle celui du papet dans « Manon des sources » avec son épouse Jacqueline Pagnol dans le rôle titre, Raymond Pellegrin l'instituteur et Rellys Ugolin.

Après le tournage de « La caraque blonde » (1952) de Jacqueline Audry, où il est le père de la famille Barcarin face à la famille Roux qui possède des manades et qui s'offusque de voir les Barcarin se consacrer à la culture du riz, Henri Poupon fatigué rentre chez lui à Toulon.

Cet acteur au talent exceptionnel restera dans la mémoire des cinéphiles pour sa simplicité et la qualité de ses rôles chez Marcel Pagnol. Henri Poupon décède quelques mois plus tard d’une crise cardiaque le 16 février 1953.



Extrait du témoignage de « Henri Poupon racontée par Pagnol » qui disait de lui " Il a manqué une très brillante carrière de comédien, mais il n'a pas manqué sa vie. Aimé par tous ceux et celles qui l'ont connu, il a vécu selon ses goûts, et ce fut un homme parfaitement heureux ".

Source : Gary Richardson - Fait le 30 juillet 2022 par Philippe de CinéMémorial.