HAROLD RAMIS

Vue 4220 fois

Profession:
Acteur, Réalisateur, Scénariste et Producteur américain.

Date et lieu de naissance:
21-11-1944, à Chicago, Illinois, États-Unis.

Date et lieu du décès:
24-02-2014, à Chicago, Illinois, États-Unis.

Cause du décès:
D'une maladie rare des vaisseaux sanguins à l'âge de 69 ans.

Nom de naissance:
Harold Allen Ramis.

État civil:
Marié le 02 juillet 1967 avec ANNE RAMIS - Divorcé le 27 mars 1984.
Ils eurent une fille : Violet Ramis (né en 1977).

Marié le 07 mai 1989 avec : ERICA MANN - Jusqu'au décès d'Harold en 2014.
Ils eurent deux fils : Julian Arthur Ramis (né le 10 mai 1990) et Daniel Hayes Ramis (né le 10 Août, 1994).

Taille:
(1m88)

Commentaires: 0

Anecdotes

Diplômé de littérature anglaise, il a tout d'abord gagné sa vie comme infirmier dans une clinique psychiatrique, puis comme enseignant vacataire. C'est à cette époque qu'il commença à publier des textes dans le Chicago Daily News, ce qui le conduisit au magazine Playboy avec le rang de redacteur en chef adjoint.

Diplômé de l'Université de Washington à St Louis, Missouri.

Membre du Conseil national de la neurofibromatose Fondation.

Membre du conseil d'administration de l'Université de Washington.

Docteur honoris causa de l'Université des Arts de Washington en 1993.

En 2005 Harold Ramis présent a la 31e édition du Festival du Cinéma américain de Deauville, pour son film : "FAUX AMIS" en première mondiale avec John Cusack et Connie Nielsen.

Est un ancien membre actif de Zeta Beta Tau Fraternité à l'Université Washington à St. Louis, Missouri.

Les paquets de protons portés dans Ghost Busters étaient beaucoup plus lourd qu'ils croyaient, et certains étaient plus lourds que d'autres en fonction de ce que demandait une scène pendant le tournage. Selon le directeur Ivan Reitman, aucun des acteurs aimaient porter les paquets, mais Harold se plaignait le moins (Reitman ne dirais pas quel acteur se plaignait le plus).

Harold a déclaré dans une interview que sa relation de travail avec l'acteur Bill Murray a pris fin pendant le tournage de "Un jour sans fin" (1993) en raison de divergences de vues sur ce que le film devrait être d'environ (Murray voulait que ce soit plus philosophique, Ramis voulait que ce soit une comédie).

Il a participé avec Bill Murray dans quatre films : "Les Bleus" (1981), "S.O.S Fantômes" (1984),"S.O.S Fantômes II" (1989) et "Un jour sans fin" (1993).

Il a dit une fois que Chicago demeure un haut lieu de la Midwest - les gens des deux côtes sont assez étonné de voir combien la vie est bonne à Chicago, et ce d'une culture bien que nous avons. Vous pouvez avoir une vie artistique assez merveilleuse et de ne jamais partir de Chicago.

Dan Aykroyd a écrit: «Profondément attristé d'apprendre le décès de mon brillant, talentueux et amusant coauteur/acteur et professeur Harold Ramis. Puisse-t-il maintenant obtenir les réponses qu'il a toujours cherchées».

photos

(Glissez vers la gauche pour découvrir toutes les photos)

Biographie

 

 

L’expérience prouve qu’il est difficile de trouver un individu raisonnablement cinéphile de moins de 35 ans qui, entendant le nom de Harold Ramis, ne se met pas aussitôt à déclamer : «Debout les campeurs et haut les cœurs, n’oubliez pas vos bottes parce que ça caille aujourd’hui.» Cette phrase, inscrite en lettres de feu dans le cœur des fans, est celle que subit le personnage de Bill Murray à son réveil, dans Un jour sans fin, le film le plus célèbre de Harold Ramis, mort hier à Chicago à l’âge de 69 ans.

Parangon de la comédie américaine des années 90, cette fable métaphysique mettait en lice une jolie journaliste (Andie McDowell) draguée par un présentateur météo consumé de cynisme (Murray, donc). En pénitence, il est condamné à revivre éternellement le supplice d’un reportage télé dans un patelin perdu de Pennsylvanie, le jour de la fête locale célébrant l’instant où la marmotte quitte son hibernation.

Beuverie. Scénariste, réalisateur, acteur et producteur, Ramis avait atteint, avec ce film tourné en 1993, le sommet de son art. Auparavant, son talent rare à combiner les gags les plus lourdingues et un détachement qui s’en moquait en même temps, lui avait valu une notoriété rapide. D’abord rédacteur de blagues pour Playboy, une mine inépuisable du genre, le jeune diplômé de l’université de Washington fait ses premières armes avec la troupe d’improvisation de Second City, à Chicago, puis avec l’équipe du National Lampoon Radio Hour, déclinaison féroce du célèbre magazine provocateur. Il y croise John Belushi, Gilda Radner, Chevy Chase mais, contrairement à la plupart de ses petits camarades, ne rejoint pas le Saturday Night Live, préférant se consacrer aux adaptations télé de Second City.

La carrière du jeune auteur finit par toucher les côtes hollywoodiennes en 1978 quand il écrit le scénario du Animal House (American College), potacherie parfaitement stupide et hilarante, magistralement mise en scène par John Landis qui en tirera l’essentiel du bénéfice. C’est à la faveur de ce grand moment de beuverie adolescente que le public français avait notamment découvert l’ovni John Belushi, capable d’engloutir cinq sandwichs d’un seul coup ou une bouteille de bourbon d’une seule goulée.

Sur sa lancée, Harold Ramis écrit trois autres films en trois ans pour Ivan Reitman, producteur de American College : Meatballs, délicieusement traduit par Arrête de ramer, t’es sur le sable en version hexagonale, le Golf en folie puis les Bleus (Stripes) en 1980, odyssée de glandeurs fumeurs de pétards propulsés dans l’armée.

Son association avec Ivan Reitman se poursuit avec un autre carton au box-office mondial, SOS Fantômes (Ghostbusters) où, en plus d’écrire le scénario, il apparaît dans l’un des rôles principaux, aux côtés de Bill Murray, Dan Ackroyd et Rick Moranis.

La gloire et le confort atteints, Harold Ramis aura, à partir de cette époque, une certaine tendance à exploiter ses succès du passé, tirant à peu près les mêmes ficelles et pas toujours avec la même efficacité.

Fantaisie. Il obtient néanmoins un nouveau gros succès avec Mafia blues, en 1999, qu’il écrit et réalise, équivalent des Soprano sur un versant de comédie, dans laquelle un parrain de la mafia dépressif (De Niro) rend la vie dure à son psychanalyste (Billy Crystal). Le second volet, tourné en 2005, est poussif, de même que son dernier film, l’An 1, fantaisie préhistorique avec Jack Black et Michael Cera.

Ces dernières années, outre la réalisation de quelques épisodes de The Office, Harold Ramis était revenu aux plaisirs de jouer, notamment pour les jeunes auteurs de comédies américaines qui savaient tout ce qu’ils lui devaient. Jake Kasdan dans Walk Hard : The Dewey Cox Story, ou Judd Apatow dans En cloque mode d’emploi, faisaient parti du lot.

Source : Bruno Icher pour la Liberation.fr/cinema. - Fait le 27 février 2014 par Philippe de CinéMémorial.