GREER GARSON

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Profession:
Actrice et dame de théâtre américaine.

Date et lieu de naissance:
29-09-1904, à Londres, Royaume-Unis.

Date et lieu du décès:
06-04-1996, à Dallas, Texas, États-Unis.

Cause du décès:
D'une crise cardiaque à l'âge de 92 ans.

Nom de naissance:
Eileen Evelyn Greer Garson - Surnom : Duchesse.

État civil:
Mariée le 28 septembre 1932 avec un officier britannique : EDWIN A. SNELSON
Divorcé le 08 mai 1940.

Mariée le 24 jiullet 1943 avec l'acteur : RICHARD NEY - Divorcée le 25 septembre 1947.

Mariée le 15 juillet 1949 avec le magnat du pétrole : BUDY FOGELSON
Jusqu'au décès de Budy le 01 décembre 1987.

Taille:
(168 cm)

Commentaires: 1

Anecdotes

 


Photo avec son troisième mari le magnat du pétrole : BUDY FOGELSON

 

Se disant irlandaise de naissance, Eileen Evelyn Greer Garson est née en fait à Londres, d'une mère descendante d'une grande famille écossaise, les McGregor. Son père devait décéder prématurément en 1907.

Sa date de naissance de Greer différent selon les biographes de 1903 à 1914 ?
Mais son extrait de naissance précise par le site : Les Gens du Cinéma (29-9-1904).

Entrée dans la mythologie américaine au cours de la Seconde Guerre mondiale, aux côtés de Rita Hayworth et Betty Grable, elle incarnait, aidée par sa chevelure d'un roux flamboyant, les créatures de rêve.

En 1957 elle Triomphe au théâtre dans "Auntie Mame".

En 1993 elle est nommée : Ordre de l'Empire Britannique.

 

photos

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Biographie

Hommage à GREER GARSON

 

 

Mise à jour le 16 septembre 2008 par Philippe de CinéMémorial.

 

 

Bien que se disant irlandaise de naissance, Eileen Evelyn Greer Garson est née à Londres, d'une mère descendante d'une grande famille écossaise, les McGregor. Son père devait décéder prématurément en 1907.

Sa "haute" naissance ne lui permettant pas d'envisager une carrière de bateleuse, la jeune Greer se destine... est destinée plus précisément ... à devenir institutrice. Pour cela, elle effectue de brillantes études à l'Université de Londres, avant d'accepter un emploi de secrétaire auprès d'une agence de publicité, un moyen comme un autre d'échapper au gris univers des écoles britanniques.

Le dernier film de Greer Garson date de 1966 :" Le plus heureux des milliardaires ". Elle avait été auparavant une des plus populaires vedettes de l'écran hollywoodien. Pourquoi cette soudaine retraite ? Elle s'en expliqua : " Ce n'est nullement par manque d'offres. Seulement, soudain, on commença à ne plus m'offrir que des rôles de nymphomanes, de kleptomanes, de maniaques et, franchement, bien que sans préjugés, je me dis que le temps était sans doute venu de me retirer de la circulation. J'ai toujours admiré Bette Davis pour sa faculté d'incarner des personnages démoniaques, de s'enlaidir à volonté, de se moquer du qu'en dira-t-on. Quelle extraordinaire comédienne ! Mais il m'aurait été impossible de faire de même, non que je tienne à rester une lady pour le restant de mes jours, simplement parce que l'emploi de monstre aurait été au-dessus de mes forces. Alors, à mes moments perdus, j'ai tout simplement fait du théâtre, ce qui convenait mieux à mes aspirations... ".

Elle a incontestablement été une grande favorite des foules, il y a plus d'un quart de siècle. Le grand succès pour elle vint après " Madame Miniver ", en 1942. Le rôle d'une lady anglaise concrétisant toutes les vertus de la Grande-Bretagne face à l'ogre nazi. Ce film typiquement anglais, réalisé à Hollywood, connut un fantastique succès " à cause de son climat typiquement conforme ", comme on disait à l'époque, alors que sa suite, sept ans plus tard, réalisée celle-là à Londres, fut déclarée " d'atmosphère truquée "! Il est vrai que les années avaient passé, la sentimentalité n'était plus la même, et cette histoire-là, de ce fait, arrivait beaucoup trop tard. D'ailleurs, le vrai règne de Greer ne dura en fait que de 1939, quand elle fut une exquise Mrs. Chips dans la première version d'" Au revoir, M. Chips ", jusqu'en 1949 lorsque, pour elle, le succès commença soudain à bouder. Hollywood eut beau faire l'impossible pour maintenir au' beau fixe la popularité de celle qui avait été une de ses championnes de recettes, rien n'y fit : les rôles qu'on lui trouva ne firent rien pour rétablir un équilibre soudain bien compromis. Elle eut beau changer de studio, Warner Bros remplaçant M.G.M., l'indifférence prima soudain la ferveur et rarement vit-on renversement plus spectaculaire en matière de popularité d'une vedette. D'infiniment moins bons rôles ne servirent pas celle qui avait été si spectaculairement une favorite de tout premier plan. Heureusement comblée dans sa vie privée, elle s'accommoda plutôt bien de cette situation. La " First Lady " de l'écran hollywoodien fit encore un peu de TV, un peu de théâtre mais son très riche mari, Buddy Fogelson, la combla dans sa vie privée aussi généreusement qu'il était possible de le faire.

On l'a dit : c'est le premier " Au revoir, M. Chips " qui a tout fait. La vedette en était Robert Donat et le film était fait pour lui. Mais dans son sillage brillait une discrète présence féminine. Avec un don de féminité qui s'avérait souverain. On n'aurait pu, à l'époque, mieux équilibrer un couple de cinéma. Aussi la M.G.M. ne laissa-t-elle passer l'occasion d'enrichir sa célèbre écurie de vedettes. A peine " Au revoir, M. Chips " terminé en Angleterre, Greer alla tenter sa chance à Hollywood. Pourtant,' le succès n'était pas venu tout de suite. Greer avait fait son apprentissage de comédienne au sein de la troupe du Birmingham Theatre, faisant ses débuts dans la pièce d'Elmer Rice, " Street Scène ", en 1932. Une intervention chirurgicale la priva d'engagement.

Elle était sur le point d accepter un emploi de secrétaire quand, dans un club de femmes à Londres, une dame, qui s'avéra être l'écrivaine Sylvia Thompson, l'aborda et lui dit : " Il paraît que vous êtes comédienne. J'ai écrit une pièce et vous êtes le vivant portrait de mon héroïne... ". Il s'agissait de " Golden Arrow " et un comédien encore inconnu appelé Laurence Olivier avait été engagé comme metteur en scène et interprète. Terriblement impressionnée, Greer balbutia son accord après qu'Olivier lui eut fait lire un texte. Mais le producteur s'avéra récalcitrant car il favorisait une sorte de sosie de Constance Bennett, la grande star du moment. Alors Olivier et Sylvia Thompson remplacèrent tout simplement le producteur et, en dépit du fait que la pièce ne tint l'affiche que pendant trois semaines, l'inconnue d'hier devint la coqueluche de Londres presque du jour au lendemain. Louis B. Mayer lui signa un contrat et pendant près d'un an, elle passa aux oubliettes. Son option arrivait à son terme quand, soudain, le grand manitou de M.G.M. se souvint d'elle. On cherchait une Mme Chips impossible à trouver. Pourquoi pas elle ? De ce petit rôle, elle fit une merveille de gracieuse subtilité, de féminité aussi. Avec l'inconvénient qu'elle fut aussitôt versée dans le moule d'un emploi nettement défini : celui de typique lady anglaise. Or, elle avait auparavant, au théâtre, joué des coquettes, des femmes de vertu douteuse, même une fois une fille-mère. Elle aurait bien voulu renouer avec cet emploi-là. La grande actrice Helen Hayes, à qui elle en fit l'aveu, s'écria : " Ce serait comme si on me demandait d'incarner le Père Noël et je ne pourrais garder mon sérieux ".

Greer, de 1939 à 1952, sut devenir un des plus authentiques chefs de file de la compagnie du Lion. Pas toujours facile à distribuer pourtant et les histoires qu'on lui fit jouer étaient souvent tissées de ficelles. Mais, en pleine guerre, elle réussit à lancer son plus vif éclat dans un rôle faisant appel à la fibre patriotique comme aux sentiments les plus éprouvés par toutes les femmes en ces années troublées. Lorsqu'on revoit aujourd'hui " Madame Miniver ", on ne comprend plus très bien pourquoi ce film eut tant de succès. Certes, il était habilement réalisé par William Wyler, multipliant les pièges de situations dont la réalité accentuait le tragique. Son héroïne, tout comme dans " Au revoir, M. Chips ", était pleinement femme et mère, avec des élans et des larmes qui n'étaient pas forcément de glycérine. Elle eut d'ailleurs l'Oscar en 1942, chacun estimant que c'était tout à fait mérité. Mais, dégagé de sa cangue sentimentale du moment, " Madame Miniver " n'est qu'un film plutôt moyen. " Madame Miniver " donna à Greer un fils qu'incarnait Richard Ney. Divorcée en 1940 d'un officier britannique appelé Edwin A. Snilson, son coeur battit pour ce garçon de plusieurs années son cadet. Elle commit alors ce que dans son entourage on appela " la plus grosse bêtise de sa vie ". Greer et Richard se marièrent en 1943, ils divorcèrent en 1947. Deux sensibilités se heurtant presque au départ, des goûts aussi plutôt aux antipodes. L'abîme, à partir de là, se creusa fort rapidement...

En Buddy Fogelson, qu'elle épousa en 1949, elle devait trouver l'idéal compagnon de son harmonieuse vie de femme. Un homme d'expérience, de plusieurs années son aîné cette fois.

Par contre, le théâtre lui a offert certaines compensations : le rôle joué à l'écran par Bette Davis dans " La Vipère " par exemple, et celui de Lady Cicely Waynflete dans " La Conversion du Capitaine Brassbound ", de Shaw, rôle qu'Ingrid Bergman joua à Londres en 1971. Il y eut diverses apparitions à la TV aussi. Dix années de silence cinématographique n'en ont pas moins favorisé un certain oubli. Mettons qu'il n'y a plus guère de place dans le cinéma américain pour des trois fois vingt ans comme Greer, Joan Crawford, Ginger Rogers et tant d'autres qui firent pourtant leurs preuves à une époque où le cinéma était encore messager d'illusions et de rêve. Que reste-t-il de cette époque ? Un petit tas de cendres...

Tout autant déçue par "l'évolution" de sa carrière que par celle du du septième art, bien plus à l'aise dans l'isolement de ses propriétés que dans la jungle des studios, Greer Garson tourne son dernier film en 1966. Honorée en 1993 de l'ordre de l'Empire Britannique, elle décède en 1996 à Dallas, Texas, neuf années après son époux dont elle a géré entre-temps les affaires.

 

Source : C.T.R., L'encinematheque et Joe Van Cottom. - Mise à jour le 11 novembre 2011 par Philippe de CinéMémorial.

 

SES RÉCOMPENSES :

1961 - Pour : SUNRISE AT CAMPOBELLO : Golden Globe - Meilleure actrice - Catégorie drame, États-Unis.

1960 - Pour : SUNRISE AT CAMPOBELLO : Prix NBR - Meilleure actrice - National Board of Review, États-Unis.

1945 - Prix pomme acide - Actrice la moins coopérative - Golden Apple Awards, États-Unis.

1945 - Prix de la star féminine la plus populaire - Photoplay Awards, États-Unis.

1944 - Prix de la star féminine la plus populaire - Photoplay Awards, États-Unis.

1943 - Pour : MADAME MINIVER : Oscar - Meilleure actrice, États-Unis.

Son étoile est sur le Walk of Fame au 1651 sur Vine Street.

 

commentaires (1)

hugongerard

23-07-2008 13:13:31

Elle forme avec WALTER PIDGEON , l ' un des couples les plus célèbres du cinéma glamour hollywoodien , pour ne citer des films comme L HISTOIRE DES MINIVER , MADAME CURIE de MERVYN LE ROY , MADAME PARKINGTON de TAY GARNETT .