GIANI ESPOSITO

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Profession:
Acteur français.

Date et lieu de naissance:
23-08-1930, à Etterbeek une commune de Bruxelles, en Belgique.

Date et lieu du décès:
01-01-1974, à l’hôpital américain à Neuilly-sur-Seine, en France.

Cause du décès:
D'une hépatite virale, et d’une tumeur du cerveau à l’âge de 43 ans.

Nom de naissance:
Gianni Sandro Esposito.

État civil:
Au cours de sa vie, il se maria à une reprise et père d'une fille :

Marié en 1962 avec l'actrice : PASCALE PETIT.
Ils eurent une fille : Bojidarka, née en 1963.

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Anecdotes

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Biographie

Giani Sandro Esposito est né le 23 août 1930 à Etterbeek une commune de Bruxelles en Belgique. Fils de Joseph Esposito, d’origine napolitaine et d’une mère française Suzanne Alice (née Desrousseaux,) issue d’une famille alsacienne. Jusqu’à l'âge de neuf ans il passe sa petite enfance à Paris puis la famille rejoint l'Italie où le jeune Giani poursuit des études classiques en Calabre. Dès onze ans, il s’initie à l’écriture de poème et parallèlement, il travaille avec des sculpteurs aux Beaux-Arts de Rome.

A 19 ans, il revient à Paris et pour vivre, à défaut de sculpture, il travaille avec des artisans staffeurs et fait plusieurs petits boulots. Finalement il s’inscrit aux cours de comédie de Tania Balachova et de Michel Vitold et débute au théâtre au Studio des Champs-Elysées puis au Théâtre de l’Œuvre.

Premiers pas au cinéma avec « Maître après Dieu » (1950) de Louis Daquin dans le rôle d'un passager juif sur un navire avec Pierre Brasseur . Puis il enchaîne des petits rôles comme un homme dans une église dans « Agence matrimoniale » (1951) de Jean-Paul Le Chanois avec Bernard Blier et Michèle Alfa; un journaliste dans « Mon mari est merveilleux » (1952) d'André Hunebelle avec Sophie Desmarets et Fernand Gravey.

Après avoir appris le solfège et le piano, doté d’une voix teintée de mélancolie, il aborde la chanson, un répertoire à thème tragique. Auteur compositeur , il interprète dès 1952 dans des cabarets parisiens comme La Rose Rouge ou à L’Ecluse des chansons comme entre autres « Souvenirs d'enfance d'un barbare », « La descente en ville », « Les enfants de pauvres », « La valse des geignards » « Au fond du cœur au fond des âges », « Humilité » sans oublier l’un des ses plus gros succès « Le clown « en 1957 ce qui l’amène a côtoyer François Deguelt ou son compatriote Jacques Brel.

Il revient au cinéma en 1953 interprétant un cheminot en grève dans « Cent francs par seconde » de Jean Boyer ; un capitaine du bateau dans « La môme vert-de-gris » (1952) un policier de Bernard Borderie avec Eddie Constantine et Dominique Wilms. Petit à petit ses rôles vont s’épaissir devenant ainsi l’un des jeunes acteurs les plus prisés du cinéma français.

Citons son rôle de tueur d'une bande spécialisée dans le trafic de cigarettes confrontée à un malfrat américain dans « Quai des blondes » de Paul Cadéac avec en vedette Barbara Laage, Madeleine LeBeau et Michel Auclair ; Diego, un disciple de Joseph dans un film psychologique de Jacqueline Audry « Huis clos » (1954) avec Arletty en lesbienne , Gaby Sylvia l'infanticide et Franck Villard un révolutionnaire lâche ; un joueur de poker dans « Les femmes s'en balancent » (1953) de Bernard Borderie ; un rôle tourmenté dans « French Cancan »( 1954) de Jean Renoir où il interprète le Prince Alexandre qui s’éprend de la nouvelle étoile du Moulin Rouge (Françoise Arnoul) avec Jean Gabin et Maria Felix ; un ouvrier meurtrier, il tue son employeur pour l’avoir licencié, pris de remords il se suicide dans le mélodrame « Cela s’appelle l’aurore » (1955) de Luis Buñuel ; il campe un gitan face à une bande de voyous dans « Pardonnez nos offenses » (1956) un film violent signé Robert Hossein avec Marina Vlady et Pierre Vaneck ; un peintre escroc sans talent, le petit ami d’Annie Girardot, dans « Reproduction interdite » (1956) de Gilles Grangier ; Marius un défenseur du petit peuple aux cotés de Jean Gabin qui lui sauve la vie dans « Les Misérables » (1957) de Jean-Paul Le Chanois ; Jean Dréville en fait un pilote d'escadrille dans le film de guerre historique « Normandie-Niémen » (1959) une unité qui combat les Allemands aux côtés des Soviétiques.

À la fin des années cinquante, Giani Esposito rencontre lors d’un festival de Moscou la comédienne Pascale Petit qu’il épouse en 1962, un fille naît de leur union, Bojidarka en 1963 (qui signifie “don de dieu”), qui sera plus tard l’icône des studios Disney sous le nom de Douchka. Le couple éprouve tous les deux un grand intérêt pour le mystère et l’occultisme ce qui les rapproche et mène une existence religieuse au sein de " La fraternité blanche " une association classée plus tard comme secte dangereuse.

Peu à peu, Giani Esposito s’éloigne des plateaux, en 1967, il signe un contrat avec Pathé-Marconi et voit sa carrière s’accélérer avec trois albums et plusieurs 45 tours.

En 1971, il rencontre à Paris Ersie Pittas, la nièce du metteur en scène grec Cacoyannis qui étudie la danse. Il quitte son épouse Pascale Petit et sa fille pour s’installer avec Ersie à Saint-Germain-des-Prés. Ils montent ensemble un spectacle dans lequel il cite des poèmes et chante tandis que Ersie danse en jouant de divers instruments ils seront d’ailleurs en tournée pendant près de deux ans avec ce spectacle.

Artiste complet avec une palette artistique très vaste. Homme de théâtre, acteur de cinéma au grand et petit écran, chanteur auteur-compositeur, il écrit des livres et des poèmes qu’il interprète, et dessine des illustrations…

Atteint d’une hépatite virale, et d’une tumeur du cerveau Giani Esposito décède prématurément, le 1er janvier 1974 à l’hôpital américain à Neuilly-sur-Seine à l’âge de 43 ans.

Source : Gary Richardson - Fait le 07 octobre 2020 par Philippe de CinéMémorial.