FRANCIS GIROD

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Profession:
Réalisateur, acteur, producteur, scénariste, assistant réalisateur français.

Date et lieu de naissance:
09-10-1944, à Semblançay, Indre-et-Loire, France.

Date et lieu du décès:
19-11-2006, à Bordeaux, Gironde, France, France.

Cause du décès:
Crise cardiaque à l'âge de 62 ans.

Nom de naissance:
Francis Yvon Girod.

État civil:
?

Taille:
?

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Anecdotes

Un temps journaliste au Nouvel Observateur et à l'ORTF (1964-1966), Francis Girod avait débuté dans le cinéma dans les années 1960 comme assistant de réalisateurs comme Roger Vadim et Jean-Pierre Mocky.

Élu membre de l’Académie des Beaux-Arts, le 27 novembre 2002, au fauteuil précédemment occupé par Claude Autant-Lara.

2005-2006, était membre du conseil d'administration de la Cinémathèque française.

Bibliographie

1966 : Manuel de la pensée yé-yé (Julliard)
1988 : L'Enfance de l'Art, en collaboration avec Yves Dangerfield (Calmann-Lévy)
1991 : Le Mystère de l'Abbé Moisan, en collaboration avec Michel Grisolia (Lattès)
1993 : La Justice de l'Abbé Moisan, en collaboration avec Michel Grisolia (Lattès)
1994 : Délit mineur, en collaboration avec Michel Grisolia (Lattès)

Dernière mise à jour le 19 mars 2007.

photos

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Biographie

Le cinéaste Francis Girod, 62 ans, est mort à la suite d'un malaise cardiaque dans la nuit de samedi à dimanche à Bordeaux, où il tournait pour France 2 un téléfilm sur l'Affaire Patrice Alègre. Le réalisateur est décédé dimanche vers 04H00 du matin dans un hôtel de Bordeaux, après que le Samu eut été prévenu que le producteur-scénariste avait fait un malaise.

A 8 ans, lorsque ses parents se séparent, Francis Girod part avec sa mère à Bruxelles où, adolescent, il joue la comédie sur les planches et pour la radio. A 18 ans, il quitte la Belgique et s'installe à Paris. Là, il s'inscrit au Cours Simon et suit des cours de journalisme. Il entre dans le monde du 7e art comme stagiaire sur Les Culottes rouges d'Alex Joffé en 1962, puis comme assistant de Mocky ou Vadim. Auteur en 1966 d'un Manuel de la pensée yéyé, il produit la même année L'Horizon, le premier film de Jacques Rouffio. A cette époque, il travaille pour le petit écran (Dim dam dom, En toutes lettres) et rédige des critiques de cinéma dans Le Nouvel Observateur.

Co-écrit par son vieux complice Rouffio, Le Trio infernal, premier long métrage réalisé par Francis Girod, sort en salles en 1973. Cette farce corrosive bénéficie de la présence des très populaires Piccoli et Romy Schneider. Celle-ci permettra au cinéaste d'obtenir son plus gros succès en incarnant une scandaleuse Banquière en 1980. Abordant volontiers des sujets de société, Girod évoque la colonisation dans L'Etat sauvage, l'immigration dans Le Grand Frère -avec Depardieu, qu'il dirigea aussi dans René la Canne- et les coulisses du pouvoir dans Le Bon Plaisir avec un Trintignant aux faux airs de Mitterrand. Un rien provocateur, il demande à Claude Brasseur et Sophie Marceau, père et fille dans La Boum de Pinoteau, de jouer les amants terribles dans Descente aux enfers en 1986.

Avec des scénarios co-signés par des auteurs de renom, de Georges Conchon à Michel Grisolia, les films de Francis Girod font la part belle aux comédiens. Prof au Conservatoire dans les années 80, le cinéaste signe en 1984 un film sur les acteurs en herbe (L'Enfance de l'art, fraîchement accueilli à Cannes), offre en 1990 le rôle du charismatique Lacenaire, assassin et poète, à Daniel Auteuil (qu'il retrouvera pour Passage à l'acte) et confie celui d'un jeune travesti à Robinson Stévenin dans Mauvais genres (avec à la clé un César du Meilleur espoir en 2002). Sombres mais non dénués d'ironie, les films de Girod sont souvent truffés de références à l'actualité, à l'image de Terminale ou d'Un ami parfait (2006), un thriller sur la face cachée de l'industrie agro-alimentaire. Très présent dans les différentes institutions cinématographiques (il fut notamment Président de la Société des Réalisateurs de Films, membre du Conseil d'administration de la Cinémathèque et Président de la SACD), il avait aussi signé en 2006 L'Oncle de Russie, un téléfilm avec Claude Brasseur. En 2002, il avait été élu à l'Académie des Beaux-Arts, au siège précédemment occupé par Claude Autant-Lara.

Source : AFP