ELAINE STRITCH

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Profession:
Actrice et chanteuse américaine.

Date et lieu de naissance:
02-02-1925, à Detroit, Michigan, États-Unis.

Date et lieu du décès:
17-17-2014, à Birmingham, Michigan, États-Unis.

Cause du décès:
De mort naturelle à l'âge de 89 ans.

Nom de naissance:
Elaine Stritch.

État civil:
Mariée le 27 février 1973 avec l'acteur : JOHN BAY (1928–1982)
Jusqu'au décès de John le 07 novembre 1982.

Liaison dans sa jeunesse avec l'acteur : Marlon Brando.

Fiancée avec l'acteur : Gig Young.

Cohabité deux années avec l'acteur : Ben Gazzara.

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Anecdotes

Bien qu'elle ait participé à plusieurs films et série télévisées, obtenant trois prix Emmy et séduisant un nouveau public dans la peau de la mère du personnage d'Alec Baldwin dans la série 30 Rock, elle s'est surtout fait connaître grâce à son travail sur scène, particulièrement dans son spectacle solo Elaine Stritch: At Liberty et dans la comédie musicale de Stephen Sondheim Company.

Elle avait pris sa retraite en 2013 et s'était retirée au Michigan après avoir vécu pendant 71 ans à New York. Elle avait déclaré souffrir de diabète, d'une fracture à la hanche et de pertes de mémoire, des problèmes de santé qu'elle avait décrits dans le documentaire Elaine Stritch: Shoot Me, paru en février.

Au cinéma, on l'a vue dans A Farewell to Arms (1957), Providence d'Alain Resnais (1977), Out to Sea (1977), et les films de Woody Allen September (1987) et Small Time Crooks (2000).

En plus de 30 Rock, elle avait participé à plusieurs séries télévisées américaines et britanniques, dont Law & Order en 1990, un rôle qui lui avait valu un prix Emmy. Son rôle de Colleen dans 30 Rock lui a également permis de remporter le trophée.

 

Source : http://www.lapresse.ca - Fait le 18 juillet 2014 par Philippe de CinéMémorial.

 

photos

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Biographie

Hommage à ELAINE STRITCH.

Ajout de la vidéo le 18 juillet 2014 par Philippe de CinéMémorial

 

La mauvaise nouvelle est venue du New York Times, qui lui accordait de longue date énormément d'attention : Elaine Stritch est morte jeudi 17 juillet 2014 à l'âge de 89 ans, à son domicile de Birmingham, dans le Michigan, son État natal. C'est là-bas qu'elle était partie vivre en mars 2013, sentant sa santé décliner, quittant Big Apple - dont elle fut une icône - et sa résidence de longue date au Carlyle Hotel pour se rapprocher des siens. Malicieuse et turbulente (son personnage star dans 30 Rock n'était donc pas qu'un rôle de composition), cette fervente catholique à la langue bien pendue aura connu le pire et le meilleur du starsystem, d'instants de gloire et de romances à paillettes (elle fut dans sa jeunesse la petite amie de Marlon Brando - l'affaire a capoté lorsque la jeune femme, restée vierge jusqu'à ses 30 ans, a refusé de rentrer avec lui) en traversées du désert et liaisons dangereuses avec la bouteille. Son franc-parler, son tempérament iconoclaste et son énergie démesurée resteront à n'en pas douter dans la légende du show-biz.

Impérissable, son personnage de Colleen Donaghy, génitrice infernale de Jack (Alec Baldwin) dans la série comique 30 Rock, qui l'avait fait mourir - non sans une forme de panache - à l'écran, provoquant une réaction en chaîne sur Internet ; impérissable, son speech urgent, théâtral et azimuté aux Emmy Awards 2004, à 80 ans, devant une assemblée hilare de se faire maltraiter par cette doyenne à l'humour acide ; impérissable, le souvenir d'Elaine Stritch, qui a péri à l'aube de son 90e anniversaire...

Shoot her ! Un testament avant l'heure...

Une vie et une carrière que ceux qui l'aimaient et ceux qui ne la connaissaient pas auront certainement plaisir à contempler dans le documentaire qui lui a été consacré cette année (paru en février) par Chiemi Karasawa : réalisé en 2013, Elaine Stritch: Shoot Me a fait l'unanimité auprès du public, notamment pour son honnêteté radicale, à l'image de son sujet, et la vivacité du portrait. À ce propos, Jack Coyle, pour l'Associated Press, a écrit qu'il s'agissait d'un "documentaire irrésistiblement divertissant, qui observe Stritch dans ce qu'elle appelle sans une once de sensibilité 'presque l'heure du départ'. Après sept décades à jouer à New York - sur Broadway, et d'innombrables soirs de cabaret au Cafe Carlyle -, l'immense énergie de Stritch a été assommée par le poids des ans, le diabète et les opérations (hanches, yeux). Mais Shoot me, réalisé au cours des dernières années, est un document non pas sur le déclin de Stritch, mais sur sa longévité de guerrière."

Étoile filante de Broadway

Née le 2 février 1925 à Detroit dans une famille catholique aisée et scolarisée à l'école catholique pour filles du Sacré-Coeur, Elaine Stritch vécut dans un couvent à son arrivée à New York, tout en commençant les cours d'art dramatique. "Laissez-moi vous dire une chose, à propos de ces couvents, dit-elle à People lors d'une interview en 1988. Les écoles des couvents vous apprennent à jouer contre tout, et c'est encore ce que je fais à présent." Passée par le Dramatic Workshop d'Erwin Piscator à la New School de New York en même temps que Marlon Brando et Bea Arthur, elle avait fait ses débuts de comédienne en 1944 et ses débuts à Broadway deux ans plus tard, dans la comédie Loco. Le début d'une longue et intense série de performances, des deux côtés de l'Atlantique (elle partit s'installer à Londres en 1972), jusqu'à 2001 et son one-woman show Elaine Stritch at Liberty, récompensé par un Tony Award. En 1995, Elaine Stritch était d'ailleurs intronisée à l'American Theater Hall of Fame. Figure incontournable non seulement du théâtre, mais aussi de la comédie musicale, son chant du cygne avait été la reprise à Broadway du classique A Little Night Music, s'attirant dans le rôle de Madame Armfeldt une formidable ovation.

Parallèlement à son parcours sur les planches, Elaine Stritch avait également eu des opportunités à la télévision, avec de premières apparitions dès 1949 (The Growing Paynes) et les années 1950 (Goodyear Television Playhouse, Ed Sullivan Show), et y compris après son installation en Angleterre (par exemple, dans Roald Dahl's Tales of the Unexpected).

Une grand-mère à nulle autre pareille

Après la mort en 1982, d'une tumeur cérébrale, de son mari John Bay, qu'elle avait épousé en 1973 et avec qui elle vivait à l'Hôtel Savoy à Londres, Elaine Stritch revient aux États-Unis. Elle connaît une petite traversée du désert et surtout un bras de fer avec l'alcool : elle avait commencé à boire à 13 ans pour combattre le trac de la scène et les angoisses de la vie, habitude aggravée par le décès de son époux. Mais elle finit par jouer à nouveau et apparaît notamment dans le Cosby Show en 1989-1990, puis dans New York, police judiciaire (1992, 1997), dans le soap On ne vit qu'une fois (1993), dans Oz (1998) et dans 3rd Rock From the Sun (1997, 2001). En 2007, elle débarque avec sa voie grinçante et ses vacheries corrosives dans 30 Rock, dans la peau de Colleen Donaghy, mère du requin Jack Donaghy (Alec Baldwin), boss de Liz Lemon (Tina Fey). Entre petites humiliations et prises de bec, une relation d'amour-haine qui ravira les fans du show de NBC, jusqu'à la mort théâtrale de son personnage, d'une crise cardiaque, en 2012 lors de l'épisode My Whole Life Is Thunder. En 2008, ce rôle lui avait valu son troisième Emmy Award (en huit nominations) - le premier lui avait été décerné en 1993 pour son guest starring dans New York, police judiciaire, le deuxième en 2004 pour le documentaire sur son one-woman show.

Au cinéma, un domaine auquel elle a semblé s'intéresser un peu plus sur le tard, à son retour aux États-Unis, elle compte également quelques rôles : dans Terre sans pardon (1956) de Rudolph Maté face à Charlton Heston, dans L'Adieu aux armes (1957) de David O. Selznick en infirmière de Rock Hudson (avec qui elle vivra une petite histoire hors des plateaux), dans Vacances à Paris (1958) de Blake Edwards avec Tony Curtis et Janet Leigh, dans Who Killed the Teddy Bear (1965) en propriétaire lesbienne d'un bar. Au cours de sa période londonienne, elle tournera devant la caméra du Français Alain Resnais dans Providence (1977). Rentrée à New York, elle en impose en 1987 dans Septembre de Woody Allen, et le réalisateur la sollicitera à nouveau en 2000 pour Escrocs mais pas trop. Grand-mère de Winona Ryder dans Un automne à New York la même année, belle-mère de Jane Fonda dans Sa mère ou moi ! de Robert Luketic en 2005, année où on la retrouve dans Romance et cigarettes de John Turturro, sa dernière pige pour le grand écran sera un doublage pour L'Étrange Pouvoir de Norman en 2012.

En janvier 2014, Elaine Stritch annonçait au New York Times Magazine qu'elle allait s'accorder un ou deux verres pour ses 89 ans : "Un ou deux verres, je peux le gérer, alors voilà. Je suis fière d'arriver à le gérer." Le mois suivant, invitée du Today Show à l'occasion de la sortie de Shoot me: Elaine Stritch, elle faisait honneur à sa réputation en lâchant "the F-word" sur le plateau. Showwoman jusqu'au bout.

Source : http://www.purepeople.com - Fait le 18 juillet 2014 par Philippe de CinéMémorial.

 

Filmographie

 

20 LONGS MÉTRAGES
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2005 - SA MÈRE OU MOI
Réal : Robert Luketic

 

2005 - ROMANCE ET CIGARETTES
Réal : John Turturro

 

2000 - SCREWED
Réal : Scott Alexander

 

2000 - ESCROCS MAIS PAS TROP

 

2000 - AUTOMNE À NEW YORK .UN

 

1999 - DRÔLES DE PAPOUS
Réal : Todd Holland

 

1997 - CROISIÈRE AVENTUREUSE

 

1990 - CADILLAC MAN

 

1988 - COCOON, LE RETOUR

 

1987 - SEPTEMBER

 

1977 - PROVIDENCE

 

1975 - NUIT DE LA PEUR .LA

 

1971 - PIGEONS
Réal : John Dexter

 

1966 - TOO MANY THIEVES
Réal : Abner Biberman

 

1965 - WHO KILLED TEDDY BEAR ?

 

1959 - KISS HER GOODBYE
Réal : Albert Lipton

 

1958 - VACANCES À PARIS

 

1957 - ADIEU AUX ARMES .L'

 

1956 - TERRE SANS PARDON

 

1956 - ÉNIGME POLICIÈRE

 

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