DANIÈLE DELORME

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Profession:
Actrice, femme de théâtre et productrice française.

Date et lieu de naissance:
09-10-1926, à Levallois-Perret dans les Hauts-de-Seine, France.

Date et lieu du décès:
17-10-2015, à Paris, France.

Cause du décès:
D'une longue maladie à l'âge de 89 ans.

Nom de naissance:
Gabrielle Danièle Marguerite Andrée Girard dite : Danièle Delorme.

État civil:
Son premier amour, durant le début de la guerre : GÉRARD PHILIPE (1922–1959).

Mariée en 1945 avec l'acter : DANIEL GÉLIN (1921–2002) - Divorcée en 1955.
Ils eurent un fils, l'acteur : Xavier Gélin.

Mariée en 1956 avec le réalisateur : YVES ROBERT (1920–2002) - Jusqu'au décès d'Yves en 2002.

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Anecdotes

Son père est le peintre André Girard, il a eu quatre filles : Evie, Danièle, Théote et Ezite.

Danièle étudie le piano, mais doit délaisser ses leçons à l'arrivée de la guerre.


Elle tombe en amour avec Gérard Philipe (1922–1959) au début de la guerre. La photo ci dessus a été faite en 1943.

Pendant la période d'Occupation, sa mère est déportée et son père part pour le Royaume-Uni. Elle se réfugie à Cannes où elle suit les cours de théâtre de Jean Wall puis elle débute dans la compagnie théâtrale de Claude Dauphin.


Avec son premier mari l'acteur Daniel Gélin. (1921–2002)

Dans les années 1950 et 1960, elle joue au théâtre les grands auteurs tels Ibsen, Jean Anouilh, Paul Claudel, Pirandello.

Danièle Delorme a été présidente de la commission d'avance sur recettes du Centre national de la cinématographie (CNC) en 1980 et 1981. Elle a aussi été présidente du jury de la Caméra d'or au Festival de Cannes 1988. La même année, elle fait partie de la commission des sages qui propose la création du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) en remplacement de la Commission nationale de la communication et des libertés (CNCL).


Avec son second mari le réalisateur et producteur : Yves Robert (1920–2002)

Elle est nommée en 1984, par le président de la République François Mitterrand, membre du Conseil économique, social et environnemental où elle siège jusqu'en 1994. Elle y produit, en 1985, un rapport intitulé « La création française dans les programmes audiovisuels » et un autre, en 1991, « L'éveil artistique des jeunes en France et en Europe ».

En janvier 2009, elle a reçu la décoration honorifique française : Commandeur dans l'ordre des Arts et des Lettres.

Après le décès de son fils, Danièle Delorme avait décidé de cesser sa carrière de comédienne, disant ne plus avoir eu "la force de lutter contre le trac".

"Toute ma vie j'ai été malade de trac à partir de 17 heures les soirs où je devais entrer en scène. J'ai débuté à 15 ans. J'ai l'âge, maintenant, de dire au revoir", disait-elle en 2004.

Danièle Delorme "s'est éteinte chez elle", ont annoncé lundi dans un communiqué ses petits-enfants, Sarah et Hugo Gélin.

photos

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Biographie

On venait de la revoir, vénéneuse, dans Voici le temps des assassins, de Julien Duvivier (1956), dans lequel elle incarne une jeune fille perdue qui se révèle un monstre décidé à ruiner le brave homme que joue Jean Gabin.

Magnifiquement restauré, le film, présenté au festival Lumière de Lyon, donnait une idée de l’actrice que fut Danièle Delorme, qui vient de mourir, le 17 octobre, à 89 ans, à Paris. De la profondeur de ce jeu, on pouvait imaginer qu’elle a été l’une des actrices les plus admirées sur les scènes parisiennes de l’immédiat après-guerre.

Mais on ne pouvait deviner en voyant cette jeune femme frêle et élégante, au regard troublé par une légère coquetterie, que Danièle Delorme a été l’un des piliers de la production indépendante française, à la tête des films de La Guéville, la maison qu’elle avait fondée avec son époux Yves Robert, permettant aussi bien à Pierre Richard qu’à Jacques Doillon de tourner les films qu’ils rêvaient.

Danièle Delorme est née Gabrielle Girard le 9 octobre 1926 à Levallois-Perret. Son père est le peintre et affichiste André Girard. Plus tard, Danièle Delorme ouvrira la galerie An-Girard, rue Campagne-Première à Paris pour y perpétuer son œuvre. Sous l’Occupation, alors que sa mère a été déportée et que son père a gagné le Royaume Uni, la jeune fille rejoint la compagnie de l’acteur Claude Dauphin.

« Gérard Philipe féminin »

Le cinéaste Marc Allégret la remarque et la fait tourner dans trois films d’affilée Félicie Nanteuil (tourné en 1942, sorti en 1945), La Belle Aventure (1942) et Les Petites du quai aux fleurs (1944). Elle enchaîne les tournages jusqu’à ce que la réalisatrice Jacqueline Audry lui propose en 1948 le rôle-titre de Gigi adapté de la nouvelle de Colette parue quatre ans plus tôt. Dans Le Monde, Henri Magnan écrit : « Elle ramasse littéralement tout (…). Voix de bouche à la menthe, moues et lippes impayables, Danièle Delorme est bien l’un des plus sûrs espoirs du cinéma français. Notre Gérard Philipe féminin ». Réalisatrice, actrice et romancière se retrouveront pour Minne, l’ingénue libertine (1950) et Mitsou (1956).


Gigi est élevée par sa grand-mère, Mme Alvarez, qu'elle appelle Mamita, et par Tante Alicia. Beau, riche et désabusé, Gaston Lachaille lui rend souvent visite. Gigi pourrait être sa maîtresse pensent les vieilles dames, mais Gigi vaut mieux que cela, estime Gaston...
Frank Villard (sur la photo ci-dessus) dans le rôle de Gaston Lachaille et Danièle Delorme est Gigi.

Le succès de Gigi lui vaut une série de premiers rôles dans lesquels elle incarne des jeunes femmes fragiles en proie à la passion et/ou à l’adversité : après être tombée entre les pattes de Bernard Blier dans Sans laisser d’adresse, de Jean-Paul Le Chanois (1951) elle est Fantine dans la version des Misérables que le même cinéaste tourne en 1958.


Entretemps, Duvivier lui a permis de s’écarter de cet emploi avec la Catherine de Voici le temps des assassins. Un peu plus tard, elle confie à L’Express : « C’est terrible, moi qui ne pense qu’à me fendre la pipe, je n’ai qu’à paraître en scène pour être tragique ».

Si elle ne trouve pas non plus le chemin de la comédie sur scène, le théâtre lui offre des rôles plus prestigieux. Elle joue Aldous Huxley, Claudel (en 1961 sa Violaine dans L’Annonce faite à Marie est unanimement saluée) ou George Bernard Shaw (Sainte Jeanne, en 1964) ou Camus (Les Justes, 1966). Il lui arrive de produire elle-même les spectacles qu’elle interprète.

En 1956, après s’être séparée de l’acteur Daniel Gélin qui a été son compagnon de 1945 à 1955 (et le père de son fils, Xavier Gélin), Danièle Delorme a épousé le comédien et cinéaste Yves Robert. Au début des années 1960, ils fondent La Guéville, une maison de production qui emprunte son nom à une petite rivière des Yvelines (on dit encore la Seine-et-Oise).

La production plutôt que télévision

Leur premier film, La Guerre des boutons, réalisé par Yves Robert, est un immense succès qui permet à la Guéville de tenir une place importante dans le cinéma français. Danièle Delorme qui s’est d’abord éloignée des plateaux, puis de la scène, est la cheville ouvrière de la société. Celle-ci continue de produire les films d’Yves Robert, destinés à un large public familial, tout en soutenant le travail de cinéastes aussi divers que Jean-Luc Godard (La Chinoise), Pierre Richard (Le Distrait), Bertrand Tavernier (Que la fête commence), Alain Cavalier (Le Plein de super, Martin et Léa) ou Jacques Doillon (La Femme qui pleure, La Drôlesse). La Guéville est aussi l’une des premières sociétés françaises à prendre au sérieux le marché de la vidéo, au début des années 1980. Danièle Delorme lance une collection intitulée « Témoins », qui réunit des portraits d’artistes et d’intellectuels édités sur cassettes VHS. Malgré sa qualité l’opération est un échec financier.


Danièle Delorme avec les personnages principaux de : La Guerre des boutons, Tintin (au centre) et son mari, le réalisateur Yves Robert.

A ce moment, Danièle Delorme qui a pratiquement mis un terme à sa carrière (elle tient tout de même un rôle important dans le diptyque de son époux Un éléphant ça trompe énormément et Nous irons tous au paradis, sorti en 1976 et 1977) devient présidente de la commission de l’avance sur recettes en 1980. Elle reste deux ans à ce poste, qui lui vaut quelques inimitiés.

Quelques mois plus tard, à l’arrivée de la gauche au pouvoir, elle est pressentie pour diriger une chaîne de télévision. Danièle Delorme refuse, préférant poursuivre son travail de productrice. En 1994, elle revient au théâtre pour Fête Foreign, de Jean-Marie Besset, à la Gaîté Montparnasse. Sa dernière apparition au cinéma remonte à 2001, dans La Vie sans secret de Walter Nions, de son petit-fils Hugo Gélin.

Ses obsèques auront lieu vendredi au cimetière du Montparnasse à Paris.

Source : Thomas Sotinel Journaliste au Monde - Fait le 21 octobre 2015 par Philippe de CinéMémoril.

Filmographie

 

54 LONGS MÉTRAGES DÉTAILLÉS
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1996 - SORTEZ DES RANGS

 

1992 - EAUX DORMANTES .LES

 

1990 - BAL PERDU

 

1985 - LUNE DE NOVEMBRE

 

1982 - QU'EST-CE QUI FAIT COURIR DAVID

 

1982 - CÔTE D'AMOUR .LA

 

1977 - NOUS IRONS TOUS AU PARADIS

 

1977 - BARRICADE DU POINT DU JOUR .LA

 

1976 - ÉLÉPHANT, ÇA TROMPE ÉNORMÉMENT .UN

 

1974 - TOUCH ME NOT

 

1973 - BELLE

 

1971 - ABSENCES RÉPÉTÉES

 

1970 - VOYOU .LE

 

1969 - HOA-BINH

 

1969 - DES CHRISTS PAR MILLIERS

 

1964 - MARIE-SOLEIL

 

1961 - SEPTIÈME JURÉ .LE

 

1961 - CLÉO DE 5 À 7

 

1958 - PRISONS DE FEMMES

 

1958 - MISÉRABLES .LES

 

1958 - CHAQUE JOUR A SON SECRET

 

1957 - NI VU, NI CONNU

 

1956 - MITSOU

 

1955 - VOICI LE TEMPS DES ASSASSINS

 

1955 - DOSSIER NOIR .LE

 

1954 - QUELQUES PAS DANS LA VIE

 

1954 - MAISON DU SOUVENIR .LA

 

1954 - HUIS CLOS

 

1953 - SI VERSAILLES M'ÉTAIT CONTÉ

 

1953 - GUÉRISSEUR .LE

 

1952 - JEUNE FOLLE .LA

 

1952 - FEMMES DE PARIS

 

1952 - DENTS LONGUES .LES

 

1951 - TRAITÉ DE BAVE ET D'ÉTERNITÉ

 

1951 - AMOUR, MADAME .L'

 

1950 - SOUVENIRS PERDUS

 

1950 - SANS LAISSER D'ADRESSE

 

1950 - OLIVIA

 

1950 - MIQUETTE ET SA MÈRE

 

1950 - MINNE, L'INGÉNUE LIBERTINE

 

1949 - RENDEZ-VOUS AVEC LA CHANCE

 

1949 - CAGE AUX FILLES .LA

 

1949 - AGNÈS DE RIEN

 

1948 - IMPASSE DES DEUX ANGES

 

1948 - GIGI

 

1947 - JEUX SONT FAITS .LES

 

1947 - CROISIÈRE POUR L'INCONNU

 

1946 - OUVERT POUR CAUSE D'INVENTAIRE

 

1945 - J 3 .LES

 

1945 - CAPITAN .LE

 

1944 - LUNEGARDE

 

1943 - PETITES DU QUAI AUX FLEURS .LES

 

1942 - FÉLICIE NANTEUIL

 

1942 - BELLE AVENTURE .LA

 

COMME PRODUCTRICE
____________________________________________

 

2012 - CAGE DORÉE .LA
Réal : Ruben Alves

 

2011 - COMME DES FRÈRES
Réal : Hugo Gélin

 

2007 - U.V.
Réal : Gilles Paquet-Brenner

 

2005 - JOYEUX NOËL
Réal : Christian Carion

 

1998 - HIMALAYA, L'ENFANCE D'UN CHEF
Réal : Eric Valli

 

1996 - SORTEZ DES RANGS

 

1988 - FRÉQUENCE MEURTRE

 

1982 - QU'EST-CE QUI FAIT COURIR DAVID

 

1981 - FILLE PRODIGUE .LA
Réal : Jacques Doillon

 

1980 - ÉTRANGE VOYAGE .UN

 

1979 - MARTIN ET LÉA

 

1979 - DRÔLESSE .LA
Réal : Jacques Doillon

 

1978 - FEMME QUI PLEURE .LA

 

1977 - SALE RÊVEUR

 

1975 - PLEIN DE SUPER .LE

 

1971 - ABSENCES RÉPÉTÉES

 

1970 - CAMARADES
Réal : Marin Karmitz

 

1968 - GRAND AMOUR .LE

 

1968 - ALEXANDRE LE BIENHEUREUX

 

1964 - COPAINS .LES

 

1963 - BÉBERT ET L'OMNIBUS

 

1961 - GUERRE DES BOUTONS .LA

 

COURTS MÉTRAGES ET DOCUMENTAIRES :
____________________________________________

 

2001 - VIE SANS SECRET DE WALTER NIONS .LA
Court Métrage d'Hugo Gélin

 

2001 - PEUPLE MIGRATEUR .LE
Documentaire de Jacques Perrin, Jacques Cluzaud et Michel Debats

 

2001 - À L'ABRI DES REGARDS INDISCRETS
Court Métrage de Ruben Alves et Hugo Gélin

 

1976 - ERIC TABARLY ET LES AUTRES
Documentaire d'Yves Hussenot

 

1966 - ROI DU LUXEMBOURG .LE
Court Métrage de Daniel Laveugle

 

1966 - PLUS ANCIEN VISAGE .LE
Court Métrage de Jean L'Hôte

 

1963 - CHEMINS DE PARIS
Court Métrage de Raymond Letouzey

 

1962 - PÈLERINAGE .LE
Court Métrage de Jean L'Hôte

 

1961 - FIANCÉS DU PONT MAC DONALD .LES
Court Métrage d'Agnès Varda

 

1957 - Ô SAISONS, Ô CHÂTEAUX
Court Métrage d'Agnès Varda

 

1951 - VEDETTES SANS MAQUILLAGE

 

1949 - VEDETTES EN LIBERTÉ

 

1949 - ULYSSE OU LES MAUVAISES RENCONTRES
Court Métrage d'Alexandre Astruc

 

ALLER ET RETOUR
Court Métrage d'Alexandre Astruc

 

SA PARTICIPATION POUR LA TÉLÉVISION
____________________________________________

 

1994 à 1999 - MADAME LE PROVISEUR
Série TV

 

1992 - VACANCES AU PURGATOIRE
Téléfilm de Marc Simenon

 

1991 - GRANDE DUNE .LA
Téléfilm de Bernard Stora

 

1990 - AMI GIONO .L' : LE DÉSERTEUR
Téléfilm de Gérard Mordillat

 

1988 - AFFAIRE SAINT-ROMANS .L'
Téléfilm de Michel Wyn

 

1987 - ÉTÉ 36 .L'
Téléfilm d'Yves Robert

 

1980 - NAISSANCE DU JOUR .LA
Téléfilm de Jacques Demy

 

1979 - FEMME DANS LA VILLE .UNE
Téléfilm de Joannick Desclers

 

1973 - CAUCHEMAR DE L'AUBE .LE
Téléfilm d'Abder Isker

 

1970 - À CORPS PERDU
Téléfilm d'Abder Isker

 

1970 - MON FAUST
Téléfilm de Daniel Georgeot

 

1955 - TU NE M'ÉCHAPPERAS JAMAIS
Téléfilm de Marcel Bluwal

 

1954 - MAISON DE POUPÉE
Téléfilm de Claude Loursais

 

_______________________FIN_____________________

 

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