COLUCHE

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Profession:
Humoriste, conteur et acteur français.

Date et lieu de naissance:
28-10-1944, à Ivry, Paris, France.

Date et lieu du décès:
19-06-1986, à Paris, France.

Cause du décès:
Accident de moto à l'âge de 41 ans.

Nom de naissance:
Michel-Gérard-Joseph Colucci.

État civil:
Marié le 16 octobre 1975 avec : VÉRONIQUE KANTOR - divorcé en 1981
Ils eurent deux enfants : Romain (1972) et Marius (1976).

Taille:
(172 cm)

Commentaires: 2

Anecdotes

Son père, Honoré, peintre en bâtiment, originaire du Nord de l'Italie, meurt en 1947, et sa mère, Simone, fleuriste et élèvera seule ses deux enfants, Michel et Danièle.

Il fera un peu de tout : télégraphiste, livreur, photographe à la sauvette, vendeur de glaces, plongeur, avant d'échouer chez un fleuriste
1985 - Il bat le record du monde en moto à la vitesse de 252.087 km. Hr. sur une Yamaha.

CITATIONS DE COLUCHE

Les femmes seront les égales des hommes le jour où elles accepteront d'être chauves et de trouver ça distingué.
Je suis capable du meilleur et du pire. Mais, dans le pire, c'est moi le meilleur.
Dieu a dit : partageons. Les riches auront à bouffer, les pauvres auront de l'appétit.
Le monde appartient à ceux dont les ouvriers se lèvent tôt.
Il y a deux sortes de justice : vous avez l'avocat qui connaît bien la loi, et l'avocat qui connaît bien le juge !
Chez nous les fins de mois étaient difficiles, surtout les 30 derniers jours.
Tous les Hommes sont égaux. Les Arabes sont mêmes plus égaux que les autres !
La dictature c'est " Ferme ta gueule ! ", la démocratie c'est " Cause toujours ! "
Un pays neutre, c'est un pays qui ne vend pas d'armes à un pays en guerre, sauf s'il paie comptant.
Un crédit à long terme, ça veut dire que moins tu peux payer, plus tu payes.
Certains ont l'air honnête, mais quand ils te serrent la main, tu as intérêt à recompter tes doigts.
Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire.
La société n'a pas voulu de nous ? Qu'elle se rassure on n'veut pas d'elle !
Dieu a dit : il y aura des hommes grands, il y aura des hommes petits, il y aura des hommes beaux et il y aura des hommes moches, il y aura des hommes noirs et il y aura des hommes blancs... Et tous seront égaux ; mais ça sera pas facile... Et il a ajouté : il y en aura même qui seront noirs, petits et moches et pour eux ce sera très dur !

BIBLIOGRAPHIE

2004 - Coluche par Coluche, de Coluche et Philippe Vandel, Ed. Le Cherche-Midi
2003 - Coluche, le livre du souvenir, de Pascuito Bernard, Ed. Sand et Tchou
2002 - Coluche, roi du cœur, de Jean-Michel Vaguelsy, Ed. Plon
2001 - Coluche, cet ami-là, de Ludovic Paris et Dominique Delpierre, Ed. Michel Lafont
1999 - Coluche de Philippe Boggio, Ed. Flammarion

 

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Biographie

Ce clown à la dent si dure était un homme au grand cœur. Dix neuf ans après sa disparition, la générosité de Coluche nous manque autant que son humour.

Une griffure sur l'asphalte, sous le soleil d'une petite route provençale, et des torrents de larmes : c'est ce qui reste de Coluche, clown génial, au crépuscule de ce 19 juin 1986, dans une France pétrifiée de stupeur. Aujourd'hui, douze ans et demi après, que reste-t-il de ce comique désespéré et ravageur qui, à l'heure de sa mort, s'apprêtait, selon ses propres termes, à " hurler sa pourriture au monde " dans un nouveau spectacle au vitriol qui, d'avance, inquiétait l'ensemble des " puissants " ?

Il reste un vide. C'est-à-dire une absence. Il ne se passe pas un jour en effet sans que son regard à la fois caustique et désenchanté ne nous manque. Devant l'accumulation des affaires et la débandade des politiques, face aux guerres intestines des partis, aux déchirements, aux trahisons, à la lâcheté des hommes et des nations, on se dit que Coluche eût fait un festival. On se dit, surtout, que personne ne l'a jamais remplacé. Une absence, oui…

Coluche, c'était un copain et un frère. Avec sa salopette et son nez rouge, il était comme un Auguste de jeu de massacre, mais un Auguste qui aurait inversé le tir : c'est lui qui balançait les grenades… Coluche, c'était un peu Zorro : il était la revanche des anonymes, la revanche du petit peuple face aux puissants de la planète. " Faire rire, disait-il, c'est encore la meilleure façon d'aller le plus loin possible. " Et il allait loin, très loin. On disait parfois de lui qu'il ne respectait rien ; en réalité il se refusait à toute compromission, tenant devant Dieu et les hommes le langage de sa propre vérité. Il était devenu une sorte de défouloir, le grand dégueuloir de la colère universelle, même s'il le faisait avec une outrance parfois discutable. Avec lui la France pro- fonde, sans le savoir, venait rire de ses propres démons.

L'un des grands talents de Coluche aura été de transformer - de transcender - le comique. Il avait su faire sauter tous les tabous. Il y avait en lui une agressivité naturelle qui n'était que défense : l'ex-enfant pauvre de Montrouge n'avait jamais oublié l'humiliation de n'être rien. " Quand on regardait l'horizon, on voyait des cheminées… ", Racontait-il, le regard perdu, évoquant ses années de galère. Enfant, le petit Michel Colucci est un cancre. Il s'ennuie à l'école. A 10 ans, il traîne dans les bistrots, de bagarre en flipper. A 15 ans, quand ses copains ne parlent que petit commerce ou fonction publique, lui ne rêve déjà que de gloire. Un jour il demande à une caissière de cinéma comment on devient une vedette. " Avec ta tête, mon p'tit gars, ça risque pas ! "

Il a commencé à travailler au sortir de l'enfance : à 14 ans. Il fera un peu de tout : télégraphiste, livreur, photographe à la sauvette, vendeur de glaces, plongeur, avant d'échouer chez un fleuriste - comme sa mère. Anecdote significative : il travaille alors avec une dame âgée, dont il s'amuse à se moquer parfois. Mais un jour le patron annonce qu'il doit comprimer son personnel. " Gardez la vieille dame, dit aussitôt Coluche, elle a besoin de son travail. Moi je suis jeune, je me débrouillerai toujours… " Et il s'en va.

C'est au retour de son service militaire, en 1965, qu'il décide de franchir le pas et de " faire l'artiste ". Il s'achète une guitare et, frôlant la cloche, il hante les boîtes de la rive gauche. " Un soir je suis entré chez Bernadette pour faire la manche. On m'a gardé pour faire la vaisselle. J'ai fait le ménage, les courses, la cuisine et puis, comme il y avait un cabaret et que personne ne voulait commencer, c'est moi qui ai assuré le lever de torchon avec deux chansons de Bruant. " C'est là que, jour après jour, il va, seul, découvrir ses talents d'amuseur.

En 1968 enfin, après tant de soirs de déprime et de nuits d'insomnie, d'errances incertaines et de désillusions, il fait la rencontre qui bouleversera sa vie : celle de Romain Bouteille, avec qui il va monter le Café de la Gare qui révélera Miou-Miou, Dewaere, Rufus, tant d'autres. Cette fois, c'est parti : un vrai, un formidable succès chaque soir, des rires, des acclamations comme dans ses rêves d'enfant perdu. Pourtant il se séparera du groupe dès 1970 : " On se faisait mutuellement de l'ombre. Je devenais chiant pour les autres. " Il entame alors sa carrière en solo. Désormais plus rien ne pourra l'arrêter. Comme il dit, il a " trouvé une combine pour réussir sans qualification… ".

Il réussit au-delà de ses espérances les plus folles. En dix ans à peine il va pulvériser tous les records d'audience, de ventes de disques et… de recettes. Mais ce succès qui le dépasse sans doute un peu le mine aussi. En 1981, saturé, épuisé, il fait ses adieux au music-hall. Il a 35 ans. " Maintenant, dit-il, j'ai enfin le temps de dépenser mon pognon… " Et il s'enfuit. Il s'achète deux bateaux, qu'il coule dans la mer des Caraïbes - encore un rêve d'enfance qui sombre face au réel. Il s'achète trois maisons aussi, à la Guadeloupe, qui sauteront dans des attentats. Sans doute parce que, ne sachant pas résister à un bon mot, il a répondu un jour à un journaliste local qui lui demandait pourquoi il venait s'installer là : " Parce qu'on y trouve moins de nègres qu'à Paris ! "

Pour ne pas se laisser tout à fait oublier il va alors se tourner vers le cinéma, " ce métier de feignasses ". Il y mènera une carrière plutôt médiocre, excepté dans " Tchao Pantin ", de Claude Berri, où il sidère le métier autant que le grand public par son interprétation époustouflante d'un personnage de tragédie. On crie au génie, et au nouveau Raimu. Lui : " C'est beaucoup plus Raimu qui leur manque que moi qui ai du talent. " Mais ce pompiste de nuit couleur muraille qui avale des cafés arrosés et s'abat sur son lit défait sans dormir, qui observe le monde sans prononcer un mot, cet homme en bout de course qui se détruit, le cœur offert, c'est l'autre vérité de Coluche, c'est cet enfant blessé en lui qui n'en finit pas de masquer sa souffrance. Parce que Coluche a toujours été multiple. A la fois timide et audacieux, humble et orgueilleux, naïf et rusé, il n'était qu'un homme hanté par la nécessité de vivre, et porté par son amour des autres. Lui seul pouvait imaginer, et mener à bien, une opération improbable comme les Restos du Cœur. Car sous sa gouaille et ses outrances, Coluche avait toujours su cacher la petite fleur bleue qui lui faisait dire, les yeux sérieux : " Il ne s'agit que d'apporter un petit peu de bonheur à ceux qui en manquent… "

 

Source : Richard Cannavo du Nouvel Obs. - refait le 6 septembre 2011 par Philippe de CinéMémorial.

 

 

RÉCOMPENSE :

 

1984 - Pour : TCHAO PANTIN - César du meilleur acteur, Paris, France.

 

Filmographie

 

23 LONGS MÉTRAGES DÉTAILLÉS
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1985 - FOU DE GUERRE .LE

 

1985 - ROIS DU GAG .LES

 

1984 - SAC DE NOEUDS

 

1984 - BON ROI DAGOBERT .LE

 

1984 - VENGEANCE DU SERPENT À PLUMES .LA

 

1983 - TCHAO PANTIN

 

1983 - FEMME DE MON POTE .LA

 

1982 - BANZAÏ

 

1982 - DEUX HEURES MOINS LE QUART AVANT JÉSUS-CHRIST

 

1981 - ELLE VOIT DES NAINS PARTOUT !

 

1981 - MAÎTRE D'ÉCOLE .LE

 

1981 - SIGNÉ FURAX

 

1980 - INSPECTEUR LA BAVURE

 

1977 - VOUS N'AUREZ PAS L'ALSACE ET LA LORRAINE

 

1976 - DRÔLES DE ZÈBRES

 

1976 - AILE OU LA CUISSE .L'

 

1975 - VÉCÉS ÉTAIENT FERMÉS DE L'INTÉRIEUR .LES

 

1973 - THEMROC

 

1973 - GRAND BAZAR .LE

 

1972 - ELLE COURT, ELLE COURT LA BANLIEUE

 

1971 - AN 01 .L'

 

1970 - LAISSE ALLER, C'EST UNE VALSE

 

1969 - PISTONNÉ .LE

 

5 PARTICIPATIONS POUR LA TÉLÉVISION
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1985 - COLUCHE 1-FAUX
(Plus scénario - TV de 26 Min.)
Dans le rôle de : Invité

 

1975 - SALAVIN
Téléfilm d'André Michel
Dans le rôle de : Tastard
Avec Julien Verdier, Martine de Breteuil, Marc Fayolle, Paul Le Person

 

1974 - CLOCHE TIBÉTAINE .LA
Série TV de Michel Wyn
Dans le rôle de : Cécillon
Avec Wolfgang Preiss, Gilles Béhat, Gérard Chevalier, Billy Kearns, André Lawrence

 

1973 - LIGNE DE DÉMARCATION .LA
Série TV en 13 épisodes - Segment : Alex - Réal : Jacques Ertaud et Robert Mazoyer
Dans le rôle de : L'évadé
Avec Claude Dujet, Yves Barsacq, Georges Claisse, Jacques Giraud, Germaine Delba

 

1971 - MADAME ÊTES-VOUS LIBRE ?
Série TV en 13 épisodes - Réal : Claude Heymann
Dans le rôle de : Georges
Avec Denise Fabre, Robert Murzeau, Yves Magnien, Pierre Risch, Jeanne Aubert, Yves Vincent

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commentaires (2)

COIRET

30-10-2009 18:06:27

notre coluche ces tout un evenement le salop qui la renversez cour tjr on ce demande pourkoi la vie est ci injuste pour ceux qui fond du bien autour deux tu sera tjr dans nos coeur on toublira j'amais tes un ENFOIRE pour le vie et tu sera tjr present parmi nous. FREDDY

hugongerard

26-11-2009 10:04:31

D ' aprés le dictionnaire d ' Yvan Foucart Le dictionnaire des comédiens français disparus , ce qu ' affirme l ' auteur du dictionnaire , Coluche aurait joué dans Peau d ' âne de Jacques Demy ( 1970) , il aurait un tout petit rôle , mais quel rôle tenaît-il exactement dans ce film , curieux de le voir la dedans ?.