CLAUDE GENIA

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Profession:
Actrice française.

Date et lieu de naissance:
04-03-1913, à Vetlouga, province de Kostroma, dans l'Empire russe (aujourd’hui ville de la région de Nijni Novgorod en Fédération de Russie).

Date et lieu du décès:
18-05-1979, à Tours, en France.

Cause du décès:
À la suite d'un cancer à l'âge de 66 ans.

Nom de naissance:
Evgenia Aranovitch

État civil:
Mariée le 05 mars 1949 avec : JACQUES LE BEAU - Jusqu'au décès de Claude en 1979. On ne lui connaît pas d'enfant.

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Anecdotes

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Biographie

Claude Génia est née Evgenia Aranovitch dans une famille juive le 4 mars 1913 dans la petite ville de Vetluga dans la province de Kostroma, dans l'Empire russe (aujourd’hui une ville de la région de Nijni Novgorod en Fédération de Russie). Lors de la révolution bolchevique d’octobre 1917, la famille s’installe en France où la jeune fille passe son enfance et sa scolarité.

Formée au conservatoire d’art dramatique de Paris, à 19 ans elle remporte un premier prix de comédie, et joue pour la première fois au Théâtre de l'Odéon dans «L'Affaire des poisons» de Victorien Sardou et en 1933 au Théâtre Antoine dans «Le malade imaginaire» de Molière. Une présence scénique qui sera sa priorité tout au long de sa carrière C’est sur scène au Théâtre de la Michodière que Marcel L'Herbier remarque le professionnalisme de cette jeune fille de 29 ans au charme juvénile, il lui offre son premier rôle dans «L'honorable Catherine» (1942) elle donne la réplique à Raymond Rouleau et Edwige Feuillère dans le rôle titre. Elle retrouve l’acteur dans la comédie dramatique «Monsieur des Lourdines» (1943) de Pierre de Hérain , où après avoir dilapidé la fortune de ses parents pour une mondaine Mila Parély, il revient vers Sylvie, son amie d'enfance.

Elle gagne ses galons de star avec «Le Père Goriot» (1944) de Robert Vernay avec Pierre Larquey, le père, qui se ruine pour le bonheur de ses deux filles Claude Génia et Suzet Maïs, sans ressource, il meurt seul dans la misère ignoré de ses deux filles, elles sont au bal, un mélodrame larmoyant tirée du roman d’Honorez de Balzac. Jean Faurez lui confie le personnage étrange de «La fille aux yeux gris» (1945) celui d’Airelle une fille mystérieuse amoureuse d'un jeune médecin Jean Paqui venu s'installer dans un village où des drames se succèdent, avec entre autres Fernand Ledoux et Paul Bernard dans les rôles principaux. Puis dans un registre différent, elle porte le costume d’époque avec élégance dans deux films historiques de cape et d’épée, pour Robert Vernay elle tient le rôle de Gisèle d'Angoulême dans «Le capitan» (1946) où elle retrouve Jean Paqui le Chevalier de Capectang et pour Théophile Pathé celui de la reine Geneviève dans la coproduction franco-italienne «Les beaux jours du roi Murat» (1947) avec d' Alfred Adam dans le rôle titre et Junie Astor la reine Caroline.

Elle marque les esprits avec son personnage froid et impassible de «La Louve» (1949) de Guillaume Radot, elle a jadis empoisonné sa mère pour pouvoir épouser son beau-père, Jean Davy qu'elle assassine aussi, elle périt avec l'un de ses amants dans un incendie. Dans le mélodrame conjugal «La vérité sur Bébé Donge» (1952) de Henri Decoin elle est Jeanne Donge la fille un couple de bourgeois incarnés par deux monstres sacrés Jean Gabin où son infidélité conduit son épouse Danièle Darrieux dans le rôle titre au meurtre. En 1954 Robert Vernay, adapte au grand écran «Le Comte de Monte-Cristo» une adaptation du roman éponyme d'Alexandre Dumas, elle est la Carconte la femme de Caderousse celui qui trahit le Comte à l’exil, avec Jean Marais dans le rôle titre.

En 1958 elle décroche des plateaux de cinéma pour assumer la direction du théâtre Édouard VII jusqu’en 1966, et donne la chance à de nouveaux jeunes auteurs. De retour au grand écran en 1967, elle n’apparaît plus que dans une poignée de films citons: «J'ai tué Raspoutine» un film historique basé sur le mystère de la mort de Raspoutine, un biopic signé Robert Hossein, avec Gert Fröbe dans le rôle titre. Elle côtoie Charles Vanel un vieux retraité solitaire dans un drame psychologique «Ballade pour un chien» en 1968 de Gérard Vergez.

Elle abandonne le métier après la comédie d'horreur «Dracula père et fils» (1976) d’Édouard Molinaro, où elle fait face aux vampires avec en vedette Christopher Lee le père et Bernard Menez le fils…

Claude Genia a prêté sa sensibilité toujours juste dans une vingtaine d’œuvres de bonne qualité, bien qu’il lui manqué un rôle phare pour atteindre le statut de star à par entière. Citons aussi sans sa présence scénique dans une quarantaine de pièces de théâtre où dans les années 60 et 70, elle a souvent joué dans des productions du dramaturge roumain Eugene Ionesco.

Elle fut mariée avec Jacques Le Beau en 1949, ils restèrent unis jusqu'au décès de l'actrice, suite à un cancer le 18 mai 1979 à Tours, en France à l’âge de 66 ans. On ne lui connaît pas d'enfant.

Source : Gary Richardson - Fait le 28 mai 2020 par Philippe de CinéMémorial.