ARLETTE MERRY

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Profession:
Actrice française, également dame de théâtre.

Date et lieu de naissance:
18-03-1918, à Paris, dans le 14e arrondissement, en France.

Date et lieu du décès:
19-02-2015, à Paris, en France.

Cause du décès:
De cause naturelle un mois avant ses 97 ans.

Nom de naissance:
Arlette Jacqueline Pinoteau.

État civil:
Au cours de sa vie, elle s'est mariée à 2 reprises et eut 0 enfant :

Mariée le 11 janvier 1936 avec : LÉO BLANC - Divorcée le 13 octobre 1947. Mariée le 29 juin 1954 avec : PIERRE VIEILLHOMME - Jusqu'au décès de Pierre

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Anecdotes


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Biographie

Hommage à ARLETTE MERRY
Bande annonce du film de 1952 : Brelan d'as.

Ajout de la vidéo le 20 mars 2022 par Philippe de CinéMémorial


Fille de Lucien Pinoteau producteur de cinéma et de Émilie (née Tissier), Arlette Merry son pseudonyme de scène est née Arlette Jacqueline Pinoteau le 18 mars 1918 dans le 14e arrondissement de Paris.

Elle est la sœur de Jack et de Claude Pinoteau, tous deux réalisateurs et c'est tout naturellement dans cette ambiance familiale qu’elle a grandi, et qu'elle est entrée dans le monde du cinéma.


Adolescente, sous influence de son père, Arlette fait une première apparition au cinéma non créditée à l'âge de quatorze ans dans le film policier « Le chien jaune » (1932) de Jean Tarride, avec entre autres Rosine Deréan, Robert Le Vigan et Abel Tarride dans le rôle du commissaire Jules Maigret.

Elle débute réellement au cinéma en 1943 devant les caméras de Jacques Daniel-Norman dans « L’aventure est au coin de la rue » avec un petit rôle celui d'Hélène membre de la famille de Raymond Rouleau qui est victime d'un faux cambriolage chez lui organisé par ses amis, il découvre le canular mais lorsqu'il rentre chez lui il est pris au piège cette fois ci par de vrais cambrioleurs avec Roland Toutain, Michèle Alfa et Suzy Carrier.

En 1945 dans le mélodrame rural « La ferme du pendu » de Jean Dréville, elle est Amanda la sœur du bourru fermier François Raimondeau (Charles Vanel) ) afin d'éviter le morcellement de ses terres, il interdit le mariage à ses frères et sœur cadets, Amanda se révolte et quitte la ferme, Grand Louis (Alfred Adam) se pend après avoir violé Marie la servante (Lucienne Laurence) et courtiser plusieurs femme du village, Bénoni (Guy Decomble), quitte la ferme avec Marie et François reste seul avec son sale caractère.

Elle est Denise aux cotés de Charles Vanel qui campe un rôle difficile celui de Lauragais dans le drame macabre « La cabane aux souvenirs » (1946) de Jean Stelli, Lauragais, perd la raison après le décès de son épouse à la suite d'un accident provoqué par Terrian, (Jean Nossereau) son fils adoptif, le jour des fiançailles de son fils avec Madeleine (Ariane Borg), aveuglé par sa folie, Lauragais conduit la fiancée dans une cabane et l'étrangle, dans un éclair de lucidité lui révélant son erreur, il se suicide.

Dans le thriller « Le fugitif » (1946) de Robert Bibal, Fred Maubert,(René Dary) évadé de prison pour un crime qu'il n'a pas commis, se rend au Canada pour retrouver sa maîtresse (Madeleine Robinson) lors de son périple, il rencontre une chanteuse au grand cœur (Arlette Merry) et le vrai coupable, tenancier de bar, Fred arrive à tuer l'assassin, mais expire dans les bras de sa bien-aimée.

Pierre Billon lui donne le rôle de la voisine Mathilde qui suit le calvaire de Raimu dans le mélodrame, « L’homme au chapeau rond » (1946), Raimu taciturne et alcoolique apprend après le décès de sa femme que la petite Lisa (Lucy Valnor) n'est pas sa fille, mais celle de son ami Michel (Aimé Clariond) l’affrontement est inévitable.


Malgré qu’elle est sollicitée dans des films de bonne facture et quelle côtoie de grosses pointures, sa carrière à du mal à décoller, elle reste cantonnée à des rôles de soutient où souvent sa présence reste assez discrète.

En témoigne son rôle de Mme Berthe dans un drame angoissant de Christian Stengel « Le village perdu » (1947) un village qui vit dans la terreur à la suite d'une série de morts suspectes, il y à Angélique (Gaby Morlay) une vieille femme un peu folle qui passe pour la sorcière du village, en menant son enquête, elle meurt à son tour, avec entre autres Noël, Alfred Adam et Line Noro.

Dans un film musical « Histoire de chanter » (1946) de Gilles Grangier, Gino Fabretti (Luis Mariano), un ténor italien ne compte plus ses succès ni ses admiratrices, lors d'une tournée à Nice, il entame une relation avec Gisèle (Arlette Merry) la femme d'un médecin réputé (Noël Roquevert) celui-ci va le droguer et remplacer ses cordes vocales qui mettre fin à sa liaison avec Gisèle.

Dans une aventure pleine de péripéties et de quiproquos de Jacques Daniel-Norman « Si ça peut vous faire plaisir » (1948) monsieur Viala (Antonin Berval) marié, a pris un billet de loterie avec sa maitresse Ginette (Arlette Merry), il gagne le gros lot, mais il est fort embarrassé vis-à-vis de sa femme, l'ami Martial Gonfaron (Fernandel) se trouve à point nommé pour lui sauver la mise, il fait passer l'innocent Martial pour l'amant de Ginette, jeu dangereux, car Ginette s'aperçoit peu à peu que Gonfaron a bien des qualités.

Un petit rôle de couturière dans « Dernier amour » (1949) de Jean Stelli, un triangle amoureux mettant en vedette Annabella, Jeanne Moreau et Georges Marchal ; une concierge dans la comédie « La belle image » (1950) de Claude Heymann, avec Franck Villard qui voit son visage se métamorphoser, personne ne le reconnaît sauf la concierge, il courtise sa propre femme (Françoise Christophe) qui se laisse séduire sans le reconnaître.

Elle est Claude une charmante femme d'affaires où après beaucoup de quiproquos, elle épouse le chanteur Philippe (André Claveau) dans « Un jour avec vous » (1950) de Jean-René Legrand avec Mary Marquet et Jean Tissier.

Dans le mélodrame « Ils étaient cinq » (1951) de son frère Jack Pinoteau, une histoire de cinq copains rendus à la vie civile, Arlette Merry est Valérie une chanteuse de boîte de nuit et la sœur de l'un d'eux (Michel Jourdan) mais l’amitié des cinq copains tourne au drame, ils n'hésitent pas à se voler leur femme, à passer de la vie héroïque à la vie crapuleuse, à voler, à assassiner même par jalousie ou par vengeance, Arlette y perdra la vie.

Une comédie légère de Maurice Labro « J’y suis… j’y reste » (1953) elle est Gisèle, la demoiselle de compagnie de la comtesse Apoline de Mont-Vermeil (Marguerite Pierry) où le baron Hubert (Pierre Stephen) aimerait bien divorcer de la comtesse pour convoler avec la jolie Gisèle.

Puis sa carrière décline inexorablement vers des petits rôles et pas toujours crédité au générique ; elle participe encore sporadiquement dans quatre films jusqu’en 1965.


Dans les années 50, on pouvait applaudir Arlette Merry au théâtre notamment dans « Jésus la Caille » (1952) de Pierre Valde, au Théâtre des Célestins; dans « Crinolines et guillotine » (1954) d'Henry Monnier au Théâtre de la Gaîté-Montparnasse ; « La mouette » d'Anton Tchekhov (1961) au Théâtre Moderne ; « Lieutenant Tenant » (1962) de Pierre Gripari au Théâtre de la Gaîté-Montparnasse ; « Fils de personne » (1963) d'Henry de Montherlant au Théâtre des Mathurins ; où encore « L'unique jour de l'année » (1967) d'Alan Seymour au Théâtre de Colombes. On la voit aussi au téléthéâtre en 1974 et 1976 dans l’émission de Pierre Sabbagh « Au théâtre ce soir ». Après une carrière plus que mitigée elle se retire définitivement du monde du spectacle en 1976.
Elle décède dans la plus totale indifférence le 19 février 2015 à Paris un mois avant ses 97 ans …

Source : Gary Richardson - Fait le 21 mars 2022 par Philippe de CinéMémorial.