ANNIE DUCAUX

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Profession:
Actrice française.

Date et lieu de naissance:
10-09-1908, à Besançon, Doubs, France.

Date et lieu du décès:
31-12-1996, à Champeaux, Seine-et-Marne, France.

Cause du décès:
De mort naturelle à l'âge de 88 ans.

Nom de naissance:
Anne Marie Catherine Ducaux.

État civil:
Mariée à un industriel, M. Rupp; qui devint producteur.
Ils eurent un fils : Gérard Ducaux-Rupp.
Qui à choisi le métier de technicien de cinéma.

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Anecdotes


Née à Barançon, dans une famille bourgeoise provinciale.

Elle fit ses études chez les religieuses, à Enghien puis à Bordeaux.

Elle fut sociétaire de la Comédie-Française de 1946 à 1981.

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Biographie


Annie Ducaux est une comédienne française née le 10 septembre 1908 à Besançon (Doubs), décédée le 31 décembre 1996 à Champeaux (Seine-et-Marne). Elle fut sociétaire de la Comédie-Française de 1946 à 1981.

Cette belle et altière créature naît à Besançon le 10 septembre 1908 sous le patronyme d’Anne Marie Catherine Ducaux. Cette blonde aux yeux clairs, exceptionnellement grande pour son époque et pourvue d’une distinction innée doublée d’une élégance rare serait sans aucun doute devenue un mannequin haute couture si la passion du théâtre ne l’avait pas taraudée dès le plus jeune âge. Premier prix de conservatoire, la belle Annie Ducaux débute à l’écran dès 1932 dans «Coup de feu à l’aube», elle a vingt-quatre ans. Un tournage qui l’emmène dans les studios berlinois de l’UFA. Serge de Poligny, la dirige dans la version française du film «Schuss im morgengrauen» tourné simultanément en Allemand, procédé courant à l’époque où le doublage n’a pas encore fait son apparition.


Malgré l’insuccès de ce film, Annie Ducaux enchaine les tournages à un rythme régulier. C’est qu’il ne faut pas, voyez vous, qu’engagée sur un film elle rate un rôle au théâtre! Le paysage culturel français est, durant les années trente, baigné de la lumière éblouissante du nom de Annie Ducaux aux frontons des théâtres et des cinémas. Après ses piteux débuts, elle gagne en assurance et en abattage. Des cinéastes prestigieux aiment à s’assurer de sa radieuse présence dans leurs films: Jacques de Baroncelli pour «Cessez le feu» (1934), Abel Gance pour «Un grand amour de Beethoven» (1936), Jean-Paul Paulin pour «Les filles du Rhône» (1937), Henri Diamant-Berger pour «La vierge folle» (1938) ou Léonide Moguy pour «Conflit» (1938). Des ouvres où elle donne la réplique, entre autres, à Jean Galland, Harry Baur, Pierre Larquey, Victor Francen et Raymond Rouleau.

L’occupation Allemande trouve Annie Ducaux au sommet des affiches en compagnie de Arletty pour un film au titre de circonstances «Tempête sur Paris» (1940) de Bernard-Deschamps. L’actrice ralenti par la force des choses son travail durant les années guerre et le public la retrouve avec délectation, plus belle encore dès la paix revenue, dirigée par d’autres metteurs en scène, honorés de sa présence à leurs génériques dont Gilles Grangier, Pierre Billion, ou Georges Lacombe. À la fin des années quarante, Annie Ducaux prend ses distances avec le cinéma. C’est que voyez-vous la dame a fini par rejoindre le temple sacré qu’est à ses yeux la Comédie Française. Elle y entre en 1946 et y restera trente-cinq ans, allant de triomphe en triomphe.


On ne la revoit pour ainsi dire plus à l’écran si ce n’est dans «Les Grandes Familles» de Denys de La Patellière, dans un rôle qui n’empiète pas trop sur son emploi du temps et pour le plaisir qui ne se refuse pas d’être la femme de Jean Gabin. Si l’on excepte deux films, «La princesse de Clèves» (1960) de Jean Delannoy et «La belle Américaine» (1961) de Robert Dhéry, la carrière au cinéma de Annie Ducaux est bien morte avec les années quarante. Elle tourne encore pour la télévision et un an avant sa fin elle est encore une saisissante «Folle de Chaillot». Annie Ducaux s’éteint la nuit de la Saint-Sylvestre 1996 à la maison de retraite de Champeaux en Seine-et-Marne, son souvenir demeure et avec lui les rôles marqués à jamais de son éblouissante personnalité, de sa technique impeccable et de son éclatante et digne beauté.

Source : Biographie de Céline Colassin - Fait le 22 décembre 2017 par Philippe de CinéMémorial.