ALAIN ROBBE-GRILLET

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Profession:
Réalisateur, scénariste, acteur et romancier français.

Date et lieu de naissance:
18-08-1922, à Brest dans le Finistère en France.

Date et lieu du décès:
18-02-2008, à Caen dans le Calvados en France.

Cause du décès:
D'une crise cardiaque à l'âge de 85 ans.

Nom de naissance:
Alain Paul Robbe-Grillet.

État civil:
Marié le 23 octobre 1957 avec : CATHERINE RSTAKIAN - Jusqu'au décès d'Alain en 2008.

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Commentaires: 1

Anecdotes

 

Alain Robbe-Grillet est mort dans la nuit du dimanche 17 au lundi 18 février 2008 d'une crise cardiaque.

Fils de : Gaston Robbe-Grillet, fils d'instituteur, ancien élève des Arts et Métiers de Cluny, dirige une petite entreprise de cartonnerie, sa mère : Yvonne Canu, fille d'un sous-officier de la marine de guerre.

De 1928 à 1933 fait ses études primaires à l'école communale de la rue Boulard dans le 14e arrondissement où ses parents habitent rue Gassendi.

De 1933 à 1939, ses études secondaires au Lycée Buffon à Paris, jusqu'à la classe de première.

De 1942 à 1945 fait ses études d'ingénieur à l'Institut national d'Agronomie.

Robbe-Grillet s'illustre avec son premier roman Les Gommes, qui paraît en 1953. Entre 1955 et 1985, il est conseiller littéraire aux Éditions de Minuit.

De juillet 1943 à août 44 fait un an de S.T.O. à Nuremberg. Employé comme tourneur à la fabrication des chars Panther.

En 1948 il part pour la Bulgarie comme volontaire des Brigades internationales de reconstruction. Travaille sur le chantier du chemin de fer Pernik-Volouiek.

Peu à peu, ses romans se sont tournés vers l'érotisme, et vers l' autobiographie fantasmatique, romans qui ont parfois été plus appréciés à l'étranger (notamment aux États-Unis) qu'en France, au moins du point de vue des universitaires.

Il participe également au Haut comité pour la défense et l'expansion de la langue française entre 1966 et 1968.

De 1948 à 1951, il est ingénieur de l'Institut des fruits et agrumes coloniaux. Séjourne au Maroc, en Guinée, à la Guadeloupe et à la Martinique.

Il a été membre du jury au festival de Cannes en 1965.

De 1972 à 1997, Alain Robbe-Grillet enseigne aux États-Unis, à l'Université de New York (NYU) et à la Washington University de Saint-Louis (Missouri), et dirige le Centre de sociologie de la littérature à l´université de Bruxelles entre 1980 et 1988.

Élu à l'Académie française au 32e fauteuil, succédant à Maurice Rheims, le 25 mars 2004, il n'a jamais prononcé son discours de réception, refusant le port de l'habit vert et cette tradition, qu'il considère comme dépassée, provoquant ainsi l'impatience des autres immortels. Son décès ayant eu lieu avant que le problème ne trouve de solution, il n'a jamais siégé à l'Académie française.

 

BIBLIOGRAPHIE :

1949 - Un régicide
1953 - Les Gommes
1955 - Le Voyeur "reçoit le Prix des Critiques"
1957 - La Jalousie
1959 - Dans le labyrinthe
1962 - Instantanés
1965 - La Maison de rendez-vous
1970 - Projet pour une révolution à New York
1976 - Topologie d'une cité fantôme
1978 - Souvenirs du Triangle d'Or
1981 - Djinn
1985 - Le miroir qui revient
1988 - Angélique ou l'enchantement
1994 - Les Derniers Jours de Corinthe
2001 - La Reprise
2007 - Un roman sentimental

 

 

photos

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Biographie

Hommage à ALAIN ROBBE-GRILLET

 

Ajout de la vidéo le 12 juillet 2009 par Philippe de CinéMémorial

 

Fait le 21 février 2008 par Philippe de Cinémémorial.

 

 

Le sulfureux auteur des "Gommes" s'est éteint à l'âge de 85 ans.

 

Celui qu'on surnommait le "pape" du nouveau roman, écrivain et cinéaste, vient de disparaître à l'âge de 85 ans, laissant une œuvre qui fascine certains et laisse d'autres sceptiques. Une chose est sûre, sa personnalité provocatrice au moins autant que son œuvre y a contribué: il a été tour à tour haï et couvert de lauriers, sans jamais laisser indifférent.

Il restera dans l'histoire littéraire comme théoricien de ce concept d'écrivains, appelé le nouveau roman. Il a rassemblé à partir des années 1950 des romanciers aussi dissemblables que Michel Butor, Nathalie Sarraute, Claude Simon, Robert Pinget et même Marguerite Duras, pour la plupart publiés aux éditions de Minuit. Parallèlement à la publication de ses premiers livres et bien qu'il se soit toujours défendu d'être un chef de file dans le sens où André Breton l'était pour les surréalistes, Robbe-Grillet s'était fait leur porte-parole dans une suite d'articles rassemblés en 1963 sous le titre Pour un nouveau roman: "Un texte n'est pas le dévoilement d'une vérité, mais l'aventure d'une liberté ", y affirmait-il. Et encore: " Nous écrivons désormais, joyeux, sur des ruines ". Il se réclamait du subjectivisme absolu, de la mort du héros traditionnel, de l'objectalité, c'est-à-dire des descriptions minutieuses, au point que certains critiques ont dit qu'il avait fait entrer le constat d'huissier ou le rapport de gendarme dans la littérature! En témoigne ce célèbre passage des Gommes: " Un quartier de tomate en vérité sans défaut, découpé à la machine dans un fruit d'une symétrie parfaite. La chair périphérique, compacte et homogène, d'un beau rouge de chimie, est régulièrement épaisse entre une bande de peau luisante et la loge où sont rangés les pépins, jaunes, bien calibrés, maintenus en place par une mince couche de gelée verdâtre le long d'un renflement du cœur… ", etc.

Rappelons qu'Alain Robbe-Grillet, né à Brest en 1922 dans une famille ancrée à droite (ce qui lui fera dire que le nouveau roman se situait à gauche) avait fait des études d'ingénieur agronome. Après un séjour en Allemagne pendant la guerre pour le Service du travail obligatoire, il exerça notamment auprès de l'Institut des fruits et agrumes coloniaux qui l'envoya au Maroc, en Guinée et aux Antilles. En 1951, il renonçait définitivement à la recherche en agriculture pour se consacrer à l'écriture.

D'abord ignorés du public et dénigrés par la critique traditionnelle, ses premiers ouvrages, Les Gommes (1953) et Le Voyeur (1955), La Jalousie (1957, qui se vendit au moment de sa parution à plus de 100 000 exemplaires) suscitent l'enthousiasme de Roland Barthes, Georges Bataille et Maurice Blanchot qui célèbrent cet " écrivain du regard " et son "écriture blanche ". Dans une seconde série de romans, de La Maison de rendez-vous (1965) à Topologie d'une cité fantôme (1976), les obsessions intimes de l'auteur prennent le dessus, avec scènes sado-masochistes et crimes en cascade. D'autres romans, Le miroir qui revient, Angélique ou l'Enchantement et Derniers jours de Corinthe, organisés autour de thèmes plus ou moins autobiographiques, témoignent d'un retour à une forme conventionnelle. " Dans ces romans-là, sa prose était très classique, maîtrisée, proche de celle d'un Chateaubriand", va jusqu'à affirmer Patrick Grainville, membre du jury Médicis dont faisait également partie Robbe-Grillet.

En 1961, l'écrivain commence une carrière de cinéaste avec L'Année dernière à Marienbad qu'il écrit pour Alain Resnais.

Dans les années 1970, il fait l'objet d'un des prestigieux colloques de Cerisy-la-Salle et donne des cours sur sa propre œuvre aux États-Unis où l'on était friand de cette nouvelle avant-garde française.

Après avoir affirmé: "Je suis hégélien et sartrien. Brechtien aussi. Anarchiste à tous les coups. Je ne crois pas à l'ordre, mais aux identités instables", Robbe-Grillet avait déclaré: "J e n'ai jamais parlé d'autre chose que moi. Comme c'était de l'intérieur, on ne s'en est guère aperçu. Heureusement."

On l'aura compris, il n'aimait rien tant que se moquer du monde… Sa candidature à l'Académie française en 2004 relève, à n'en pas douter, de ce goût pour la provocation. Comme son dernier ouvrage paru, Un roman sentimental, manuscrit vraisemblablement ressorti de ses fonds de tiroir et remanié, et qui se présente comme un catalogue de perversions sadiques et de tortures sexuelles. Alors même que le grand âge l'avait rattrapé, il continuait de former avec son épouse, la romancière érotique qui signait Jean de Berg, un couple sulfureux.

Olivier Corpet, directeur de l'Institut Mémoires de l'édition contemporaine (Imec) travaille depuis plusieurs années à une biographie autorisée de Robbe-Grillet. Mais il peine à venir à bout des trois cent dix-sept boîtes d'archives que lui avait transmis l'écrivain. Rien de ce qui le concernait ne lui paraissait anodin: celui qui avait voulu écrire des romans sans personnage n'entendait pas que s'efface celui qu'il s'était habilement construit.

Source : Astrid de Larminat.

 

RÉCOMPENSE :

 

Lauréat du Prix Louis Delluc en 1962

 

commentaires (1)

fatima

21-06-2011 13:23:24

merciiiiiiiiiiiiiiiii