FRED ASTAIRE

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Profession:
Acteur, chanteur, chorégraphe et danseur de claquette américain.

Date et lieu de naissance:
10-05-1899, à Omaha dans le Nebraska aux États-Unis.

Date et lieu du décès:
22-06-1987, à Los Angeles en Californie aux États-Unis.
Inhumé à Chatsworth en Californie.

Cause du décès:
D'une pneumonie à l'âge de 88 ans.

Nom de naissance:
Frederick Austerlitz.

État civil:
Marié le 12 juillet avec : PHYLLIS LIVINGSTON POTTER - jusqu'au décès de Phyllis le 13 septembre 1954.
Ils eurent deux enfants : Fred Jr. (1936) et Ava (1942) et un fils adoptif.

Marié le 27 juin 1980 avec : ROBYN SMITH - jusqu'à son décès de Fred en 1987.

Taille:
(165 cm )

Commentaires: 1

Anecdotes

Son père, un immigré autrichien, habitait Omaha. C'est sa sœur Adèle qui, la première, va révéler des talents de danseuse. Mais Fred imitera bientôt Adèle. C'est avec elle qu'il fait ses débuts dans la comédie musicale vers 1915.

En 1930, Alfred Aarons lui demande de revoir le morceau Embraceable You, dans sa comédie musicale Girl Crazy. Cette même année, Astaire rencontre Ginger Rogers, avec laquelle il tournera plusieurs films.

Le couple Rogers-Astaire dont les ébats chorégraphiques seront réglés par Hermes Pan. Une suite de succès impose le couple entre 1933 et 1939.

Fred Astaire, qui eut le temps de découvrir l'ascension de Michael Jackson, lui envoya un chaleureux télégramme de félicitations pour son style de danse très travaillé, en le remerciant pour le plaisir qu'il lui avait donné. En retour, Michael Jackson lui dédia son livre Moonwalk.

Le patronyme 'Astaire' a nourrit de nombreuses légendes. En réalité, la famille Austerlitz a décidé de prendre ce nom, plus attractif et moins guerrier. Un oncle alsacien était nommé 'l'Astaire du village'...

La télévision, depuis les années 1960, sollicite régulièrement Fred Astaire pour des émissions de danse. Producteur et animateur de ces cours, il reçoit à deux reprises l'Emmy, l'équivalent des 7 d'Or français.

 

CE QU'ILS ONT DIT DE LUI

 

Frank Sinatra :
J'ai seulement une chose à dire de Fred : il pourrait être le meilleur danseur que j'ai jamais vu dans mes années dans le show-business.

Audrey Hepburn :
Il avait un style. Ses habits étaient souvent banals, et terriblement, extrêmement élégants, parce qu'il avait la classe. Était-il beau ? Je pense qu'il avait du charme, et le charme est la plus belle chose au monde, n'est-ce pas ?

Michael Jackson :
Personne n'aurait pu avoir l'habileté de Mr Astaire, mais ce que je n'ai jamais arrêté d'essayer d'imiter, c'est son style, tous les aspects de son art : il répétait, et répétait jusqu'à ce qu'il obtienne ce qu'il voulait.

Rudolf Nureyev :
Ce qui était si extraordinaire chez Fred, c'était sa musicalité, son agilité. Il incarnait la musique dans ses films. Il inventa son propre rythme, imposa sa version de la musique.

Martha Graham :
Fred avait une habilité a surmonter les difficultés, et semblait créer en même temps a nouvelle forme de danse. Seul ou avec une compagne, son corps était une de ses facilités, tout ce qu'il avait de performant

 

QUELQUES' UNE DE SES PARTENAIRES

Note personnelle :

Faut tenir compte de la performance de ses compagnes pour l'avoir égalé dans toutes ces chorégraphies qu'elles ont dansées avec lui.

Ava Gardner - Audrey Hepburn - Cyd Charisse - Eleanor Powell - Ginger Rogers - Joan Fontaine - Judy Garland - Kim Novak - Leslie Caron - Jane Powell - Paulette Goddard - Rita Hayworth - Terry Moore - Vera-Ellen - Sans oublié sa soeur Adèle.

photos

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Biographie

Hommage à FRED ASATAIRE.

-- Ajout de la vidéo le 02 septembret 2013 par Philippe de CinéMémorial

 

 

 

 

Il apprend à danser pour suivre l'exemple de sa soeur Adèle, avec laquelle il va former, dès l'âge de sept ans, un duo de music-hall. Passé l'adolescence, ils se produisent dans des comédies musicales de Gershwin ou de Kern, chez Ziegfeld ou Schubert ; ils incarnent généralement des personnages dépourvus de magie romanesque, et une trace distincte de cette allure subsistera dans le couple Astaire-Rogers; leurs danses lient souvent la virtuosité au comique, parfois au burlesque : il faudra le cinéma pour donner sa portée à l'invention d'Astaire. La rumeur attribue d'ailleurs le mérite du duo à Adèle plutôt qu'à Fred ; mais la jeune femme abandonne la scène en 1932, après The Band Wagon. Seule vedette de la Joyeuse Divorcée, Fred ne se satisfait pas de l'accueil qu'on fait à la pièce et décide d'accepter les offres qui lui viennent de Hollywood.

Il est commode de diviser l'oeuvre cinématographique d'Astaire en trois parties. Après l'imparfaite tentative du Tourbillon de la danse, où il joue son propre rôle, mais n'influence pas la chorégraphie, c'est d'abord la période RKO (1933-1939). Astaire tourne alors dix films, où il joue des rôles de danseur, à l'exception d'Amanda qui fait de lui un psychanalyste. Carioca n'est qu'une ébauche de la formule; Demoiselle en détresse substitue Joan Fontaine à la partenaire habituelle, et Roberta donne du schéma ordinaire une version affaiblie. Mais, pour le reste, ces films comportent le même argument et la même définition esthétique.

Entre Fred Astaire et Ginger Rogers s'esquisse une complicité qu'on devine amoureuse, en dépit de quelque attachement qui semble retenir ailleurs la jeune femme. Un sentiment commun de la fantaisie ou du romanesque les unit, lui, entreprenant et vif, elle, plus rêveuse et plus réservée, plus tendre aussi et plus charnelle. Comme cette intrigue se déroule dans un mode allégé par l'irréalité des décors et la folle logique des dialogues, le public ne doit pas douter de l'heureuse issue des quiproquos qui séparent les amoureux, mais prendre garde à la manière, aux mouvements et aux jeux qui qualifient ce dénouement. C'est la mission des chansons et des danses de traduire les figures de ce marivaudage. Parfois couronnés par un grand final collectif où les héros trouvent pourtant un rôle bien individualisé, les numéros musicaux comportent au moins deux duos, l'un plus fantaisiste et plus rythmique, l'autre sentimental et langoureux, rapprochant les gestes magnétiques d'Astaire des hésitations et des abandons de Ginger Rogers. Astaire bénéficie toujours d'un ou deux solos, où son invention fait merveille : sur une idée de pantomime, un accessoire ou un instrument de musique, il développe une foule de variations narratives, invente des images et des rythmes jusqu'à un paroxysme élégant et emporté. Il revendique toute la responsabilité de ces morceaux étincelants, dont il continuera par la suite d'orner chacun de ses films.

Mais la chorégraphie des numéros où il apparaît ne lui appartient pas moins, Hermes Pan, le chorégraphe en titre, n'ayant servi que de répétiteur, et n'ayant été chargé que du réglage des évolutions des choeurs. Les prises de vues, en particulier les longs plans spacieux, semblent aussi devoir beaucoup à l'influence du danseur, qui les affectionnera tout au long de sa carrière. Cette série de danses et, en particulier, les pas de deux ont une importance historique considérable : ils montrent comment la séduction et la passion, la pudeur et l'abandon peuvent trouver une forme directement chorégraphique. La danse d'un couple cesse d'être un ornement : plein exercice du corps, elle se fait en même temps expression immédiate du sentiment. C'est la voie que suivra toujours la comédie musicale. Mais Astaire, entouré par une troupe fidèle de comédiens loufoques, manifeste aussi son style d'acteur : légèrement ironique, il n'adhère guère à son personnage mais traduit ses émotions par une suite de mimiques nettes et discrètes; par contraste, ses gestes de danseur se chargent d'une plénitude lyrique.

De 1940 à 1943, la carrière d'Astaire traverse une période indécise. Lassitude et crainte de la routine incitent Ginger Rogers et lui à mettre fin à leur association professionnelle.

Absent des studios pendant un an, Astaire tourne ensuite Broadway qui danse, qui contient un solo remarquable de verve et de précision, et surtout un duo avec Eleanor Powell, sommet de la virtuosité d'Astaire comme danseur de claquettes. Tandis que les formes qu'il a adoptées dès les années 30 s'imposent progressivement à tout le genre musical, leur initiateur reste cependant passif. Ce n'est pas faute de renouvellement dans son style chorégraphique, mais les occasions manquent, les producteurs regardant toujours vers le passé. Malgré son budget modeste, Swing Romance est pourtant un succès, et les rencontres avec Rita Hayworth (L'amour vient en dansant et Ô toi, ma charmante) ne manquent pas de saveur, la perfection stylistique du danseur contrastant avec la vivacité d'une partenaire brillante mais moins soumise que lui aux règles de la tradition. Ici ou là, un solo esquisse des gestes plus modernes, moins élégants et plus brisés. Mais Astaire doit jouer le second rôle dans un film de Bing Crosby (L'amour chante et danse), et The Sky's the Limit est un grave échec.

La troisième période est essentiellement celle de la MGM, si l'on ne tient pas compte des adieux au film musical que constitue la vallée du bonheur, ni de quelques rôles dans des films non musicaux (le seul qui mérite d'être rappelé reste le diplomate décontracté de l'Inquiétante Dame en noir. En 1944, Arthur Freed engage Astaire, qui danse dans Ziegfeld Follies, puis dans Yolanda et le voleur des numéros pleins de nouveauté. Les films qu'il tourne alors sous la direction de Walters lui offrent ses meilleurs rôles de comédien et contiennent des danses fort variées, parfois appuyées sur des trucages. Les solos de Parade de printemps et de la Belle de New York comptent parmi les mieux construits. Ceux de Mariage royal (la danse au plafond) et de Drôle de frimousse (la corrida sans taureau) donnent la mesure de son imagination gestuelle, tandis que, dans la Belle de New York, une danse d'une admirable simplicité lui offre l'occasion de définir son art poétique. Des duos lui permettent de retrouver Ginger Rogers (Entrons dans la danse) mais surtout de mettre en valeur, par sa retenue et sa rigueur, la souplesse de Cyd Charisse (Tous en scène, la Belle de Moscou).

Tous en scène est d'ailleurs un véritable hommage à sa figure et lui permet de montrer toutes ses possibilités. Car, ce qui étonne dans ces derniers films, c'est la souplesse et l'exactitude avec laquelle Astaire se prête aux exigences de chorégraphes aussi résolument modernes que Kidd ou Loring, dont les grands numéros l'incitent à trouver dans son langage chorégraphique des formes nouvelles, dans son corps des images inédites. Ce n'est pas que le style d'Astaire ait changé. Nul, plus que lui, n'a été fidèle à lui-même. Il ne compose guère d'autre rôle que celui d'un danseur de claquettes, plus très jeune, un peu petit, un peu chauve. Sa danse restera toujours maitrisée. Il chantera avec facilité et précision, mais à mi-voix, avec un phrasé délicat, sans trace de passion. Le personnage garde donc une parfaite unité. Mais il se révèle beaucoup moins étroit qu'on n'y a sans doute pensé dans les années les moins fécondes de sa carrière. Avec des règles chorégraphiques parfaitement déterminées, il reste en effet toujours attentif à l'espace, aux objets et à sa partenaire (qu'elle se nomme Ginger Rogers, Lucille Bremer, Rita Hayworth, Eleanor Powell, Judy Garland ou Cyd Charisse) : il invente toujours.

 

SES RÉCOMPENSES :

 

1981 - Prix pour l'ensemble de sa carrière par l'American Film Institut, États-Unis.

1978 - Pour : A FAMILY UPSIDE DOWN - Emmy - Second rôle masculin - Catégorie drame - Télévision, États-unis.

1976 - Pour : LA TOUR INFERNALE - BAFTA - Meilleur second rôle masculin - British Academy Awards, Royaume-Uni.

1975 - Oscar d'Honneur - Academy Awards, États-Unis.

1975 - Pour : LA TOUR INFERNALE - Golden Globe - Second rôle masculin, États-Unis.

1975 - Prix Special David - David di Donatello Awards, États-Unis.

1973 - Gala Tribute par le Film Society of Lincoln Center, États-Unis.

1970 - Prix spécial UNICRIT - Festival international du cinéma de Berlin, Allemagne.

1968 - Prix Pomme d'Or - Star masculine de l'année - Golden Apple Awards, États-Unis.

1961 - Prix Cecil B. DeMille - Golden Globes, États-Unis.

1959 - Pour : AN EVENING WITH FRED ASTAIRE - Emmy - Meilleure performance personelle - Télévision, États-Unis.

1951 - Pour : TROIS PETITS MOTS - Golden Globe - Meilleur acteur de cinéma catégorie musical, États-Unis.

1950 - Prix d'honneur - Academy Awards, États-Unis.

1941 - Prix pomme acide - Acteur le moins coopératif - Golden Apple Awards, États-Unis.

commentaires (1)

alvarez

09-12-2010 07:48:14

magnifique quel danseur j'ai fais les claquettes a paris dans une grande ècole j'ai toujours eu une grande admiration